vendredi 19 septembre 2014

Etre ou ne pas être

Je me suis enfin décidée à demander la nationalité belge.
Cela fait maintenant plus de la moitié de ma vie que je vis ici, je deviens donc chaque jour un petit peu plus belge et un petit moins italienne.

Pour obtenir ce précieux sésame qui m'ouvrira les portes de l'assistanat typique de ce pays, il faut fournir toute sorte de papiers officiels, dont la copie intégrale de l'acte de naissance, traduit et légalisé.

J'ai donc fait un petit voyage en Italie pour aller à ma commune de naissance demander le papier en question. Évidemment, il a fallu attendre quelques jours avant de pouvoir aller le chercher. C'est donc ma mère qui s'y est collée, pour ensuite me l'envoyer d'abord par mail et après par recommandé.

C'est avec beaucoup de déférence que j'ai ouvert le fichier contenant la déclaration de ma naissance dans ce lointain 10 décembre 1977. 
Je lis le document presque émue. 
Et lorsque j'arrive à la dernière ligne, je fronce mes sourcils: WTF?

J'appelle ma mère illico:
- MAMMA?
- Si, ciao, tesoro.
- TRESOR MON CUL, C'EST QUOI CE BORDEL???
- Quel bordel, ma chérie?
- Valentina BARBARA ELISABETTA??? 
- Ah ça...  Et bien, j'étais très surprise aussi à vrai dire. Je ne savais pas que tu avais plusieurs prénoms.
- COMMENT CA TU NE SAVAIS PAS?!?!?
- Moi j'étais à l'hôpital et ton père était en mission, donc c'est la sage femme qui est allée déclarer ta naissance. Elle a dû faire de l'excès de zèle pour les prénoms...

(Je respire style femme enceinte, histoire de rester calme)

- ET TU N'AS JAMAIS EU CE FOUTU PAPIER DANS LES MAINS POUR LE LIRE NE FUT-CE QU'UNE FOIS?!?!?!
- Oh tu sais, j'ai dû le perdre le jour même où on me l'a donné. Et puis je devais m'occuper d'un enfant, j'avais pas le temps de faire du classement...

(Mes bras tombent par terre)

- Donc c'est comme ça, je dois juste m'y faire.
- C'est ça, ma cherie.

(soupir)

- Bon, ben, ok, salut alors.
- Bisous mon coeur.


Il ne me reste plus qu'à prévenir ma soeur: par scrupule, elle devrait aller aussi chercher son acte de naissance, histoire de vérifier qu'elle s'appelle bien comme elle croit. 

WE culturel

Avec Monsieur Pim's, nous sommes partis deux jours à Paris.

On joignait l'agréable à l'agréable: aller voir ses amis et aussi une expo à laquelle je tenais particulièrement.

Lorsque j'en ai parlé avec mon dentiste, il m'a demandé:
- Oh! Surement pour la Biennale?

Un autre client m'a dit:
- Fantastique! Il y a une rétrospective de Truc Machin Bidule à ne pas rater!

D'autres m'ont parlé de la beauté et la richesse culturelle de la ville et de tout ce que j'aurais pu/dû visiter, en plus des grands classiques.

...

Bon, nous, c'est ça qu'on est allé voir:

 


 









Et voici comment on en est sortis:






















May the force be with you.

vendredi 12 septembre 2014

Marâtre indigne

Pour rappel, Mr Pim's a deux enfants.

Ils ne vivent avec nous que peu de temps sur l'année, mais cet été on a eu le plaisir de cohabiter tous ensemble pendant 2 semaines.

Afin que l'ordre règne dans ma demeure, j'ai instauré un certain nombre de règles dont le non-respect mène directement au coin, sans passer par la case de départ.

Mr Pim's m'a fait remarquer que je suis très stricte, mais ma longue expérience avec les chats m'a appris que céder une fois = recommencer tout l'apprentissage de zéro.

Un soir, après avoir demandé à mini-Pimsette d'aller se laver les mains, elle a porté sa main près de son front et m'a répondu: "OUI, CHEF!" avant de s'exécuter.

...


Rhôôôô, je vais lui acheter des bottines pour lui apprendre à claquer des talons!!!! 

Aurevoir Amiral

Je pensais avoir déjà passé les pires vacances de ma vie il y a quelques années avec ma famille. Sans aucune fierté, je vous annonce que j'ai réussi à faire pire.

En effet, malade depuis quelques mois, mon père a eu la bonne idée de mourir la veille de mon arrivée en Italie.  Mon séjour là-bas a donc commencé par son enterrement.

Comble de la malchance, c'est aussi le seul jour où il a fait beau, les autres 9 jours n'ont été qu'orages et tempêtes. 
A Rome. 
Du jamais vu.


Ce qui me console vaguement, c'est qu'il est parti le jour de la fête nationale belge donc, chaque année ce jour-là, je penserai à lui en profitant d'un beau feu d'artifice, comme s'il lui était dédié.

Ciao papà!

Vie à deux (1)

Monsieur Pim's et moi avons décidé de vivre ensemble.
Ce qui implique pour lui une vie quotidienne avec mes Puzzini adorés.

Il n'est certainement pas facile de s'habituer à vivre avec des animaux quand ça fait longtemps que ce n'est plus arrivé et, surtout, qu'on a eu que des chiens.

Du coup, j'apprécie à fond tous les efforts que Mr Pim's fait avec mes bêtes, surtout avec la Mamao qui n'a pas vraiment un caractère facile.

L'autre jour, en essayant de l'attirer pour qu'elle aille manger ses croquettes, j'entendais Mr Pim's essayer tous les tons de voix possibles et imaginables.

Dans une ultime tentative désespérée, je l'entends dire: "Prrrrrr?"

Mamao n'a pas bougé d'un poil, mais moi je me suis presque liquéfiée d'attendrissement dans le canapé. 


Mon mec, il est parfait!