mercredi 28 août 2013

Dico belge-français (1)

Ce n'est pas parce qu'on parle la même langue qu'on arrive à se comprendre.

L'autre jour, en terrasse, Mr Pim's commande un demi Monaco.
- Un quoi?
- De la bière avec de la grenadine.
- Haaa, un Tango!

La serveuse revient un demi Tango.
Mr Pims écarquille les yeux:
- C'est quoi ça???
- Un demi Tango, voyons.
- Mais je voulais un petit verre!
- ...

Alors chéri, en Belgique, quand tu demandes un demi, tu demandes en réalité un demi-LITRE et pas la moitié d'un verre!

Dico belge-français (2)

Hier soir, après une soirée chez Phil, je rentre chez Mr Pim's vers 22h30.

En passant la porte, Mr Pim's m'attrape et m'embrasse langoureusement. 
J'éclate de rire.

Il fait un pas en arrière, allume la lumière, me regarde dans les yeux et me lance:
- Mais ?!?!? Toi, tu es complètement carton!!!
- Je suis quoi??? - je demande en partant dans un fou rire qui durera quelques longues minutes.

Alors, chéri, le concept était bon: j'étais bien pompetTina.
Mieux: le synonyme de l'expression est bien "boîte".

Par contre, chez nous, on dit "être caisse" et pas "être carton"! 

Yin Yang

Expedition à l'IKEA avec Monsieur Pim's.
Mission: trouver des poignées pour le meuble à l'intérieur de son armoire.

En général, les garçons adorent aller à l'IKEA avec moi, car je suis très organisée et très efficace: je ne flâne pas, je vais droit au but et, la plupart du temps, je sais même à l'avance dans quelle allée je trouverais le meuble que je cherche.

Donc, trois misérables poignées: 20 minutes grands maximum (5 si j'avais pu préparer ma visite au préalable sur le net).

Ce que j'avais oublié c'est que, si moi je ne suis pas une fille comme les autres, Monsieur Pim's n'est pas non plus un garçon comme les autres: après avoir passé trop de temps à choisir des bougies parfumés, il a perdu encore plus de temps à flâner pour chercher un porte-bougies à son goût.

Un porte-bougie quoi!!!!!

...


En fait, mon mec, c'est mon coté féminin!

lundi 12 août 2013

Cadeaux?

Vendredi, j'ai revue l'une de mes anciennes clientes, retournée habiter en France après avoir terminé ses études de kiné chez nous.

Comme à chaque fois qu'elle vient me voir, elle m'apporte des douceurs typiques de sa région. La dernière fois, j'avais eu droit à un seul paquet.

Cette fois-ci, c'était le trio gagnant:
- les Coucougnettes du Vert Galant;
- les Prunes de Monsieur;
- les Tetons de la Reine Margot.

...

Il faut le voir pour le croire:





L'art culinaire et le bon goût français dans toute leur splendeur!!!

Vie normale

Mardi passé, la chocolatière était de retour dans sa chocolaterie.

J'ai eu beaucoup de visites (en plus des clients) tout au long de la semaine. Ça fait plaisir d'un peu manquer aux autres: ça rend la fin des vacances presque agréable.

Le jeudi, la voisine d'en-haut-à-coté du magasin vient me présenter sa fille Juliette, née la veille de mon départ.

A ce moment-là, j'étais en train de papoter avec Monsieur Cops devant la boutique.

- Ma foi, Valentina! Tu travailles jamais!
- Pardooooooon???
- A chaque fois que je passe, si tu n'es pas en vacances, tu es sur le pas de la porte en train de parler avec des beaux garçons!!
- ...


Héhé!
Ma vie de tous les jours m'avait quand même vachement manqué!

Brétagne: conclusion

Au bout de 5 jours, il a fallu repartir.

Fini l'océan, le soleil, les parisiens cools, les galettes, la fleur de sel et la moyenne de 10h de sommeil par nuit (Phil en est devenu un adepte malgré lui).

Nous n'aurons pas eu le temps de visiter Nantes, ni les marais salants, ni le parc de la Brière, ni l'insectarium (ouf!).


Il va donc falloir y retourner l'année prochaine!

Brétagne: le pont de Saint Nazaire

Lors de l'une de nos virée, nous avons emprunté le pont de Saint Nazaire.

Il relie les deux rives de l'estuaire de la Loire, fait 720m de haut et plus 3000m de long.

C'était vraiment impressionnant!

En arrivant au point le plus haut de cette construction, en regardant l'horizon, on croit vraiment qu'on va décoller et continuer la route en volant! 







Starway to heaven!

Brétagne: les pires touristes du monde

Comme on était dans le coin, nous sommes partis visiter la petite citadelle médiévale de Guérande (comme Brétagne, quoi).

Ce qui est sympa, c'est que d'où qu'on vienne et où qu'on aille, toutes les routes mènent à Guérande! 

On y a passé un très bon moment.
A tel point qu'on s'est aventuré à visiter les remparts et même l'église/cathedrale/basilique/truc religieux sur la Grande Place.

Ce que j'en retiens?


On a super bien mangé!!!!

Brétagne : le Sentier des Daims (3)

Les rapaces sont majestueux.
Un peu péteux aussi, mais quand on est aussi beaux, on peut se le permettre.

Un détail a attiré mon attention en les observant: dans chaque cage, on retrouvait des petits bouts de tissus jaunes, par terre ou alors dans les griffes des oiseux.

- Phil?
- Mouis?
- Tu sais c'est quoi ces trucs jaunes qu'on voit dans toutes les cages?
- Oh, Milouille ... je n'ai pas très envie de te le dire.
- Non, sérieux, c'est quoi?
Il me lance un regard désolé:
- C'est des poussins...
- Des poussins??? Pour quoi faire?
- ...
- Oh! - les coins de ma bouche tombent par terre - Des pauvres petits poussins...


SNIFF!!!

Brétagne : le Sentier des Daims (2)

A la base, on avait été appâté par la présence de deux meutes de loups (gris commun et arctique). On comptait donc rester 2h max avant de filer vers Nantes.

Finalement, nous sommes restés la journée entière dans ce fantastique parc animalier, en arpentant l’intégralité des deux parcours.

On a pu observer toutes sortes d'animaux: des rapaces aux hirondelles, des loups aux daims, des renards aux poulets. J'en passe et des meilleurs.

Parfois, il fallu bien chercher: l'élan (la petite bête, quoi!) était super bien caché!!!

Et alors les loups...
Merveilleuses bêtes qu'on a pu regarder sans être vus.


La citadine pure souche que je suis en a eu plein les mirettes!!

Brétagne : le Sentier des Daims (1)

Encore une fois, une activité choisie à pouf. 
Il fat croire que le hasard fait bien les choses.

A l'entrée, il y avait pas mal de monde: parents avec enfants; grands parents avec enfants; parrains avec filleuls; Phil avec ... moi.

Dans la file, je trépignais d'impatience, tout en sautillant et en riant de bonheur d'avance.

Lorsque notre tour arrive, j'entends Phil demander:
- Bonjouuuuur! Je voudrais deux entrées: un adulte et ... un petit adulte!
La dame lui jette un regard interrogatif, me voit, éclate de rire face à mon emballement enfantin et nous donne nos places.

...


Je n'ai même pas eu de réduction!!!

Brétagne : culinaria

Qui dit vacances, dit orgie de bouffe.

En Brétagne, la spécialité, c'est les galettes. Et c'est clair que c'est super bon! Surtout très léger...

Phil a fait fort dès le premier jour en prenant une galette complète (base de jambon, fromage, oeuf) agrémenté de champignons, oignons et tomates.

La (très jolie) serveuse n'en revenait pas:
- Et bien! On dirait qu'on va servir la plus grosse galette de la saison!

Comme elle se trompait...

Deux jours après, Phil redemandait la même chose.
Avec un supplément saucisse...

Tout en finesse!

Brétagne : à l'aventure!

De nouveau sur la route, avec Phil cette fois-ci, direction La Baule, en Brétagne (ne tiquez pas: en tinais, on dit bien Brétagne!).

J'étais un peu stressée en partant, car j'avais choisi l'endroit un peu à pouf. J'avais juste envie de voir l'océan, pour être honnête.

Lorsque des connaissances françaises m'ont dit que c'était une destination balnéaire des parisiens huppés, j'ai encore plus flippé.

Après 8h en voiture, nous voilà à La Baule.
On a juste pris le temps de déposer les bagages à l'hôtel et nous sommes directement sortis faire un repérage des lieux.

Dix minutes plus tard, on était là:



La vie est belle.

Bruges : Sealife

Le dimanche matin, après un petit-déjeuner copieux, nous avons repris nos cliques et nos claques et sommes partis visiter le Sealife de Blankenberg.

Ce qui est chouette avec monsieur Pim's, c'est qu'il a une culture générale très étoffée pile dans les domaines qui me sont totalement inconnus. J'ai donc eu droit à tout plein d'explications données par mon guide personnel ultra-séduisant!

J'ai pu admirer des poissons de toutes formes et couleurs (même Dory!), tortues géantes, pingouins (ouais, je sais, c'est des manchots), otaries et phoques, crustacés, hippocampes, méduses et d'autres animaux aquatiques que je ne serais plus capable de cataloguer.

J'ai totalement craqué sur les raies: toujours souriantes (!), elles volent dans l'eau comme les oiseaux sillonnent le ciel.

L'une d'entre elle nous a offert un spectacle de danse incroyable: pratiquement debout sur sa queue, elle se dandinait tout près du bord du bassin pour avoir des caresses. 
Des caresses!!!




Moooohhhh! Je veux adopter une raie!


Je suis sûre que Puzzini adoreraient aussi...

Bruges : les pires touristes du monde

On a coutume de dire que Bruges est la Venise du nord.

Même si la comparaison est légèrement hasardeuse, on flâne volontiers dans les ruelles et le long des canaux de cette petite ville.

De plus, il y moult à visiter: le Béguinage, la Grande Place avec son beffroi, l’Église de Notre Dame, le Groeningemuseum, la Cathédrale du Saint Sauveur, la Basilique du Saint Sang, etc.
Sans oublier l'incontournable tour en bateau mouche!

Comme d'habitude, je n'ai rien vu/fait de tout ça.
D'ailleurs, je n'ai pris qu'une seule photo:



C'est ça l'impression que Bruges m'a laissé!

vendredi 9 août 2013

Bruges : savoir vivre

Pendant ma courte escale en Belgique de retour d'Italie, je suis partie avec Monsieur Pim's passer un week-end à Bruges.

Pour marquer un petit peu le coup, on (c'est-à-dire lui) a réservé, dans un hôtel assez chic, une chambre super confort à plus de 200 balles la nuit.

Sans rentrer dans les détails, l'endroit méritait chaque centime dépensé. D'ailleurs, la salle de bain à elle toute seule valait le prix de toute la chambre.

Le soir, nous sommes sortis dîner.

Parce qu'on sait ce que le mot romantisme veut dire, parce qu'on est des fins gourmets et surtout parce qu'on représente parfaitement le BCBG, on a mangé...

 au Quick!


Ma maman serait fière de moi!

Rome : Palette de couleur

Dans un élan de compassion, ma soeur m'a amenée une journée à la mer.

Pourtant fière du joli teint developpé en Toscane, les autochtones ont vite fait de démolir mon enthousiasme.

Lorsque la responsable de la station balnéaire où ma soeur a ses habitudes s'arrête papoter, elle ne peut pas s'empêcher de me demander:
- Premier jour de soleil?
- No. J'ai passé une semaine en Toscane.
- Oh! Il n'a pas fait beau?
- Si! Et je suis allée à la mer tous les jours.
- ... 

Ma soeur prend vite congé et me traîne sur la plage.
En me tartinant de crème solaire dans le dos, elle me dit tout bas dans l'oreille:
- C'est vrai que tu es quand même d'une blancheur... ehm... embarrassante.
- ...


Et toi, t'es couleur caca!
NA!

Rome: la femme qui savait parler aux hommes

Ma sœur a un amoureux. 

Au bout de deux ans et demi, elle a enfin consenti à me le présenter. 
En vérité, je crois qu'elle a enfin décidé qu'il était prêt psychologiquement à me rencontrer.

Elle nous a donc invité au restaurant.

En sortant de chez mes parents, en voyant le fameux Ricky, je lui saute carrément au cou: 
- Héééééé saluuuuuuuut! Enfin on se rencontre! - je fais un pas en arrière et je le mate de la tête aux pieds sans aucune gêne - Mais t'es vachement mieux en vrai qu'en photo!!!

Pendant que j'exécute une petite danse de la joie, j'entends distinctement dans mon dos le bruit des bras de ma soeur qui tombent par terre. 
- Bon, ben, voilà: je te présente ma soeur... 
Maintenant tu comprends pourquoi j'ai tellement attendu?

Dans la voiture, Ricky est toujours un peu sonné par mon entrée triomphante dans sa vie. Je découvre que le soir même on fête aussi son anniversaire, c'était le 21.
Je lui me une main sur l'épaule et je lui fais mon plus beau sourire:
- Vingt-et-un, c'est l'âge?
Il devient tout rouge, mais il me décoche à son tour un superbe sourire.
La glace est brisée et la soirée un succès!


Qui est la sœur la plus cool de l'univers?

jeudi 8 août 2013

Rome : ponctualité

Passer mes vacances en Toscane sans prendre le temps de passer voir mes parents à Rome aurait été une honte. 

Disons surtout que c'était l'idée de base, mais je n'ai pas réussi à mentir à ma mère au téléphone quant à ma réelle destination.

J'ai donc pris una Freccia (équivalent italien de l'Eurostar) à Florence à destination de Rome.
1h30 et 300km plus tard, j'étais à destination.

Le lendemain, pour revenir du déjeuner au centre ville avec Tommaso, j'ai pris 2 metros et un bus.
2h30 et 20km plus tard, j'étais à destination.


VDM

Toscane : emploi du temps

Ceux qui partent pour la première fois en vacances avec moi sont toujours fort surpris par ma capacité (moi j'appelle ça un talent) à m'endormir n'importe où et n'importe quand.

Letizia en a eu le souffle coupé lorsque je me suis endormie en plein milieu d'une de nos discussions ( à ma décharge, on était couchées sur le lit et c'était vraiment l'heure de la sieste ):
- Vale?!?!? Mais tu es en train de dormir!
Je sursaute:
- Quoi? Qui?! Moi?!? Héhé, un peu, j'avoue. J'aurais du te prévenir: avec moi, il suffit d'un instant de distraction et pouf, je fais dodo. Et encore, tu devrais le savoir! Tu as oublié la fois où je me suis endormie pendant qu'on discutait au téléphone?
- Un instant de distraction, là aussi?
- Il faut croire...

Pendant tout le reste de nos vacances, elle a passé son temps à crier: "Attention distratTina! Tu vas t'endormir" à chaque fois que je me perdais un peu trop longtemps dans mes pensées.


Ça a cassé ma moyenne enviable de 15h de sommeil par jour...

Toscane : (For Whovians only:) qui est-ce?

A la mer, avec toute la tribu.

En plus de la famille de Letizia, il y avait aussi un couple d'ami de ses parents, eux aussi avec enfants et petits enfants.

Le premier jour, en tant que personne bien élevée, je vais me présenter à tous ces inconnus.

Je tends la main au monsieur:
- Bonjouuur! Moi, c'est Valentina! Ravie de vous rencontrer!
Il me serre la main aussi, tout en répondant:
- Nous savons qui tu es.

...

Je suis Harriet Jones???




PS: il se trouve que le monsieur aussi est un amiral à la retraite et donc un ex collègue de mon père.

Toscane : même moule

Letizia et moi partageons, en plus de notre coolitude innée, le même background familial: son père aussi était un officier de la Marine Militaire Italienne.

Un soir à table, on rigolait à propos des Amerlocks et de leur façon de se vanter d'être le pays de la liberté:
"- De toute façon, avec Prism, tous nos faits et gestes tellement passionnants sont surveillés!"
Le papa de Letizia devient tout sérieux:
"- Vous savez, les russes aussi ont ce genre de système de surveillance. Vous voulez savoir comment ça s'appelle?"

On pend tous à ses lèvres, il est peut-être en train de nous révéler un secret défense!!!

"- Cela s'appelle...

 (suspense insoutenable)

   Parallélépipèd!"

C'est fou.
Mon père aurait pu faire exactement la blague.


Comme quoi c'est vrai que l'armée, ça te formate quand même l'esprit.

Toscane : Arsène Lupin

Pendant que le drame des clés se consommait, je suis partie chercher une glace.

En revenant vers la voiture, je constate que pratiquement tous les habitants du village se sont approché pour voir ce qui se passait.

Je m'approche d'un monsieur et je lui demande:
- Vous n'avez pas un voleur dans le village?
- Ben non, plus maintenant! A force de nous faire voler, on en a eu marre et on l'a fait mettre en prison. 
- Dommage! Là tout de suite, il aurait été super utile. 
- Ben ouais, mais on pouvait pas deviner...


Il faut pourtant bien de tout pour faire un monde!
Surtout dans un village de 250 âmes...

Toscane : le maître des clés

Le lendemain de notre arrivée, on quittait déjà la Fortezza pour rejoindre notre destination finale: une petite maison près de la mer à 150km de là.

Avec Francesco, le frère de Letizia, on fait plusieurs fois l'allée-retour pour amener tous les bagages de tout le monde en bas et commencer à charger les voitures en vue du départ.

Comme c'est lui qui avait les clés des deux voitures, je lui demande de m'ouvrir celle de Letizia. Sa réponse:
- Je ne les ai pas, j'ai dû les rendre à ma soeur.

Je me refarcis tout le chemin jusqu'en haut:
- Leti, tu peux me donner les clés de ta voiture?
- Je ne les ai pas, c'est Francesco qui les a.

Ah.

J'aime cet instant magique de calme avant la tempête, lorsqu'on sait que tout va partir en vrille et que personne ne s'y attend.

Je redescends le château en roulé-boulé pour aller plus vite, atterri sur la place du village à coté de Francesco, je lui explique le problème et qu'il faut qu'on trouve vite les clés.

On cherche, on cherche, mais rien.
Dépités, on s'arrête pour faire le point et décider de la suite des évenements.

Et là, on les voit.
Les clés de la voiture.
Elles sont juste là, sous notre nez.
...

Enfermées dans la voiture.

CompaTina prend possession de mon corps:
- Fra... t'es dans la merde...

Deux heures plus tard, grâce au talent de Roberto (garagiste-carrossier-magicien-conseiller communal de son état) et accompagnés par les moqueries de tous les habitants du village, la voiture était enfin ouverte et les clés dans la main de son (à nouveau) heureuse propriétaire.


Francesco n'a plus osé toucher à un trousseau de clé de toute la durée des vacances...

Toscane : Denis la malice

Chez les parents de Letizia, il y avait aussi le fils de son frère: Matteo, 8 ans, pas toutes ses dents et un bronzage incroyable pour lequel je l'ai détesté dès la première seconde.

Pendant qu'on mangeait à table, le jeune homme regardait une série à la télé, nous tournant le dos comme si on existait pas.

Je jette un oeil à ce qu'il regarde:
- Matteo?
- Si?
- Tu es sûr que tu peux regarder cette série? Je ne crois pas qu'elle soit adaptée à ton âge. Je ne suis même pas sûre qu'elle soit adapté au mien!!
- Pourquoi tu dis ça?
- Maaahhh... il y a des bras, des jambes et des corps démembrés qui tombent du ciel.
- Mais moi j'ai pas peur!
- Si tu le dis...

Devinez un peu qui a réveillé toute la maisonnée vers minuit avec des hurlements dignes d'un massacre à la tronçonneuse?


Mais surtout, devinez qui a continué de dormir du sommeil du juste, s'en fichant totalement des cris apeurés d'un jeune enfant?

mercredi 7 août 2013

Toscane: direction politique

Letizia a un GPS d'une marque très connue que, par souci d'anonymat, on appellera ici JerryJerry.

Pendant tout le trajet, JerryJerry nous a guidé sans jamais se tromper. Ce pour quoi nous le remercions. 

Cependant, il a failli se faire défenestrer lorsqu'on a compris qu'il essayait de nous convertir à sa cause. En effet, pas une seule fois sur les 1200km qu'on a parcouru, il a prononcé le mot "droite". 

Toujours prêt à nous faire tourner à/tenir la gauche, il se contentait de nous inviter à "sortir" lorsqu'il fallait tourner à l'autre gauche.

Nous n'avons trouvé qu'une seule explication à ce comportement biaisé: JerryJerry est communiste.


Et je n'ai plus du tout envie de suivre le chemin qu'il m'indique...

Vacances : départ!

Pour la première fois depuis bien longtemps, j'ai pris des longues vacances: trois semaines!!! D'affilée!!!

Je me suis donc incrustée dans la famille de Letizia pour passer une semaine en Toscane. Mais avant d'y être, il nous a fallu parcourir les 1200km nous séparant de leur "maison".

C'était mon premier long voyage en tant que co-conductrice et j'ai découvert plein de choses passionnantes:
- en France et en Italie, il y a des péages, mais on voit bien dans quoi ils investissent l'argent qu'il nous volent: les routes sont lisses comme une piste de bowling. Rien à voir avec nos gruyères belges!
- les Suisses parlent très lentement et conduisent plus ou moins à la même vitesse. C'est vrai que le paysage est très beau, mais du 80km/h sur l'autoroute, c'est du gâchis! 
- le Saint-Gothard, c'est un peu comme le Saint Graal: au plus on croit l'atteindre (physiquement), au plus il s'éloigne (temporellement). Et puis, finalement, tout ce foin pour un tunnel???
- les péages, c'est très rigolo... surtout pour les autres! En particulier pour Letizia, qui aura bien ri de mes exploits. Je crois qu'une seule fois sur tout le trajet, j'ai réussi à me placer suffisamment près de la borne pour prendre ce foutu ticket/insérer cette foutue carte sans me ridiculiser.  
- les Italiens au volant ne sont pas aussi fous que je le croyais/espérais. Sur le périphérique de Milan, tout le monde roule tranquilou sans emmerder les autres. Je suis super déception: je n'ai pas eu de raisons de râler sur tout le tronçon (et Dieu sait combien j'aime râler quand je conduis).

Au bout de 16h de périple homérique, on a enfin rejoint notre destination: la fameuse Fortezza di Montecarlo. J'en ai entendu parler maintes et maintes fois en 15 ans que je connais Letizia. Mais je n'avais pas compris.

En fait, leur maison familiale, c'est ça:



Princesse Tina enfin à sa place!

Love actually ?

Le soir avant mon départ en vacances, chez moi, avec Chaton.

Mr Pim's (de retour dans ma vie après un voyage au pays des sombres idiots) me téléphone pour me souhaiter une bonne route le lendemain.

Après avoir raccroché, je regarde Chaton, totalement dépitée:
- Je n'ai quand même pas dit Chouchou?

La voix glaciale et méprisante de Chaton est sans appel:
- Tu as carrément terminé la conversation en faisant: "Mouha mouha mouha mouha mouha" (ndr: bruit de bisous).
- ...


J'ai honte!

Dessinons la mode!

Le mois de juillet a été un mois très musical.

En effet, seulement deux jours après Werchter, on allait avec Phil et Miss Ski au concert de Atoms for Peace (pour ceux qui ne connaissent pas, c'est par ici. Et, accessoirement, honte sur vous!).

Miss Ski a l'habitude d'acheter un t-shirt à chaque concert où elle va.
On passe donc bien un quart d'heure à tous les retourner sous toutes les coutures pour décider lequel est le plus chouette.

C'est avec fierté qu'elle montre à Phil sa trouvaille:
- Finalement j'ai pris le rouge, c'est le plus beau.
Et moi de renchérir:
- Ouais! Tous les autres étaient noir ou gris... Un peu de couleur et de joie de vivre, que diable!

Phil nous dévisage avant d'éclater de rire:
- Vous vous foutez de ma gueule??

On se regarde et on réalise: on était toutes les deux habillées... en noir et gris.

...



Faites ce qu'on dit, pas ce qu'on fait!

Werchter : retour et fin

On a failli mourir en rentrant de Werchter.

Après avoir courageusement affronté les 2h de file pour sortir du parking et les travaux sur l'autoroute pour rentrer à Bruxelles (ce qui nous fait un temps record de 3h pour faire 40 malheureux kilomètres), on a juste failli mourir.

Pratiquement arrivés à la maison, un gros connard dans une grosse bagnole de connard brûle à toute vitesse un feu rouge. 
Phil-le-bon-reflexe nous sauve la vie à tous (au gros connard aussi, malheureusement, mais j'espère secrètement qu'il se soit crashé tout seul plus loin sans faire d'autres victimes).

Il nous a fallu un moment pour comprendre ce qui venait de se passer.

...



Voir Depeche Mode et The Editors et mourir.
 

Werchter : concert (2)

Cette année, c'est The Editors qui a clôturé les festivités dimanche soir.

Et il nous ont offert une prestation qui encore maintenant me donne la chair de poule.

Merci à eux! 




Dieu a certainement la voix du chanteur de The Editors.

Werchter: concert (1)

Si j'ai voulu aller à Werchter cette année, c'était dans le seul et unique but de voir Depeche Mode en concert.

J'avoue que j'ai été un peu déçue.
Pas par DM en tant que tel: je trouve que, malgré leur grand âge, ils ont encore une pêche incroyable et franchement, ils assurent le show.
 
Ce qui m'a déplu c'est le choix de chansons.
Avec un dernier album de feu de Dieu et un avant-dernier album dont la chanson phare était tout juste grandiose (Wrong), nous seriner que des vieux tubes dont 'I just can't get enough', c'est comme Radiohead qui performe Creep en concert: totalement hors propos! (D'ailleurs merci à Thom York et sa troupe de nous avoir épargné ça lors de leur passage en octobre dernier.)

Phil m'a par la suite expliqué qu'il fallait s'y attendre, car un festival n'est pas UN concert et il n'y a pas que des fans du groupe sur scène; il faut donc essayer de plaire au plus grand monde.

Déçue donc. 


Surtout POUR eux: clairement le public n'était pas à la hauteur de leur talent.


  


Werchter: rally point

C'est toujours un peu compliqué de retrouver son groupe dans le joyeux bordel festivalier, après une pause pipi p.e., parce qu'il y a vraiment beaucoup, beaucoup de monde.

Il existe différentes techniques, plus ou moins efficaces, pour y arriver.

La plus jolie, dont Phil m'avait déjà parlé mais que je n'avais pas encore vue en vrai, c'est la main de canard: au dessus de la foule, au bout d'un bras tendu, on voit une main imitant le bec d'un canard (coin coin!). 
Soudain, quelques mètres plus loin, un autre petit canard apparaît. Et puis, un autre. Et une autre. Et ainsi de suite. Et tous convergent vers le premier.
Trop chou.

Nous aussi, on avait une technique: les oreilles de Minnie.
J'étais toute contente de pouvoir les remettre! 
Mais avec ma taille de minipouce, ça ne servait pas à grande chose.

Conscient de l'utilité de son mètre-nonante, Chaton s'est dévoué:






Même ceux qui ne le cherchaient pas l'ont trouvé!

Werchter: préparatifs

Dimanche passé, je suis allée au festival de Werchter.
RDV avec Phil et Chaton chez moi vers 13h.

Je préviens Chaton par SMS, en lui disant (je cite): "On prend un sandwich avant de partir."

Lorsqu'il arrive chez moi, il a amené un sandwich avec lui.

"Quand j'ai reçu ton sms, pendant un moment je me suis demandé si tu avais préparé des sandwichs pour tout le monde ou s'il fallait l'acheter. 
Et puis, je me suis dit: 
-Tina? Prévoir un truc??? 
Et alors je suis parti m'en acheter un."

...

C'est un peu vexant, mais qu'il me connaît bien, ce Chaton!