Fin février, je suis allée avec Monsieur Impro voir un match (d'impro évidemment) inter-universitaire à Namur.
On y allait en VIP, mon accompagnateur étant l' "étoileur", juge de qualité donnant deux points extra aux équipes, son rôle pouvant changer le résultat du match. L'homme à acheter, en somme.
En arrivant, on s'est pris un bon coup de vieux de 15 ans dans la gueule, nous retrouvant entourés de jeunes personnes recouvertes d'acnés, dont les sujets de discussions étaient plus que passionnants ("J'essaie de me mettre à la cigarette, mais vraiment, je n'y arrive pas: c'est trop nuuuuul!")
Le match commence.
Avec 30 minutes de retard.
De quoi nous mettre directement dans des bonnes dispositions.
La première impro se met en place aussi.
Au bout d'une minute, les bras de monsieur Impro tombent déjà par terre, le niveau de joute étant très ... comment dire ... estudiantin.
A la fin de la première partie, je demande:
- Quelle faute as-tu commise pour recevoir une punition pareille?
Je ne connaîtrais jamais le fin mot de l'histoire.
Pendant la pause, Monsieur Impro s'envoie une bière.
Pourtant, dans la vie de tous les jours, il ne boit pour ainsi dire jamais.
Mais il faut bien se donner du courage.
La deuxième partie passe vite: je pique du nez.
J'ai de la chance.
Monsieur Impro, lui, doit prendre des notes sur une feuille officielle pour justifier ses décisions. Et donc doit vraiment tout suivre et s'y intéresser.
On dit que partir c'est un peu mourir.
Pourtant, quand on a enfin pu s'enfuir, on s'est plutôt senti revivre.
Cher Monsieur Impro, ça faisait un bail qu'on s'était pas vu et c'est probablement l'activité la plus nulle et ennuyeuse qu'on ait fait ensemble.
Pourtant je me suis bien amusée, car j'étais avec la meilleure compagnie possible.
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