mercredi 20 mars 2013

Le travail, c'est la santé

Aujourd'hui, ma petite étudiante de 1m80 est venue m'aider en magasin.
J'ai beaucoup de travail à l'approche de Pâques et deux mains en plus c'est du pain béni.

Elle m'a discrètement dévisagée toute la matinée, me poussant plusieurs fois à renifler mes assailles, regarder dans la glace si j'avais un truc sur le visage ou entre les dents et vérifier si ma braguette était bien fermée.

Lorsque j'ai commencé à engueuler un œuf de Pâques récalcitrant, elle m'a dit, d'une toute toute petite voix:
- Tu restes travailler cet après-midi?
- Ben ouais (pfffff, ces Padawans et leur questions idiotes)
- Tu ne prendrais pas une pause?
- ???
Elle regarde ses pieds:
- Tu es en train d'engueuler un œuf de Pâques là... 
- (Oui. Et?)
- ... ce serait pas un premier signe de burn-out?
- (Moi, je pense surtout que c'est le premier signe que tu vas te faire virer une deuxième fois!)

Choquée par mes pensées et ma réaction, je suis partie en pause pendant une heure.
Et je suis revenue de bien meilleure humeur!


Merci jeune Padawan!
Cette fois encore, tu gardes ton job!

Belgique - France: 1 - 1

Hier soir, Miss K m'a rendu visite à la boutique.
Elle aussi fréquente un français depuis peu.

En échangeant nos expériences sur le gap culturel qui nous sépare nous, les moules-frites(+macaroni dans mon cas) d'eux, les fromages-qui-puent, on est arrivées à la même conclusion: nous ne rions pas des mêmes choses.

- Aaaaahhhh! C'est pour ça que mes blagues tombent toujours à plat, alors qu'elles me font tellement rire!
- Eh oui... Le 2ème degré n'est pas leur fort... (soupir résigné).
- Par contre, ils sont très doués dans un autre domaine...

Le vin? La cuisine? L'art? La littérature?

On se regarde dans les yeux et on devient rouge pivoine toutes les deux.


C'est pas pour rien que le french kiss vient de chez eux.

J'aime pas les garçons

L'autre soir, chez Monsieur Pim's.

Il y avait aussi son meilleur pote venu en visite.
Et une HORDE d'enfants: miniPim's, miniPim'sette et miniMeilleurPote.
(Et oui, je vous jure, 3 enfants c'est une horde barbare semant terreur et désolation derrière elle)

Évidemment, les jeux délicats des 2 garçons finissent par blesser miniPim'sette, qui déboule dans la cuisine en pleurant toutes les larmes de son corps. 

Pendant que son papa la console, compaTina trouve les mots justes:
- Ho, ça va... C'est pas la dernière fois que tu pleures à cause des mecs: va falloir t'y faire.

...

Ben, quoi... A 2 ans et demi, on devrait déjà savoir ce genre de choses.

Noooon?!?!?

For whovians only

Un soir de la semaine passée, aplaTina dans mon canapé.

Pendant que je zieute la télé, il me semble entendre le whoooosing typique du TARDIS. 

Je regarde mon téléphone (dont c'est la sonnerie): pas d'appel ni de message entrant. 
RIEN.
Je regarde mon porteclé (en forme de TARDIS et qui en reproduit le son), au cas où les chats l'auraient activé par mégarde. 
RIEN.
Je regarde dehors, passant de fenêtre, dans le fol espoir de voir une cabine bleu de la police anglaise apparaître dans la place en bas de chez moi. 
RIEN.

Bon, j'ai dû rêver.

Plus tard dans la semaine, Monsieur Impro me raconte qu'il a reçu un mail "vide" d'un expéditeur "inconnu" datant de 1970. Sally Sparrow aussi avait reçu un message de ce genre.

Un doute affreux nous étreint: aurait-on raté la venue du Docteur?

Ou pire: les wheeping angels viennent-ils envahir Bruxelles?


Et alors, on fait quoi dans le doute?
Run? Don't blink?



Être? Ne pas être?

jeudi 14 mars 2013

C'est celui qui le dit qui l'est

Advertising: déconseillé aux moins de 18 ans et à la famille de Phil, surtout à sa maman (les mamans ne devraient pas savoir ce genre de choses).

Hier soir, je suis allée boire un verre avec Phil, pour lui tenir compagnie en attendant que son rencard arrive (et aussi un peu parce que Phil est quand même de bonne compagnie).

Après l'arrivée de Miss Ski, on discute un peu tous les trois et on en arrive à parler de comment on s'est rencontré et à parler du baptême estudiantin à l'unif.
(Je ne m'incrustais pas, hein, je terminais juste mon verre)

Innocemment, elle demande à Phil:
- Et c'était quoi ton surnom de baptême?
- Petite bite.

Miss ski laisse échapper, incrédule:
- Ah bon????

Phil et moi on éclate de rire.
 

Ça me fera toujours rire comment toutes les femmes qui connaissent Phil "suffisamment" s'étonnent de ce surnom.

mercredi 6 mars 2013

Festival de Rochefort

L'autre jour, chez Monsieur Pim's.

Je ne sais pas si j'ai suffisamment insisté dans ce blog sur le fait qu'il est français et, donc, issu d'une autre culture.

Moi aussi, vous me direz, mais je vis depuis tellement longtemps dans ce plat pays que j'ai appris l'art subtilement belge de l'humour.
(D'ailleurs, j'en profite pour remercier mes maîtres de rigolade: Phil, Simon, Beau, Fred et Caps, sans qui je serais restée une triste et morne ritale)

En plein milieu de la discussion, Monsieur Pim's fait une farce.
Et elle me fait éclater de rire.

- Félicitations! Tu as enfin fait une blague drôle!!!
- ...


Visiblement, la mienne ne l'était pas.

lundi 4 mars 2013

Perfect day

Mardi passé, les plus sensibles d'entre vous ont peut-être ressenti une perturbation dans la force. 
Vous ne vous y êtes pas trompés: j'étais de super mauvaise humeur.

Pas de raison précise, juste un de ces jours où on se sent moche, où le travail est trop nul, où personne ne m'aime, où le temps est merdique, etc ... 
En somme: proute à la vie!

Je profitais presque avec plaisir de cette mauvaise humeur et je m'imaginais, avec moult satisfaction, bougonner toute la journée.
C'était sans compter le complot, mis en place par l'univers tout entier, pour rétablir ma bonne humeur.

Dans la même journée, il m'est donc arrivé une ribambelle de chouettes évènements, qui sont venus mettre à mal ma journée de merde.

C'est ainsi que:
- le chauffeur de l'un de mes clients m'a offert une bouteille de Porto fait maison, dont la recette est transmise de père en fils dans la famille depuis des générations;
- Madame Arc-en-ciel m'a apporté, avec son flot de bonne humeur naturelle, de la délicieuse soupe carotte-noix de coco (my favourite!) faite avec ses mimines;
- le 10ème Docteur est passé me raconter ses futures aventures à New York, échangeant sa positivité contre ma négativité;
- les 47 clients que j'ai eu ont dépensé tout plein de pétrodollars, pour la plus grande joie de Tignon;
- DHL m'a apporté avec un jour d'avance ma commande Zalando (n'allez jamais sur ce site, c'est une drogue qui fait flamber votre carte de crédit);
- Depeche Mode et les Editors auront l'honneur de me compter dans leur public cet été à Werchter;
- Monsieur Pim's est passé me chercher à la fermeture de la boutique et m'a emmené au resto, m'offrant la plus belle soirée qu'on ait passé ensemble depuis qu'on se fréquente.

Le soir venu, en faisant le débrief de ma journée, j'ai dû me rendre à l'évidence: je ne peux même pas passer une journée à râler tranquillou, bordel! 

vendredi 1 mars 2013

Razzie award

Fin février, je suis allée avec Monsieur Impro voir un match (d'impro évidemment) inter-universitaire à Namur.

On y allait en VIP, mon accompagnateur étant l' "étoileur", juge de qualité donnant deux points extra aux équipes, son rôle pouvant changer le résultat du match. L'homme à acheter, en somme.

En arrivant, on s'est pris un bon coup de vieux de 15 ans dans la gueule, nous retrouvant entourés de jeunes personnes recouvertes d'acnés, dont les sujets de discussions étaient plus que passionnants ("J'essaie de me mettre à la cigarette, mais vraiment, je n'y arrive pas: c'est trop nuuuuul!")

Le match commence.
Avec 30 minutes de retard.
De quoi nous mettre directement dans des bonnes dispositions.

La première impro se met en place aussi.
Au bout d'une minute, les bras de monsieur Impro tombent déjà par terre, le niveau de joute étant très ... comment dire ... estudiantin.

A la fin de la première partie, je demande:
- Quelle faute as-tu commise pour recevoir une punition pareille?
Je ne connaîtrais jamais le fin mot de l'histoire.

Pendant la pause, Monsieur Impro s'envoie une bière.
Pourtant, dans la vie de tous les jours, il ne boit pour ainsi dire jamais.
Mais il faut bien se donner du courage.

La deuxième partie passe vite: je pique du nez.
J'ai de la chance.
Monsieur Impro, lui, doit prendre des notes sur une feuille officielle pour justifier ses décisions. Et donc doit vraiment tout suivre et s'y intéresser.

On dit que partir c'est un peu mourir.
Pourtant, quand on a enfin pu s'enfuir, on s'est plutôt senti revivre.


Cher Monsieur Impro, ça faisait un bail qu'on s'était pas vu et c'est probablement l'activité la plus nulle et ennuyeuse qu'on ait fait ensemble.
Pourtant je me suis bien amusée, car j'étais avec la meilleure compagnie possible.