jeudi 23 décembre 2010

CHiPs

Ces derniers temps les policiers sillonnent les rues du quartier en long et en large et toute la journée.

Pendant une de leurs visites à la boutique, je leur exprime tout mon contentement de les voir si souvent.

L'un deux me répond:
- Et encore! Vous ne voyez pas tous ceux qui sont en civil.
J'enchaîne sans réfléchir:
- Je suis sûre que ce sont ceux avec les plus sales gueules, histoire d'inspirer confiance aux malfrats.

Un ange passe.

- Et bien, je vous remercie, je suis très souvent en civil, moi...
- ...

Oh non! Mais qu'est-ce que je viens de dire aux gens qui assurent ma sécurité???? Comment vais-je rattraper cela?

Je sors mon joker:
- Et si on mangeait une praline? 

Ça marche à tous les coups!

Sex and the city

Serge a installé un nouveau jeu sur son iPhone: une sorte de Tetris où les sempiternels blocs en forme de L ou de carré sont finement remplacés par des dessins d'hommes et de femmes pouvant s'imbriquer dans des positions sexuelles du plus bel effet.

Il me passe le jeu pour que je l'essaie.
J'arrive à enchaîner quelques positions (certaines par hasard, j'avoue).

Je lève les yeux, radieuse: cool! je fais du sexe!

L'iPhone émet un cri.
Je regarde l'écran.
Le jeu me ramène à la réalité.

GAME OVER.

Techniques de dragues

J'ai eu quelques problèmes intestinaux dernièrement.
Avant d'aller au travail, je suis donc passée à la pharmacie et j'en suis repartie avec une petite boîte de comprimés.

La journée passe.

Peu avant la fermeture, pendant que je rassemblais mes affaires, un client retardataire franchi la porte: son 'Bonsoir' me fait l'effet d'un chant de sirène: irrésistible.
Je n'écoute même pas les mots qu'il me dit, juste le son de sa voix.

Quelques minutes après être sorti, une bonne gaufre à la main, le voilà qui revient m'ensorceler. 
On discute un peu, le courant passe bien. 
Mais soudain, il prend congé.

Interloquée, je reprends le rangement.

Et là, je vois.

Je LA vois.

La petite boîte de comprimés sensés m'aider avec mes très sexy problèmes intestinaux est juste là: SUR le comptoir.

...

Et merde!

L'homme qui savait parler aux femmes

Dan a encore fait preuve de toute sa galanterie.

- Joyeux anniversaire!
- Merci!! 
- Et tu as 33 ans alors!
- Ouiiiiiiiiii! Je suis une grande fille de 33 ans!
- ...
- Oui?
- Waaaaa! Dans 7 ans, tu auras 40 ans!

Mouais...

Amour, gloire et beauté

Toujours pendant la même soirée avec Sab.

Il a fallu que je descende chercher la fameuse livraison thaï pour laquelle il nous manquait 2 misérables euros.

Avant d'y aller, je jette une œil à ma tenue: gros pull informe, pantalon de pyjama trois-quarts Snoopy, grosses chaussettes de ski vertes et bleues et sandales d'été avec une belle semelle compensée de 10 cm.

En deux mots: la classe.

Je regarde Sab:
- J'espère qu'il est pas bien, le livreur...

Je descends; rassurée (le livreur n'était pas à mon goût), je réceptionne la commande; je me retourne pour ouvrir la porte du hall de l'immeuble pour vite rentrer chez moi avant que quelqu'un d'autre me voit et là, 

(pause téatrale) 

la porte du voisin s'ouvre et 2 paires d'yeux me considèrent de la tête aux pieds (et retour), de plus en plus horrifiées.

Les dix autres invités derrière mon voisin tournent aussi la tête vers moi (pour rappel, je portais un énorme pull, un pantalon de pyjama Snoopy, des chaussettes de ski et des sandales d'été avec 10 cm de semelle compensée).

Et en plus, c'est vendredi soir...  

Si je me fies aux gloussements qui m'ont suivi pendant que je parcourais le couloir, droite et digne comme une reine, j'ai sûrement été le clou de leur soirée.

Ou devrais-je dire, le clown? 

Working girls

Soirée "Filles" avec ma copine Sab.

Madame "Je travaille pour l'État" et moi-même, Madame "Je suis la chef du monde", voulions nous faire livrer un thaï à savourer devant Koh Lanta.

Dommage qu'on avait pas prévu assez d'argent...

Et nous voilà, toutes puissantes que nous sommes, à chercher deux misérables euros entre les coussins de mon canapé et dans les fonds de nos sacs à malices.

Tout comme les étudiantes fauchées qu'on était quand on s'est connues.

...

Heureusement, certaines choses ne changent jamais.