Depuis lundi soir, un pigeon blessé à l'aile se balade dans la cour derrière la boutique.
Pour une personne normale, cela ne mérite même pas une fraction de seconde d'intérêt.
Pour moi, c'est un véritable cas de conscience.
Je sais qu'il ne faut pas aider les pigeons de ville, car ils sont nuisibles. Dans un post précédent, j'avais même plaidé avec conviction l'éradication pure et simple de cette espèce inutile et crasseuse.
Mais là...
La souffrance de cette petite bête me touche, car elle a mal, mais elle continue de vivre et d'essayer de s'en sortir.
Secrètement, j'espérais sa mort.
En général, ça se passe comme ça: pigeon blessé + une nuit dehors = pigeon mort le lendemain.
J'en ai déjà ramassé quelques-uns, donc ça ne me choque pas tant que ça. Je trouve que c'est dans l'ordre des choses. Mais comme notre amie la Mort (OUI?*) ne vient pas chercher mon hôte indésirable, je suis moralement obligée d'intervenir.
Demain matin, j'amène le pigeon chez le véto...
*Si vous n'avez jamais lu les livres de Terry Pratchett, c'est le moment de s'y mettre pour pouvoir comprendre cette fantastique blague.
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