jeudi 3 juin 2010

Here comes the sun turututu...

Ma journée a affreusement mal commencé.

Quand mon réveil a sonné à l'heure à laquelle je me lève habituellement, j'avais déjà eu le temps:  
de me lever;
de me préparer;
d'attraper Mamao et de la mettre dans le sac-à-chat;
d'aller avec le sac-à-chat hurlant jusqu'à la banque chercher de l'argent;
d'arriver chez le véto;
de faire visiter Mamao;
de repartir de chez le véto avec le sac-à-chat hurlant et un sac-de-croquette (poids total: environ 8,5kg);
de rentrer et libérer Mamao;
de me plaindre un peu de ce début de journée auprès d'un Marx ronronnant de compassion;
de partir au boulot en avance, de toute façon il y a toujours quelque chose à faire;
de remonter la longue route qui me sépare de mon boulot;
de saluer le gars de l'Hector Chicken;
d'acheter le Télémousse-mousse et les mots croisés en italien;
d'arriver devant la boutique;
de raler parce qu'il y a une énorme gerbe orange devant la vitrine;
de lever les yeux au ciel pour maudire...

Ah tiens, le ciel est bleu.
Whaouuu, le ciel est bleu!

Et ça change absolument tout.

Après un petit déjeuner copieux sur une terrasse ensoleillée, je suis partie le cœur léger m'occuper de la belle quiche gisant inerte (heureusement) devant la boutique.

On n'aura jamais vu personne nettoyer la gerbe dégueulasse de quelqu'un d'autre, tout en souriant, en chantonnant et en dansant avec la raclette et le seau d'eau, comme je l'ai fait aujourd'hui.

Que du bonheur!

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