Samedi, je suis allée au Barbecue des Vieux de Pharma.
A un moment de la soirée, j'entends quelqu'un dire derrière moi:
- Oh! Qui voilà! C'est Madame Chocolat.
Tiens...
Madame Chocolat c'est moi.
Je me retourne pour voir qui a bien pu dire ça. Je vois une jeune fille qui me sourit amusée.
- On se connait? - je lui demande hésitante.
- Oui, je suis l'une de vos clientes.
- Ah... Héhé... Bonjour! Ca va?
C'était assez gênant: j'étais déjà Pompettina et les deux bières que j'avais en main n'allaient pas arranger mon état.
C'était assez flatteur aussi: j'aime qu'on me reconnaisse dans les soirées et qu'on ait envie de venir discuter avec moi, un peu comme si j'étais une "people" ou, pour rester tout à fait modeste, une star!
Je n'ai qu'un regret: elle ne m'a pas demandé d'autographe.
lundi 28 juin 2010
Bienvenue chez la Ch'Tina
Joie, bonheur et petites fleurs: Cathrine est venue passer quelques jours à Bruxelles et loge chez moi.
Et il faut dire ce qui est: mon accueil n'a pas de pair.
En effet, je ne propose pas que le logement pur et simple.
Chez moi vous pourrez profiter du service Laundry, pour laver vos vetêments après que mon chat ait fait pipi dans votre valise.
Si vous avait un pc portable, n'hésitez pas à l'apporter avec vous: l'accès au net via WIFI est disponible gratuitement. Mais uniquement si on en connait le mot de passe, ce qui n'était pas mon cas.
Vous êtes allergiques aux chats? Pas de problème! En guise de cadeaux de bienvenue et pour compenser le peu de temps qui a pu être consacré au nettoyage, vous recevrez une boîte de 50 comprimés antihistaminiques.
Sans oublier notre GO Philippe, qui nous a fait son show en rentrant vers 2h du matin d'une Aprèm (!) Cocktail au CI: il rentre, va dans sa chambre, réapparait quelque minutes après, va dans la cuisine, prend du bon fromage qui pue du frigo, vient s'asseoir près de Cathrine et là reste, mâchant son Grimbergen.
Je ne peux pas m'empêcher de lui faire remarquer:
- Phil, tu sais que tu es assis près de Cathrine... en caleçon???
- Ben oui, j'ai mis un caleçon sinon j'aurais été tout nu.
Ah oui.
Evidemment.
Quelle sotte je fais: c'est d'une logique implacable.
Cathrine a failli mourir de rire.
Malgré tout ça, pendant notre discussion nocturne, elle m'a dit:
- J'ai l'impression d'être chez moi.
C'était le cas, ma tchérie.
Et il faut dire ce qui est: mon accueil n'a pas de pair.
En effet, je ne propose pas que le logement pur et simple.
Chez moi vous pourrez profiter du service Laundry, pour laver vos vetêments après que mon chat ait fait pipi dans votre valise.
Si vous avait un pc portable, n'hésitez pas à l'apporter avec vous: l'accès au net via WIFI est disponible gratuitement. Mais uniquement si on en connait le mot de passe, ce qui n'était pas mon cas.
Vous êtes allergiques aux chats? Pas de problème! En guise de cadeaux de bienvenue et pour compenser le peu de temps qui a pu être consacré au nettoyage, vous recevrez une boîte de 50 comprimés antihistaminiques.
Sans oublier notre GO Philippe, qui nous a fait son show en rentrant vers 2h du matin d'une Aprèm (!) Cocktail au CI: il rentre, va dans sa chambre, réapparait quelque minutes après, va dans la cuisine, prend du bon fromage qui pue du frigo, vient s'asseoir près de Cathrine et là reste, mâchant son Grimbergen.
Je ne peux pas m'empêcher de lui faire remarquer:
- Phil, tu sais que tu es assis près de Cathrine... en caleçon???
- Ben oui, j'ai mis un caleçon sinon j'aurais été tout nu.
Ah oui.
Evidemment.
Quelle sotte je fais: c'est d'une logique implacable.
Cathrine a failli mourir de rire.
Malgré tout ça, pendant notre discussion nocturne, elle m'a dit:
- J'ai l'impression d'être chez moi.
C'était le cas, ma tchérie.
jeudi 24 juin 2010
Ou quoi ou caisse?
Hier Phil me téléphone vers 22h:
- A L'EAU, A L'HUILE?
- Salut Valentine! Je suis à l'Hector, tu veux que je te prenne un truc?
- Ouéééééééééééééééééééééééé!
Mangeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer!
- Tu veux quoi?
- Un ménu (non, ce n'est pas une faute de frappe) Wings avec des frites et de la mayo...Non du ketchup!
DU KETCHUUUUUUUUP!
- Ok à toude.
En raccrochant, je l'entends dire à quelqu'un : - Elle est complètement caisse...
Mais? Qu'est-ce qu'il raconte? Et à qui? Je ne suis pas caisse, c'est ma façon normale de lui parler au téléphone. Bizarre.
Il passe la porte en chancelant 15 minutes plus tard, dépose deux sacs remplis de bouffe sur la table et, avant de s'écrouler dans le canapé, me dit:
- Écoute, je ne savais plus du tout ce que tu voulais.
Et, de toute façon, je ne sais pas du tout ce que j'ai pris.
J'espère qu'il y aura un truc qui te plaira là-dedans.
Le temps de regarder dans les sacs, il dormait déjà assez bruyamment.
Je le regarde ahurie: et c'est moi qu'il ose traiter de caisse!
C'est celui qui le dit qui l'est!
- A L'EAU, A L'HUILE?
- Salut Valentine! Je suis à l'Hector, tu veux que je te prenne un truc?
- Ouéééééééééééééééééééééééé!
Mangeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer!
- Tu veux quoi?
- Un ménu (non, ce n'est pas une faute de frappe) Wings avec des frites et de la mayo...Non du ketchup!
DU KETCHUUUUUUUUP!
- Ok à toude.
En raccrochant, je l'entends dire à quelqu'un : - Elle est complètement caisse...
Mais? Qu'est-ce qu'il raconte? Et à qui? Je ne suis pas caisse, c'est ma façon normale de lui parler au téléphone. Bizarre.
Il passe la porte en chancelant 15 minutes plus tard, dépose deux sacs remplis de bouffe sur la table et, avant de s'écrouler dans le canapé, me dit:
- Écoute, je ne savais plus du tout ce que tu voulais.
Et, de toute façon, je ne sais pas du tout ce que j'ai pris.
J'espère qu'il y aura un truc qui te plaira là-dedans.
Le temps de regarder dans les sacs, il dormait déjà assez bruyamment.
Je le regarde ahurie: et c'est moi qu'il ose traiter de caisse!
C'est celui qui le dit qui l'est!
Parce que je le vaux bien
En discutant avec Monsieur X (je ne dévoile pas son identité, sous peine qu'il ne me parle plus jamais)
- Je vais aller me couper les cheveux, ils commencent à être vraiment longs...
- Ah c'est drôle, alors je vais te voir revenir avec une coupe de brave garçon, sans mèche et avec les oreilles super bien dégagées?
- Pfff, non j'espère que non. Les coiffeurs coupent toujours trop. Mais là, je perds un temps fou le matin pour les sécher avec le sèche-cheveux.
- QUOI?!?!?
- ????
- Tu as un sèche-cheveux?
- Ben oui...
- Non, attends: tu as un sèche-cheveux que tu utilises?
- Ben oui... pourquoi?
- T'es le premier mec que je rencontre qui utilise vraiment un sèche-cheveux. C'est pas très viril tout ça...
- ...
Allez, Monsieur X, tu connais le vieil adage: qui aime bien, châtie bien.
- Je vais aller me couper les cheveux, ils commencent à être vraiment longs...
- Ah c'est drôle, alors je vais te voir revenir avec une coupe de brave garçon, sans mèche et avec les oreilles super bien dégagées?
- Pfff, non j'espère que non. Les coiffeurs coupent toujours trop. Mais là, je perds un temps fou le matin pour les sécher avec le sèche-cheveux.
- QUOI?!?!?
- ????
- Tu as un sèche-cheveux?
- Ben oui...
- Non, attends: tu as un sèche-cheveux que tu utilises?
- Ben oui... pourquoi?
- T'es le premier mec que je rencontre qui utilise vraiment un sèche-cheveux. C'est pas très viril tout ça...
- ...
Allez, Monsieur X, tu connais le vieil adage: qui aime bien, châtie bien.
mercredi 23 juin 2010
Lost in translation
Aujourd'hui une cliente dont le français n'était visiblement pas la langue maternelle me demande:
- Je voudrais un ballotine de pralines, mais pas de chocolat puuua.
Pois???
- Pardon, Madame, j'ai du mal comprendre... Quel genre de chocolat vous ne voulez pas?
- Du chocolat puuuua-nnnnnnn.
Puant???
- Excusez-moi encore, Madame, je dois être un peu sourde aujourd'hui...
- Du chocolat puuuuua-rrrrrrr...
Poire???
C'est plausible.
Elle me regarde remplie d'espoir.
- Poire?
- No, puuuuu-pause-rrrrr.
- Du chocolat PUR! Vous parlez du chocolat noir! Mais bien sûr, pas de chocolat noir alors! Il suffit de le dire!
Parfois pour être vendeuse, il faut être interprète aussi.
- Je voudrais un ballotine de pralines, mais pas de chocolat puuua.
Pois???
- Pardon, Madame, j'ai du mal comprendre... Quel genre de chocolat vous ne voulez pas?
- Du chocolat puuuua-nnnnnnn.
Puant???
- Excusez-moi encore, Madame, je dois être un peu sourde aujourd'hui...
- Du chocolat puuuuua-rrrrrrr...
Poire???
C'est plausible.
Elle me regarde remplie d'espoir.
- Poire?
- No, puuuuu-pause-rrrrr.
- Du chocolat PUR! Vous parlez du chocolat noir! Mais bien sûr, pas de chocolat noir alors! Il suffit de le dire!
Parfois pour être vendeuse, il faut être interprète aussi.
Jerem le gentleman (2)
Toujours au WAFF, toujours à la soirée "mecs" de mes voisins.
Jerem vient enfin nous rejoindre après sa longue discussion avec les deux filles du bar.
Il a l'air mi-gêné, mi-excité:
- Vous ne devinerez jamais ce qui vient de m'arriver!
Tous les trois, on imagine qu'il a "juste" emballé deux filles d'un coup, connaissant l'oiseau, ce ne serait pas étonnant.
Et bien non, c'était beaucoup plus drôle que ça:
- En fait, ces deux filles me connaissent, elles m'ont carrément appelé par mon prénom... Et m'ont posé la question qui tue: "Tu ne te rappelle pas de moi?" "Ni de moi?"...
Il se trouve qu'il était sorti avec les deux (pas en même temps, quand même) et qu'il ne s'en rappelait pas du tout, même quand elles ont donné des détails sur leur rencontres. Et lui, rien, pas de souvenirs. Sympa pour elles!
Au risque de me répéter: tu parles d'un gentleman!!
Jerem vient enfin nous rejoindre après sa longue discussion avec les deux filles du bar.
Il a l'air mi-gêné, mi-excité:
- Vous ne devinerez jamais ce qui vient de m'arriver!
Tous les trois, on imagine qu'il a "juste" emballé deux filles d'un coup, connaissant l'oiseau, ce ne serait pas étonnant.
Et bien non, c'était beaucoup plus drôle que ça:
- En fait, ces deux filles me connaissent, elles m'ont carrément appelé par mon prénom... Et m'ont posé la question qui tue: "Tu ne te rappelle pas de moi?" "Ni de moi?"...
Il se trouve qu'il était sorti avec les deux (pas en même temps, quand même) et qu'il ne s'en rappelait pas du tout, même quand elles ont donné des détails sur leur rencontres. Et lui, rien, pas de souvenirs. Sympa pour elles!
Au risque de me répéter: tu parles d'un gentleman!!
Jerem le gentleman (1)
Samedi soir, je me suis joyeusement incrustée à la soirée "mecs" organisée par mes voisins d'à coté.
Je les ai rejoint vers 23h au WAFF.
Déjà occupés avec leur bouteille de rhum, ils m'ont fait un accueil chaleureux. Jusqu'à ce que je demande un verre pour picoler avec eux: il n'y en avait pas et personne n'était partant pour bouger jusqu'au bar m'en chercher un.
C'est là que Jerem sort:
- Vous êtes vraiment pas des gentlemen! Je vais te chercher un verre Valentina, attends ici.
Comme il se bougeait pour moi, le minimum était que je l'accompagne.
Arrivés devant le bar avec mon sauveur, il se penche vers la barmaid pour demander un verre.
Et là, les deux filles assises au bar commencent à lui parler.
Au bout d'un moment, j'ai demandé moi-même le verre à la barmaid et j'ai rejoint les deux autres.
Jerem n'est revenu qu'une demi-heure après.
Tu parles d'un gentleman!
Je les ai rejoint vers 23h au WAFF.
Déjà occupés avec leur bouteille de rhum, ils m'ont fait un accueil chaleureux. Jusqu'à ce que je demande un verre pour picoler avec eux: il n'y en avait pas et personne n'était partant pour bouger jusqu'au bar m'en chercher un.
C'est là que Jerem sort:
- Vous êtes vraiment pas des gentlemen! Je vais te chercher un verre Valentina, attends ici.
Comme il se bougeait pour moi, le minimum était que je l'accompagne.
Arrivés devant le bar avec mon sauveur, il se penche vers la barmaid pour demander un verre.
Et là, les deux filles assises au bar commencent à lui parler.
Au bout d'un moment, j'ai demandé moi-même le verre à la barmaid et j'ai rejoint les deux autres.
Jerem n'est revenu qu'une demi-heure après.
Tu parles d'un gentleman!
jeudi 17 juin 2010
Dilemme
Mercredi soir. Seule à la maison et donc maître de la zappette.
Je me prépare à regarder la finale de la Nouvelle Star.
Par scrupule, j'affiche le guide rose de VOO pour voir s'il y a quelque chose d'autre d'intéressant.
Sur AB3, il y a un téléfilm en deux parties sur la vie d'Elvis.
Hésitation: Elvis? La Nouvelle Star? Elvis? La Nouvelle Star? Elvis? La Nouvelle Star?
Quel choix difficile, hein?
Ca n'étonnera personne de savoir que j'ai choisi de regarder la vie du King, le seul, l'unique et l'immortel.
Ce qui me laisse l'occasion de vous laisser en compagnie de la chanson de lui que je préfère.
Elvis, tu nous manques affreusement...
Je me prépare à regarder la finale de la Nouvelle Star.
Par scrupule, j'affiche le guide rose de VOO pour voir s'il y a quelque chose d'autre d'intéressant.
Sur AB3, il y a un téléfilm en deux parties sur la vie d'Elvis.
Hésitation: Elvis? La Nouvelle Star? Elvis? La Nouvelle Star? Elvis? La Nouvelle Star?
Quel choix difficile, hein?
Ca n'étonnera personne de savoir que j'ai choisi de regarder la vie du King, le seul, l'unique et l'immortel.
Ce qui me laisse l'occasion de vous laisser en compagnie de la chanson de lui que je préfère.
Elvis, tu nous manques affreusement...
samedi 12 juin 2010
La femme qui savait parler aux hommes (2)
Aujourd'hui, j'essayais d'expliquer à Dan ce que je pensais de son style vestimentaire.
"En fait, c'est étonnant que tu ne t'habilles pas mieux..."
Il me regarde.
Je n'ai peut-être pas choisi les bons mots.
"Non, je veux dire, tu t'habilles pas classe..."
Il me regarde toujours, sans rien dire.
Je me demande si je ne devrais pas changer vite de sujet.
Trop tard.
"Tu sais, tu as toujours des cheveux de vieille."
Cette fois-ci, je l'ai bien mérité!
"En fait, c'est étonnant que tu ne t'habilles pas mieux..."
Il me regarde.
Je n'ai peut-être pas choisi les bons mots.
"Non, je veux dire, tu t'habilles pas classe..."
Il me regarde toujours, sans rien dire.
Je me demande si je ne devrais pas changer vite de sujet.
Trop tard.
"Tu sais, tu as toujours des cheveux de vieille."
Cette fois-ci, je l'ai bien mérité!
La femme qui savait parler aux hommes (1)
Vendredi soir, on fêtait les 54 ans de Papy au Tannique. J'y ai retrouvé plein de gens que je n'avais plus vu depuis longtemps. Parmi eux, Gigo.
On papote tranquillement jusqu'à ce qu'il me dise:
"Je suis célibataire."
Et moi, compatissante que je suis:
"Mais c'est génial! C'est super! C'est une merveilleuse nouvelle! Moi aussi je suis célibataire! Ce n'est pas formidable? Ah, c'est trop la classe."
J'ai failli faire la petite danse de Snoopy heureux.
Puis, mon cerveau a redémarré:
"Mais, en fait, tu es peut-être triste..."
Voir toujours le bon coté des choses est parfois un handicap social.
On papote tranquillement jusqu'à ce qu'il me dise:
"Je suis célibataire."
Et moi, compatissante que je suis:
"Mais c'est génial! C'est super! C'est une merveilleuse nouvelle! Moi aussi je suis célibataire! Ce n'est pas formidable? Ah, c'est trop la classe."
J'ai failli faire la petite danse de Snoopy heureux.
Puis, mon cerveau a redémarré:
"Mais, en fait, tu es peut-être triste..."
Voir toujours le bon coté des choses est parfois un handicap social.
mercredi 9 juin 2010
Sauvez Willy
Depuis lundi soir, un pigeon blessé à l'aile se balade dans la cour derrière la boutique.
Pour une personne normale, cela ne mérite même pas une fraction de seconde d'intérêt.
Pour moi, c'est un véritable cas de conscience.
Je sais qu'il ne faut pas aider les pigeons de ville, car ils sont nuisibles. Dans un post précédent, j'avais même plaidé avec conviction l'éradication pure et simple de cette espèce inutile et crasseuse.
Mais là...
La souffrance de cette petite bête me touche, car elle a mal, mais elle continue de vivre et d'essayer de s'en sortir.
Secrètement, j'espérais sa mort.
En général, ça se passe comme ça: pigeon blessé + une nuit dehors = pigeon mort le lendemain.
J'en ai déjà ramassé quelques-uns, donc ça ne me choque pas tant que ça. Je trouve que c'est dans l'ordre des choses. Mais comme notre amie la Mort (OUI?*) ne vient pas chercher mon hôte indésirable, je suis moralement obligée d'intervenir.
Demain matin, j'amène le pigeon chez le véto...
*Si vous n'avez jamais lu les livres de Terry Pratchett, c'est le moment de s'y mettre pour pouvoir comprendre cette fantastique blague.
Pour une personne normale, cela ne mérite même pas une fraction de seconde d'intérêt.
Pour moi, c'est un véritable cas de conscience.
Je sais qu'il ne faut pas aider les pigeons de ville, car ils sont nuisibles. Dans un post précédent, j'avais même plaidé avec conviction l'éradication pure et simple de cette espèce inutile et crasseuse.
Mais là...
La souffrance de cette petite bête me touche, car elle a mal, mais elle continue de vivre et d'essayer de s'en sortir.
Secrètement, j'espérais sa mort.
En général, ça se passe comme ça: pigeon blessé + une nuit dehors = pigeon mort le lendemain.
J'en ai déjà ramassé quelques-uns, donc ça ne me choque pas tant que ça. Je trouve que c'est dans l'ordre des choses. Mais comme notre amie la Mort (OUI?*) ne vient pas chercher mon hôte indésirable, je suis moralement obligée d'intervenir.
Demain matin, j'amène le pigeon chez le véto...
*Si vous n'avez jamais lu les livres de Terry Pratchett, c'est le moment de s'y mettre pour pouvoir comprendre cette fantastique blague.
jeudi 3 juin 2010
Here comes the sun turututu...
Ma journée a affreusement mal commencé.
Quand mon réveil a sonné à l'heure à laquelle je me lève habituellement, j'avais déjà eu le temps:
de me lever;
de me préparer;
d'attraper Mamao et de la mettre dans le sac-à-chat;
d'aller avec le sac-à-chat hurlant jusqu'à la banque chercher de l'argent;
d'arriver chez le véto;
de faire visiter Mamao;
de repartir de chez le véto avec le sac-à-chat hurlant et un sac-de-croquette (poids total: environ 8,5kg);
de rentrer et libérer Mamao;
de me plaindre un peu de ce début de journée auprès d'un Marx ronronnant de compassion;
de partir au boulot en avance, de toute façon il y a toujours quelque chose à faire;
de remonter la longue route qui me sépare de mon boulot;
de saluer le gars de l'Hector Chicken;
d'acheter le Télémousse-mousse et les mots croisés en italien;
d'arriver devant la boutique;
de raler parce qu'il y a une énorme gerbe orange devant la vitrine;
de lever les yeux au ciel pour maudire...
Ah tiens, le ciel est bleu.
Whaouuu, le ciel est bleu!
Et ça change absolument tout.
Après un petit déjeuner copieux sur une terrasse ensoleillée, je suis partie le cœur léger m'occuper de la belle quiche gisant inerte (heureusement) devant la boutique.
On n'aura jamais vu personne nettoyer la gerbe dégueulasse de quelqu'un d'autre, tout en souriant, en chantonnant et en dansant avec la raclette et le seau d'eau, comme je l'ai fait aujourd'hui.
Que du bonheur!
Quand mon réveil a sonné à l'heure à laquelle je me lève habituellement, j'avais déjà eu le temps:
de me lever;
de me préparer;
d'attraper Mamao et de la mettre dans le sac-à-chat;
d'aller avec le sac-à-chat hurlant jusqu'à la banque chercher de l'argent;
d'arriver chez le véto;
de faire visiter Mamao;
de repartir de chez le véto avec le sac-à-chat hurlant et un sac-de-croquette (poids total: environ 8,5kg);
de rentrer et libérer Mamao;
de me plaindre un peu de ce début de journée auprès d'un Marx ronronnant de compassion;
de partir au boulot en avance, de toute façon il y a toujours quelque chose à faire;
de remonter la longue route qui me sépare de mon boulot;
de saluer le gars de l'Hector Chicken;
d'acheter le Télémousse-mousse et les mots croisés en italien;
d'arriver devant la boutique;
de raler parce qu'il y a une énorme gerbe orange devant la vitrine;
de lever les yeux au ciel pour maudire...
Ah tiens, le ciel est bleu.
Whaouuu, le ciel est bleu!
Et ça change absolument tout.
Après un petit déjeuner copieux sur une terrasse ensoleillée, je suis partie le cœur léger m'occuper de la belle quiche gisant inerte (heureusement) devant la boutique.
On n'aura jamais vu personne nettoyer la gerbe dégueulasse de quelqu'un d'autre, tout en souriant, en chantonnant et en dansant avec la raclette et le seau d'eau, comme je l'ai fait aujourd'hui.
Que du bonheur!
mercredi 2 juin 2010
Agence matrimoniale
Parmi mes clients, il y en a une qui m'aime tout particulièrement: Anja.
Elle est allemande, vers la soixantaine, très poétique et inspirée, elle m'offre chaque année une carte de meilleurs vœux adressée à l'Ange (tout moi, quoi).
La dernière fois, elle rentre triomphante dans la boutique et m'annonce:
"J'ai loué mon appartement!"
"Enfin! Félicitations!"
"Et je vous ai trouvé un mari par la même occasion!"
"Pardon?!?!?"
Et voilà qu'elle m'explique que son nouveau locataire a 35 ans, est riche, beau et bien élevé, il parle plusieurs langues et surtout (surtout!) est célibataire.
Son plan est d'une simplicité diabolique: elle lui offre du chocolat en n'oubliant pas de mentionner l'adresse de la boutique, sûre qu'il va venir chercher d'autres délices et tomber dans le piège.
Mouais...
Ca part d'une bonne intention, c'est pas ça.
Mais quand même.
Si une dame d'un certain âge, qui n'est pas ta mère, organise tes plans drague, c'est un signe qui ne trompe pas.
C'est officiel: je suis une vieille fille.
Elle est allemande, vers la soixantaine, très poétique et inspirée, elle m'offre chaque année une carte de meilleurs vœux adressée à l'Ange (tout moi, quoi).
La dernière fois, elle rentre triomphante dans la boutique et m'annonce:
"J'ai loué mon appartement!"
"Enfin! Félicitations!"
"Et je vous ai trouvé un mari par la même occasion!"
"Pardon?!?!?"
Et voilà qu'elle m'explique que son nouveau locataire a 35 ans, est riche, beau et bien élevé, il parle plusieurs langues et surtout (surtout!) est célibataire.
Son plan est d'une simplicité diabolique: elle lui offre du chocolat en n'oubliant pas de mentionner l'adresse de la boutique, sûre qu'il va venir chercher d'autres délices et tomber dans le piège.
Mouais...
Ca part d'une bonne intention, c'est pas ça.
Mais quand même.
Si une dame d'un certain âge, qui n'est pas ta mère, organise tes plans drague, c'est un signe qui ne trompe pas.
C'est officiel: je suis une vieille fille.
mardi 1 juin 2010
L'union fait la force
Dimanche, c'était l'anniversaire de Maya.
En bonne marraine que je suis, je me suis pointée en retard au dîner de famille (ou en avance à la petite fête, c'est selon) et sans cadeaux.
Du coup, pour me rattraper, je suis retournée lui rendre visite mardi, avec un superbe jeu de société: le Bunny Hop (merci Chaton pour le tuyau!). En gros, il s'agit d'une course de lapins sur un plateau piégé: certaines cases se transforment en trou et si le lapin s'y trouve, c'est la chute et le lapin est éliminé du jeu.
Maya a trouvé le concept de la chute super drôle. Sauf quand il s'agissait d'un de ses lapins.
Alors qu'elle s'esclaffait en nous voyant perdre nos pions, nous ne pouvions même pas sourire lorsque l'un des siens tombait, sous peine de la voir bouder.
Ayant quand même quelques années d'expérience de plus qu'elle dans la bouderie, je m'y suis mise aussi.
Dans le noble but de lui faire comprendre que si on rit des autres, il faut être prêt à rire de soi-même aussi, j'ai boudé comme une pro à chaque fois qu'un de mes lapins tombait et qu'elle en riait en se tenant carrément le ventre.
Mes efforts n'ont pas été vains.
Au bout de quelques fois, elle me dit: "Ok, c'est pas drôle de rire quand tu perds tes lapins. On va rire seulement quand c'est ceux de papa qui tombent."
"Ok, ça marche!"
La solidarité féminine n'a pas d'âge.
En bonne marraine que je suis, je me suis pointée en retard au dîner de famille (ou en avance à la petite fête, c'est selon) et sans cadeaux.
Du coup, pour me rattraper, je suis retournée lui rendre visite mardi, avec un superbe jeu de société: le Bunny Hop (merci Chaton pour le tuyau!). En gros, il s'agit d'une course de lapins sur un plateau piégé: certaines cases se transforment en trou et si le lapin s'y trouve, c'est la chute et le lapin est éliminé du jeu.
Maya a trouvé le concept de la chute super drôle. Sauf quand il s'agissait d'un de ses lapins.
Alors qu'elle s'esclaffait en nous voyant perdre nos pions, nous ne pouvions même pas sourire lorsque l'un des siens tombait, sous peine de la voir bouder.
Ayant quand même quelques années d'expérience de plus qu'elle dans la bouderie, je m'y suis mise aussi.
Dans le noble but de lui faire comprendre que si on rit des autres, il faut être prêt à rire de soi-même aussi, j'ai boudé comme une pro à chaque fois qu'un de mes lapins tombait et qu'elle en riait en se tenant carrément le ventre.
Mes efforts n'ont pas été vains.
Au bout de quelques fois, elle me dit: "Ok, c'est pas drôle de rire quand tu perds tes lapins. On va rire seulement quand c'est ceux de papa qui tombent."
"Ok, ça marche!"
La solidarité féminine n'a pas d'âge.
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