mardi 9 février 2010

Charlie Winston

Mardi 24 novembre 2009, 20:00

On arrive devant une AB vide, éteinte et silencieuse. Plaqué sur les portes, un tristement sobre papier blanc nous annonce que le concert n'aura pas lieu.

Lundi 8 février 2010, 20:00

On arrive devant les portes d'un Forest National débordant, rayonnant et bruyant. Après un passage à l'un des bars, on rentre dans la salle et on se retrouve en haut des escaliers à gauche de la scène. On en bougera pas.
Un jeune garçon qui devrait aller chez le coiffeur et manger un peu plus assure la première partie avec son groupe (on hésitait entre Teddy et Freddy; après enquête, j'ai découvert qu'il s'agissait de Medi and the Medicine Show). C'était bien sympa comme échauffement. Le final Led Zeppelinesque m'a beaucoup plu.

Le temps de repartir chercher un truc à boire et les choses sérieuses commencent:
une petite musique démarre: ding, ding ding, diiiing, ding ding, ...
un flot de lumière illumine un coté de la scène, où le mirobolant 'homme orchestre' nous donne un premier aperçu de ses talents;
un ciel étoilé s'allume sur la scène, nous laissant juste deviner les silhouettes des autres membres de cette allègre formation, avec Charlie débout, droit comme un piquet, au milieu de la scène;
il ouvre la bouche, le son et la lumière explosent: nous voilà embarqué pour un show entrainant de plus de deux heures.

Charlie nous a enchanté avec sa voix puissante et particulière, sans compter ses talents de danseur et son franglais attachant.
Sa sœur est venue en renfort pour le duo, avec sa jolie robe à la Audrey Hepburn et sa petite voix tout en douceur.
L'homme orchestre a sautillé sur scène, allant de drôle d'instrument à drôle d'instrument tel un follet évoluant dans un bois.
Elvis a fait une apparition vocale imprévue et amusante, dans la peau du bassiste.
Le violoniste et le contrebassiste avec leurs instruments m'ont fait venir la chair de poule.
Le joueur de sithare nous a fait vivre un véritable moment d'intimité avec tout Forest National.
Et on a eu droit à deux rappels!

En ce qui me concerne, j'ai chanté à tue-tête et dansé à en faire peur à tous ces fous autour de moi qui restaient calmement assis sur leur siège. J'étais tellement dans mon trip que j'en oubliais même de regarder la scène (pour une fois que je vois quelque chose à un concert...).

En deux mots, j'ai A-DO-RÉ!
Et je le conseille à tout le monde, surtout en cette fin d'hiver un peu morose: sa gaieté est contagieuse.

www.charliewinston.com
www.myspace.com/charliewinston

Bonne écoute!

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