samedi 26 décembre 2009

Au pays des petites fleurs

L'autre soir, je me suis incrustée chez Gaëlle, histoire de vérifier en personne tout le bien qu'on me dit de cette fille et aussi poussée par la curiosité de rencontrer ses colocataires Vert, Bleu et Brun, dont je suis les aventures sur son blog (il n'y avait que Brun, mais il vaut le détour à lui tout seul).

Bilan de la soirée:
- Gaëlle est super grande. Dans sa cuisine pour gens de plus d'1,60m, elle arrive sans problème à attraper des ustensiles se trouvant sur la dernière étagère, tout en haut. Respect.
- Gaëlle est bonne cuisinière. Sa sauce pour les pâtes était réellement délicieuse. Je regrette de ne pas en avoir pris un Tupperware pour la maison.
- Gaëlle est vachement drôle. Son mime d'araignée farceuse qui cache deux de ses pattes en criant:"Je suis une fourmi!" était digne d'un Oscar.
- Gaëlle raconte super bien (contrairement à Duff, si j'ai bien compris). Ses aventures sont très souvent délirantes et rocambolesques: j'adore. L'anecdote du gars qu'elle a fui en courant, profitant d'un moment de distraction pendant qu'il était au téléphone, était hilarante. D'autant plus que je connaissais déjà l'histoire, mais du point de vue de la personne à l'autre bout de la ligne! (Les amitiés croisées sont très drôles: ça permet de rire deux fois de la même histoire, mais pas du tout pour les mêmes raisons!)

En conclusion, Gaëlle remplit les conditions pour rentrer officiellement dans le club des gens que j'apprécie. Félicitations!

vendredi 25 décembre 2009

Fables de La Fontaine

Toujours chez Fred, en train de regarder Maya jouer à son nouveau jeu pour la WII.

J'ai suivi sa partie pendant un long moment, en posant des questions et en participant activement de temps en temps ("Chipeur, arrêtes de chiper! Chipeur, arrêtes de chiper! Chipeur, arrêtes de chiper!").

D'un coup Simon demande:
"C'est quoi le but du jeu?"
Je me tourne vers lui et, sur le ton légèrement méprisant de celle qui a tout compris, je lui lâche:
"Mais enfin! T'as rien compris? Il faut sauver la Princesse des Glaces!"
Et Maya, sur le même ton que moi:
"Mais enfin, Tina! T'as rien compris! C'est pas la Princesse des Glaces, c'est la Princesse des Neiges! DES NEEEEEEEEIGES!"

Tel est pris qui croyait prendre.

Cendrillon

Anniversaire improvisé de Beau chez Fred et Marie.

On arrive chez eux: Beau se dirige directement dans le salon pour saluer Marie et Fred et reste avec ce dernier debout près du canapé à papoter. Entre temps, Simon et moi retirons nos chaussures (il y avait encore de la neige partout ce soir-là), on s'installe dans le canapé et on rejoint la conversation en cours entre les deux.

Soudain, Fred baisse les yeux, se rend compte que Beau a encore ses chaussures aux pieds et qu'une flaque de neige fondue vient de se former sous lesdites chaussures. Et le fait remarquer à Beau, en faisant preuve de toute sa modération:

"M'enfin Beau! T'as pas retiré tes chaussures, alors que dehors il fait degueulasse. Voilà, regarde, t'en as foutu partout. Franchement, c'est quoi ça pour des manières, blablabla blablabla"

Pendant la tirade, Simon et moi avons vu Beau se tasser de plus en plus sur lui-même, pour finalement se retrouver à genoux par terre, en train de nettoyer la flaque avec un essuie-tout, l'air malheureux et maltraité ... en chantant la chanson de Cendrillon!

Joyeux anniversaire à mon Beau, roi de la de-dramatisation!

lundi 21 décembre 2009

Permis de tuer

Voilà une affaire rondement menée: j'ai réussi mon permis de conduire! Pourtant, ça n'a pas été faute d'essayer de le rater! Voici comment ça s'est passé.

J'arrive parfaitement à l'heure au centre d'examen (en STIB: à cause de la neige, je n'ai pas osé y aller avec Poulette) et je vois directement que quelque chose cloche: à l'extérieur c'est le désert. Là où, en général, ça grouille de voitures, de gens et de papiers de toutes les couleurs, il n'y a rien. Juste deux gars en train de déblayer la neige devant l'entrée. A l'intérieur, une dame pas trop souriante derrière une vitre m'annonce que les examens du matin ont été annulés à cause de la neige, mais que, peut-être, il y en aura l'après-midi.

J'attends, en passant quelques coups de fil. Une heure après mon arrivée, la nouvelle tombe: les examens reprennent. Presque au même moment, tel l'homme qui tombe à pic, mon moniteur arrive et donne un certain nombre de papiers à la dame pas souriante. Pendant qu'il me donne les derniers conseils avant d'être appelés, un type (qui s'avérera être mon examinateur) le prend à part. En fait, il se trouve que parmi les papiers qu'il a donné, il y en a deux différents pour l'assurance de la voiture, mais aucun n'est valable. Pas d'assurance, pas de voiture. Pas de voiture, pas d'examen. Pas d'examen, pas de permis. Pas de permis, ... pas de permis!

Mais Paolo Fox me l'avait bien annoncé, dans son horoscope du matin, que c'était une journée de chance: un autre moniteur de la même auto-école avait un véhicule en règle, mais toujours pas de candidat!

L'examen commence par les questions de base: feux PCR, clignotants divers, feux antibrouillard.
"Ha! Sur l'autre voiture, c'était là... Attendez une seconde je dois trouver le bon petit dessin."
"..."
"Les voilà!"
"... c'est ça."
Une petite virée sous le capot pour identifier le réservoir d'eau pour les essuie-glaces, et nous voilà parti. Ou presque: ma toute première action, après avoir mis le clignotant, a été de caler. Deux fois de suite. J'essaie d'en rire:
"Héhé, ça commence fort!"
Silence de tombe dans la voiture.

On commence notre petit tour; Bruxelles est méconnaissable sous la neige: je ne sais pas du tout où je suis et encore moins où je vais. Lorsqu'on me demande de faire demi-tour, je cale à nouveau.
"Héhé, décidément, j'arrête pas!"
Un ange passe.

Pour me garer, idem. Pas moyen de faire marche arrière sans caler. Et la neige ne m'aidait franchement pas: où est ce satané trottoir? Pratiquement garée, mais franchement agacée, je sors de là pour aller me garer plus loin.
"Parce que je vois rien, inutile que je m'énerve pour une place de parking."
La deuxième tentative passe comme une couque à la poste.

Déjà à ce moment-là, je pensais que c'était cuit. Mais alors, à 2 minutes de la fin, je fais un beau refus de priorité. Je m'en suis rendue compte en le faisant, mais c'était tellement plus fluide de continuer plutôt que de m'arrêter en plein milieu d'un carrefour pour faire passer une voiture elle-même déjà arrêtée! Le temps qu'elle démarre, je passais 2 fois! Non?

L'examen se termine; l'examinateur sort après m'avoir expliqué où je dois l'attendre, sans rien me dire d'autre (pour donner le verdict, ils attendent d'être au chaud dans le bureau, derrière une vitre de protection, les lâches). Il apparait quelques minutes après, derrière la fameuse vitre, et, d'un air pas convaincu, me dit:
"Ben, voilà, c'est réussi..."
"C'est réussi??? C'est super!"
"Mais il faut faire attention aux priorités de droite."
"Oui, oui."

Ravie, incrédule et sautillante, j'annonce la bonne nouvelle à mon moniteur, qui est tout aussi ravi et incrédule que moi, mais beaucoup moins sautillant, il faut l'avouer.

Dès que j'ai le papier officiel, je monte en Hollande un jour et une nuit. Qui vient avec?

jeudi 17 décembre 2009

Cadeaux (3)

Lundi, j'appelle ma mère sur Skype pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. J'en profite aussi pour lui montrer mon iPhone, auquel elle ne comprend pas grand chose, sauf que j'en suis ravie. Elle aussi a reçu un cadeau de ses amis (dans son cas, que des dames d'un certain âge).

" ... et alors mes copines m'ont offert un sac."
"C'est cool un sac!"
"En général oui. Mais tu n'as pas vu ce qu'elle m'ont offert comme sac..."
"???"
"Un sac poilu... léopardé... Une horreur. Je voulais un sac, c'est vrai. Mais un beau, pas ça... Mon seul espoir, c'est qu'il plaise à ta sœur."

J'ai failli lui conseiller de se faire un blog et, à l'approche de son anniversaire, d'écrire un mot à propos de ce qu'elle aimerait recevoir...

lundi 14 décembre 2009

Cadeaux (2)

Pour mon anniversaire, j'ai reçu un autre cadeau: un chauffe-lit électrique.

"Comme tu as toujours froid, on voulait t'offrir quelque chose qui te tienne chaud au lit. On a pas trouvé de mec, alors on a pris ça!"

Merci!
Ça tombait super bien, le froid est arrivé pile ce jour-là.
Et depuis, lorsque je me couche, mon lit est délicieusement chaud. Et c'est tellement bon, que je fais comme mon chat quand il s'installe sur la 'pétite fleur': je ronronne de bonheur avant de m'endormir.
Finalement, ça remplace assez bien une présence masculine.

Sauf pour une chose...

Cadeaux (1)

Enfin! Je l'ai! Il est à moi! MY PRECIOUS!

Grâce à mes amis, je tiens entre les mains cette merveille technologique qui permet d'avoir un téléphone et un iPod dans le même appareil. Et beaucoup plus que ça.
Mais BEAUCOUP plus que ça!
Moi-même, j'en avais pas compris toute la richesse avant d'avoir chipoté un peu.

Je l'adore, tout simplement. A tel point que je lui fais souvent des bisous:



Merci Phil!
Merci Sabrina!
Merci Cathrine!
Merci Sérgio!
Merci Morgane!
Merci Beau!
Merci Simon!
Merci Emilie!
Merci Chaton!
Merci Chatonne!
Merci Ariane!

vendredi 11 décembre 2009

Cours de bruitage

L'autre soir, Cathrine imitait l'ouverture d'une bouteille de champagne en faisant les bruitages suivants: Peu (ouverture de la bouteille) Pschhhhhhhh (champagne qui coule à flots).

Après un moment de perplexité, Phil, docteur ès bruitages, nous explique que le bouchon qui saute ne fait pas 'Peu' mais bien 'PoP'. Il s'en est suivi un formidable débat:

"PoP?"
"PoP."
"PoP, PoP."
"PoPPoPPoP, PoPPoPPoP"
"PoPPoPPoP, PoP!"
"PoPPoPPoPPoP: PoPPoPPoPPoPPoP."
"PoP!"

Les discussions avec ma blonde, elles valent toujours le détour!

JCVD

Hier, c'était mon anniversaire: j'ai passé une formidable journée, rythmée par le doux bip de mon gsm m'annonçant l'arrivée des moult messages que j'ai reçu (merci à tous!).

Le meilleur a été l'entrée, toute aussi soudaine que improbable, de Jean-Claude Van Damme himself dans ma boutique. Habillé d'une veste et d'un t-shirt tâchés de boue, il se place direct devant les massepains et en demande un sachet.
"Qu'il est bon d'être en Belgique!"
Il attrape le sachet de derrière le comptoir, pour y goûter tout de suite.
"S'il vous plaît, je dois d'abord le peser, avant que vous ne puissiez le manger"
Visiblement très pressé et pas gêné pour un sou, il le pèse carrément lui-même: "Ca fait 176 grammes, c'est possible?"
"Oui, mais il va falloir patienter encore une seconde, le temps que la balance m'affiche le prix. Voilà, tenez."

Il ingurgite avec bonheur le contenu du sachet et repart vers les pralines pour en choisir quelques unes. Il prend que des caramels.
"Vous aimez le caramel, on dirait."
"A vrai dire, non. Le chocolat c'est pour ma copine, moi j'en mange pas parce qu'il fait grossir."
Et le massepain non, peut-être???

Il paies avec un billet de 100, sorti de la deuxième plus grosse liasse d'argent que j'ai jamais vu de ma vie (la première étant celle de l'ancien ambassadeur du Brunei) et disparaît aussi soudainement qu'il avait apparu. S'il n'y avait pas eu Caroline comme témoin, j'aurais cru à une hallucination visuelle.

Après Philippe Geluck (homme charmant aimant les caramels au beurre salé), Jean Claude Van Damme (fanatique du massepain).

Qui sera le prochain?

mardi 8 décembre 2009

Fiocco rosa

Je souhaite la bienvenue à Lili, née le 7 décembre avec une petite semaine de retard, tellement elle était confortablement installée dans le ventre de sa maman.

Je n'ai pas encore eu le plaisir de la voir, mais à en juger par la réaction de son tonton, elle doit être la petite fille la plus craquante de l'univers.

Il me tarde de te rencontrer, Lili, à bientôt!

mardi 1 décembre 2009

Grazie mamma! (2)

Sur Skype, en train de parler avec ma maman.

"... et je vais aller voir ma copine qui vient d'accoucher et ..."
"Et quand est-ce que tu me fais des petits enfants? Parce que, moi, j'ai envie d'être grand mère! Toutes mes copines ont casé leurs filles et ont plein de petits enfants qui courent partout. Et moi rien! Pfff! Deux filles et zéro petits enfants! Je n'aurais pas dû vous éduquer à la liberté et à l'indépendance, mais plutôt à être des bonnes épouses..."
"..."

Rien ne vaut les mots réconfortants d'une mère.