Belgique, tremble! Depuis hier, une deuxième Martinotti a débarqué en Belgique: ma sœur Alessandra.
Je suis allée la chercher à l'aéroport de Charleroi, où son avion a atterri avec 25 minutes de retard. Quand elle est enfin sortie par les portes des arrivées, il n'a fallu que 30 secondes pour qu'elle commence à râler:
"Avion en retard ... blablabla ... problème avec les bagages ... blablabla ... hôtesses et stewards malpolis ... blablabla ..."
"Et sinon, t'es contente de me voir?"
On prend la voiture pour rentrer, je sais pas trop par où aller et elle me dit d'un air nonchalant et totalement sûr d'elle: "Ben, voyons, c'est très facile, tu prends par là, puis tu tournes là-bas et hop! on est sur l'autoroute."
"Ouais, c'est ça, tu vis même pas ici, comment pourrais-tu savoir ça..."
Elle avait parfaitement raison. Pire, en arrivant à Bruxelles, je me paume et, tel un GPS, elle me guide à destination d'une voix suave.
Mpf, elle commence déjà à m'énerver à avoir tout le temps raison.
Heureusement, une fois rentrées à la maison, elle s'adonne à l'activité préférée de tout Italien normalement constitué: entre 14h et 17h, c'est l'heure sacrée de la sieste. Après son réveil, on a passé tout le restant de l'après-midi et la soirée ensemble: on s'est bien amusées, on a ri, on a papoté, c'était du bon temps. Mais, malgré la joie de la voir, je ne suis pas faite pour partager chaque seconde de mon temps avec quelqu'un d'autre. De temps en temps, je m'enfuyais donc aux toilettes, pour rester un peu seule avec moi-même. Je sens que ces prochains 4 jours vont être très chouettes, mais horriblement longs.
Oui, je sais, je suis une sœur indigne...
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