Ma soeur est repartie aujourd'hui.
Avec Poulette, nous l'avons accompagnée à Zaventem, en se perdant juste un peu pour éviter les embouteillages. On arrive largement à l'heure, on prend un café, on s'embrasse chaleureusement devant le gate au-delà duquel je ne peux pas aller. Je la regarde traverser le contrôle, je lui fais un dernier signe de la main, je tourne mes talons et je m'en vais. En repartant avec Poulette, j'étais heureuse comme tout: enfin libre!
Pourtant, une fois arrivée chez moi, je me sens vaguement raplapla. Au fur et à mesure que les heures passent, je réalise que je n'ai plus personne pour me lancer dans un tango improvisé complètement ridicule, ou pour parler en rime ou encore mieux en chantant, et que les private jokes telles que "Cioè, Chiara è un uomo????" ça ne fait rire personne.
Le constat est accablant: ma sœur me manque.
SNIFF!
vendredi 30 octobre 2009
jeudi 29 octobre 2009
Ma soeur et moi (jour 4)
Comment dire à quelqu'un qu'on a envie de passer du temps seul? Surtout quand cette personne s'est tapée l'avion pour venir vous voir? Avec le plus de tact possible.
Ce qui, dans mon cas, donne à peu près ceci:
"Écoute Pippies (Pippies c'est le nom d'amour que j'ai donné à ma sœur), je t'aime beaucoup et je suis très contente que tu sois là, mais aujourd'hui ta présence me pompe et j'aimerais passer la journée à m'occuper de mes oignons, sans qu'on me dérange."
La réponse de ma sœur me laisse sans voix:
"Ok! Je me demandais justement quand allais-tu craquer. Tu veux bien juste m'expliquer comment utiliser ton lecteur de DVD? Tu as plein de film que j'ai envie de voir."
Et voilà, on a donc passé la journée, elle devant la télé, moi devant l'ordinateur, à deux mètres l'une de l'autre, sans un mot et surtout sans être gênées par la situation.
Ma soeur est géniale!
Ce qui, dans mon cas, donne à peu près ceci:
"Écoute Pippies (Pippies c'est le nom d'amour que j'ai donné à ma sœur), je t'aime beaucoup et je suis très contente que tu sois là, mais aujourd'hui ta présence me pompe et j'aimerais passer la journée à m'occuper de mes oignons, sans qu'on me dérange."
La réponse de ma sœur me laisse sans voix:
"Ok! Je me demandais justement quand allais-tu craquer. Tu veux bien juste m'expliquer comment utiliser ton lecteur de DVD? Tu as plein de film que j'ai envie de voir."
Et voilà, on a donc passé la journée, elle devant la télé, moi devant l'ordinateur, à deux mètres l'une de l'autre, sans un mot et surtout sans être gênées par la situation.
Ma soeur est géniale!
mercredi 28 octobre 2009
Ma soeur et moi (jour 3)
Aujourd'hui, matinée libre, si je puis dire: j'avais examen, je suis donc partie à 8h pétantes de chez moi, en laissant ma chère sœur s'occuper de ses oignons à la maison.
Je passe la description de mon cours et de mon toets, qui étaient l'un plus pitoyable que l'autre. J'ai tout de même apprécié la présence de mes camarades de classe, qui ont eu du mal à me comprendre, ma magnifique façon de mélanger le français, l'italien et le néerlandais me poussant à parler une langue incompréhensible même pour moi!
L'après-midi, nous sommes parties chez le coiffeur, se refaire une beauté (bien que cela ne soit évidemment pas nécessaire!). Après 1h d'attente, beaucoup de gestes avec les mains et même un petit dessin pour faire comprendre à Maya ce que ma sœur désirait comme coupe, on repart de là les cheveux beaucoup plus courts qu'on le voulait. Et avec une seule idée en tête: rentrer au plus vite pour se laver les cheveux et voir ce que ça donne vraiment! Résultat: on a râlé!
Le reste de l'après-midi s'est passé en toute décontraction, et la soirée encore mieux: à 22h, on s'est endormies, chacune sur un canapé, pour mieux se réveiller à une heure du mat' et commencer à papoter! Si ça continue comme ça, je vais carrément être triste de la voir partir.
Mais?? Mais?? Que m'arrive-t-il?
Je passe la description de mon cours et de mon toets, qui étaient l'un plus pitoyable que l'autre. J'ai tout de même apprécié la présence de mes camarades de classe, qui ont eu du mal à me comprendre, ma magnifique façon de mélanger le français, l'italien et le néerlandais me poussant à parler une langue incompréhensible même pour moi!
L'après-midi, nous sommes parties chez le coiffeur, se refaire une beauté (bien que cela ne soit évidemment pas nécessaire!). Après 1h d'attente, beaucoup de gestes avec les mains et même un petit dessin pour faire comprendre à Maya ce que ma sœur désirait comme coupe, on repart de là les cheveux beaucoup plus courts qu'on le voulait. Et avec une seule idée en tête: rentrer au plus vite pour se laver les cheveux et voir ce que ça donne vraiment! Résultat: on a râlé!
Le reste de l'après-midi s'est passé en toute décontraction, et la soirée encore mieux: à 22h, on s'est endormies, chacune sur un canapé, pour mieux se réveiller à une heure du mat' et commencer à papoter! Si ça continue comme ça, je vais carrément être triste de la voir partir.
Mais?? Mais?? Que m'arrive-t-il?
mardi 27 octobre 2009
Ma soeur et moi (jour 2)
Aujourd'hui, les sœurs Martinotti sont parties faire du shopping au centre ville avec Poulette (qu'on a lâchement abandonnée dans un parking hors de prix!).
Faire du shopping avec ma sœur, c'est super drôle: elle regarde tout, en s'exclamant "OOoooohoooo! Je veux ça! Et ça! Et ça aussi!". Exactement comme moi, mais à une différence près: elle a les moyens de tout se payer! Ce qui fait qu'on est reparties de là, quelques heures plus tard, à bord d'une Poulette débordant de sacs, eux mêmes débordants de chapeaux, vêtements, chaussures, etc.
Sur le chemin du retour, après une petite dizaine de minutes de route, elle me fait remarquer, en se moquant clairement, que j'arrête pas d'engueuler tous les autres usagers de la route, que ce soient les automobilistes (qui ont tous trouvé leur permis dans un paquet de chips), les piétons (qui sont tous des suicidaires et qui mériteraient bien de se faire écraser), sans oublier les maudits cyclistes (qui se croient tous les rois de la route, mais qui sont juste des gros nazes qui pédalent à la vitesse de l'escargot). Je suis à deux doigts de me vexer, quand elle ajoute: "Comme tout Martinotti au volant, quoi!" Du coup, je me suis sentie flattée!
Rentrée à la maison, j'ai pu m'isoler un peu, en prétextant la nécessité de revoir mon flamoutch pour mon examen écrit du lendemain. Ce qui m'a permis aussi de recharger mes batteries pour passer avec elle une très chouette soirée film!
N'empêche, J-3!
Faire du shopping avec ma sœur, c'est super drôle: elle regarde tout, en s'exclamant "OOoooohoooo! Je veux ça! Et ça! Et ça aussi!". Exactement comme moi, mais à une différence près: elle a les moyens de tout se payer! Ce qui fait qu'on est reparties de là, quelques heures plus tard, à bord d'une Poulette débordant de sacs, eux mêmes débordants de chapeaux, vêtements, chaussures, etc.
Sur le chemin du retour, après une petite dizaine de minutes de route, elle me fait remarquer, en se moquant clairement, que j'arrête pas d'engueuler tous les autres usagers de la route, que ce soient les automobilistes (qui ont tous trouvé leur permis dans un paquet de chips), les piétons (qui sont tous des suicidaires et qui mériteraient bien de se faire écraser), sans oublier les maudits cyclistes (qui se croient tous les rois de la route, mais qui sont juste des gros nazes qui pédalent à la vitesse de l'escargot). Je suis à deux doigts de me vexer, quand elle ajoute: "Comme tout Martinotti au volant, quoi!" Du coup, je me suis sentie flattée!
Rentrée à la maison, j'ai pu m'isoler un peu, en prétextant la nécessité de revoir mon flamoutch pour mon examen écrit du lendemain. Ce qui m'a permis aussi de recharger mes batteries pour passer avec elle une très chouette soirée film!
N'empêche, J-3!
Ma soeur et moi (jour 1)
Belgique, tremble! Depuis hier, une deuxième Martinotti a débarqué en Belgique: ma sœur Alessandra.
Je suis allée la chercher à l'aéroport de Charleroi, où son avion a atterri avec 25 minutes de retard. Quand elle est enfin sortie par les portes des arrivées, il n'a fallu que 30 secondes pour qu'elle commence à râler:
"Avion en retard ... blablabla ... problème avec les bagages ... blablabla ... hôtesses et stewards malpolis ... blablabla ..."
"Et sinon, t'es contente de me voir?"
On prend la voiture pour rentrer, je sais pas trop par où aller et elle me dit d'un air nonchalant et totalement sûr d'elle: "Ben, voyons, c'est très facile, tu prends par là, puis tu tournes là-bas et hop! on est sur l'autoroute."
"Ouais, c'est ça, tu vis même pas ici, comment pourrais-tu savoir ça..."
Elle avait parfaitement raison. Pire, en arrivant à Bruxelles, je me paume et, tel un GPS, elle me guide à destination d'une voix suave.
Mpf, elle commence déjà à m'énerver à avoir tout le temps raison.
Heureusement, une fois rentrées à la maison, elle s'adonne à l'activité préférée de tout Italien normalement constitué: entre 14h et 17h, c'est l'heure sacrée de la sieste. Après son réveil, on a passé tout le restant de l'après-midi et la soirée ensemble: on s'est bien amusées, on a ri, on a papoté, c'était du bon temps. Mais, malgré la joie de la voir, je ne suis pas faite pour partager chaque seconde de mon temps avec quelqu'un d'autre. De temps en temps, je m'enfuyais donc aux toilettes, pour rester un peu seule avec moi-même. Je sens que ces prochains 4 jours vont être très chouettes, mais horriblement longs.
Oui, je sais, je suis une sœur indigne...
Je suis allée la chercher à l'aéroport de Charleroi, où son avion a atterri avec 25 minutes de retard. Quand elle est enfin sortie par les portes des arrivées, il n'a fallu que 30 secondes pour qu'elle commence à râler:
"Avion en retard ... blablabla ... problème avec les bagages ... blablabla ... hôtesses et stewards malpolis ... blablabla ..."
"Et sinon, t'es contente de me voir?"
On prend la voiture pour rentrer, je sais pas trop par où aller et elle me dit d'un air nonchalant et totalement sûr d'elle: "Ben, voyons, c'est très facile, tu prends par là, puis tu tournes là-bas et hop! on est sur l'autoroute."
"Ouais, c'est ça, tu vis même pas ici, comment pourrais-tu savoir ça..."
Elle avait parfaitement raison. Pire, en arrivant à Bruxelles, je me paume et, tel un GPS, elle me guide à destination d'une voix suave.
Mpf, elle commence déjà à m'énerver à avoir tout le temps raison.
Heureusement, une fois rentrées à la maison, elle s'adonne à l'activité préférée de tout Italien normalement constitué: entre 14h et 17h, c'est l'heure sacrée de la sieste. Après son réveil, on a passé tout le restant de l'après-midi et la soirée ensemble: on s'est bien amusées, on a ri, on a papoté, c'était du bon temps. Mais, malgré la joie de la voir, je ne suis pas faite pour partager chaque seconde de mon temps avec quelqu'un d'autre. De temps en temps, je m'enfuyais donc aux toilettes, pour rester un peu seule avec moi-même. Je sens que ces prochains 4 jours vont être très chouettes, mais horriblement longs.
Oui, je sais, je suis une sœur indigne...
dimanche 25 octobre 2009
Pol-truc-fest
Samedi soir, j'avais une grosse envie de faire la fête. Et surtout de danser. J'ai donc lancé les invitations: Simone (of course), Papy (mais quelle bonne idée), Fred (le bout-en-train), Beau (l'absent qui a toujours tort) et pour terminer Cathrine et son tout nouveau mec flambant neuf.
Je les attendais à 21h30. Le premier (Papy) s'est pointé à 22h passé, trouvant une ambiance de feu: Phil en train de s'endormir dans le canapé, terrassé par un gros mal de tête, et moi désespérée car ma fête était nulle! On papote un peu, puis son téléphone sonne: "Hé salut trou de balle!" C'est donc Simon à l'autre bout de la ligne, et même si je n'entends pas ce qu'il dit, à voir comment Papy rigole et me regarde, il est clairement en train de se moquer de moi et de ma fête de merde.
"Ah ouais! Si c'est comme ça, je ne lui ouvrirai pas quand il arrivera!"
Entre temps, Fred se pointe, avec l'air frais typique du père de famille et des cheveux pas aussi horribles que ceux de Gigo, mais pas loin. Il se lance dans le canapé, en annonçant: "Je suis fatigué!". Cette fête prend une tournure tristounette, malgré toute ma bonne volonté.
Finalement, Simon arrive. C'est avec joie que je lui ouvre en bas et je cours vers la porte pour l'accueillir. Et Papy:
"Tu n'avais pas dit que tu allais le laisser dehors?"
"Ah oui, flûte, j'ai oublié!"
Je l'accueille en sauveur de ma fête de merde, ce qui a le mérite de la faire partir direct d'un rire tonitruant. Cool, la fête est là!
Dulcis in fundo, Cath et D arrivent en trouvant une bonne ambiance. Ouf! J'avais envie d'impressionner D et je l'aurais eu mauvaise qu'il trouve nulle ma version de la fête de la saucisse (en presque danois: pol-truc-fest)! On boit des bières, on rigole, finalement on part au Counta, sans perdre Fred, qui essayait déjà de fuir.
A partir de là, tout devient assez confus. Voici, en désordre, mes souvenirs:
- un B52 pour démarrer la soirée dignement;
- Amar qui nous surveille (surtout Fred);
- une bouteille de vodka;
- l'arrivée de deux cocktails au lieu de deux shakers ("T'as vu, la pétite est vraiment radine!");
- une discussion très sérieuse avec D, qui se termine par un "Si tu la rends pas heureuse, je te casse le nez";
- une discussion pas sérieuse du tout avec D, qui se termine par un grand éclat de rire (c'est peut-être bien la même, tiens...);
- un coup de fil à Beau pour lui dire combien il nous manquait (apparemment, nous, on lui manquait pas du tout);
- et sûrement plein d'autres choses totalement géniales qui m'échappent pour l'instant.
Le retour s'est fait en taxi; la fin de soirée ne s'est pas passée exactement comme je le voulais, quoique de toute façon je me souviens pas de grand chose, j'en garde juste des impressions.
Et le dimanche a été dur: physiquement dynamique comme un paresseux et mentalement éveillée comme un lobotomisé, je me suis juste laissée vivre, en essayant de retenir les choses fondamentales, dont une histoire de réfraction (?) que j'ai pas bien compris, mais qui m'a marquée quand même.
Ce que je garde de cette fête: l'envie d'en refaire une! Mais la prochaine fois, on va au Libertine!
Je les attendais à 21h30. Le premier (Papy) s'est pointé à 22h passé, trouvant une ambiance de feu: Phil en train de s'endormir dans le canapé, terrassé par un gros mal de tête, et moi désespérée car ma fête était nulle! On papote un peu, puis son téléphone sonne: "Hé salut trou de balle!" C'est donc Simon à l'autre bout de la ligne, et même si je n'entends pas ce qu'il dit, à voir comment Papy rigole et me regarde, il est clairement en train de se moquer de moi et de ma fête de merde.
"Ah ouais! Si c'est comme ça, je ne lui ouvrirai pas quand il arrivera!"
Entre temps, Fred se pointe, avec l'air frais typique du père de famille et des cheveux pas aussi horribles que ceux de Gigo, mais pas loin. Il se lance dans le canapé, en annonçant: "Je suis fatigué!". Cette fête prend une tournure tristounette, malgré toute ma bonne volonté.
Finalement, Simon arrive. C'est avec joie que je lui ouvre en bas et je cours vers la porte pour l'accueillir. Et Papy:
"Tu n'avais pas dit que tu allais le laisser dehors?"
"Ah oui, flûte, j'ai oublié!"
Je l'accueille en sauveur de ma fête de merde, ce qui a le mérite de la faire partir direct d'un rire tonitruant. Cool, la fête est là!
Dulcis in fundo, Cath et D arrivent en trouvant une bonne ambiance. Ouf! J'avais envie d'impressionner D et je l'aurais eu mauvaise qu'il trouve nulle ma version de la fête de la saucisse (en presque danois: pol-truc-fest)! On boit des bières, on rigole, finalement on part au Counta, sans perdre Fred, qui essayait déjà de fuir.
A partir de là, tout devient assez confus. Voici, en désordre, mes souvenirs:
- un B52 pour démarrer la soirée dignement;
- Amar qui nous surveille (surtout Fred);
- une bouteille de vodka;
- l'arrivée de deux cocktails au lieu de deux shakers ("T'as vu, la pétite est vraiment radine!");
- une discussion très sérieuse avec D, qui se termine par un "Si tu la rends pas heureuse, je te casse le nez";
- une discussion pas sérieuse du tout avec D, qui se termine par un grand éclat de rire (c'est peut-être bien la même, tiens...);
- un coup de fil à Beau pour lui dire combien il nous manquait (apparemment, nous, on lui manquait pas du tout);
- et sûrement plein d'autres choses totalement géniales qui m'échappent pour l'instant.
Le retour s'est fait en taxi; la fin de soirée ne s'est pas passée exactement comme je le voulais, quoique de toute façon je me souviens pas de grand chose, j'en garde juste des impressions.
Et le dimanche a été dur: physiquement dynamique comme un paresseux et mentalement éveillée comme un lobotomisé, je me suis juste laissée vivre, en essayant de retenir les choses fondamentales, dont une histoire de réfraction (?) que j'ai pas bien compris, mais qui m'a marquée quand même.
Ce que je garde de cette fête: l'envie d'en refaire une! Mais la prochaine fois, on va au Libertine!
mardi 20 octobre 2009
La bonne samariTina
Hier soir, en cherchant désespérément une place de parking près de chez moi, j'ai aperçu un homme couché sur le trottoir devant la petite église. Sûrement un soulard qui s'est écroulé de sommeil.
Je continue mon tour, je me gare à mille kilomètres de chez moi et je rentre en portant tant bien que mal tous les brols que j'avais avec moi. Je monte, je m'assieds dans le canapé, je m'apprête à me relaxer totalement, quand je repense à ce type. Et j'hésite: et si c'était pas juste un soulard qui dort par terre? et s'il avait besoin d'aide? et si? et si?
Me revoilà donc dehors, à remonter la rue pour arriver à l'église. Je m'approche du type, je dis d'une toute petite voix: "Monsieur, ça va?" et le type me répond en ronflant profondément et bruyamment, avec un petit filet de bave qui coule de sa bouche et forme une flaque sous sa tête. C'est donc bien un gars, très probablement saoul, qui dort dans la rue. Et à en juger par son aspect, ça doit être la routine.
Ce qui m'a vraiment frappé c'est qu'il tremblait de froid: c'était pas vraiment une nuit à dormir à la belle étoile à même le sol. Ne sachant pas quoi faire, j'appelle la police, pour expliquer la situation et avoir un conseil. Une patrouille arrive 5 minutes après et trois policiers totalement néerlandophones mais parfaitement bilingues, sortent de la voiture.
En trois minutes, ils ont réveillé le gars, demandé s'il voulait de l'aide et, après réponse négative, lui ont dit qu'il ne pouvait pas rester là et qu'il serait mieux de trouver un endroit plus réparé pour dormir. "Vous savez Madame, on ne peut pas aider ceux qui veulent pas être aidés."
Je comprends, mais je trouve ça triste.
Finalement, je me suis sentie stupide: j'ai dérangé pour rien et les flics et le type qui dormait plus ou moins paisiblement. Mais bon, se sentir débile ça ne tue pas. Par contre, j'encaisse mal l'inutilité de mon intervention: rien n'a changé.
Si jamais ça m'arrive à nouveau, j'aurai un meilleur réflexe: apporter une couverture.
Je continue mon tour, je me gare à mille kilomètres de chez moi et je rentre en portant tant bien que mal tous les brols que j'avais avec moi. Je monte, je m'assieds dans le canapé, je m'apprête à me relaxer totalement, quand je repense à ce type. Et j'hésite: et si c'était pas juste un soulard qui dort par terre? et s'il avait besoin d'aide? et si? et si?
Me revoilà donc dehors, à remonter la rue pour arriver à l'église. Je m'approche du type, je dis d'une toute petite voix: "Monsieur, ça va?" et le type me répond en ronflant profondément et bruyamment, avec un petit filet de bave qui coule de sa bouche et forme une flaque sous sa tête. C'est donc bien un gars, très probablement saoul, qui dort dans la rue. Et à en juger par son aspect, ça doit être la routine.
Ce qui m'a vraiment frappé c'est qu'il tremblait de froid: c'était pas vraiment une nuit à dormir à la belle étoile à même le sol. Ne sachant pas quoi faire, j'appelle la police, pour expliquer la situation et avoir un conseil. Une patrouille arrive 5 minutes après et trois policiers totalement néerlandophones mais parfaitement bilingues, sortent de la voiture.
En trois minutes, ils ont réveillé le gars, demandé s'il voulait de l'aide et, après réponse négative, lui ont dit qu'il ne pouvait pas rester là et qu'il serait mieux de trouver un endroit plus réparé pour dormir. "Vous savez Madame, on ne peut pas aider ceux qui veulent pas être aidés."
Je comprends, mais je trouve ça triste.
Finalement, je me suis sentie stupide: j'ai dérangé pour rien et les flics et le type qui dormait plus ou moins paisiblement. Mais bon, se sentir débile ça ne tue pas. Par contre, j'encaisse mal l'inutilité de mon intervention: rien n'a changé.
Si jamais ça m'arrive à nouveau, j'aurai un meilleur réflexe: apporter une couverture.
C'est du propre!
La semaine passée, j'ai rangé. J'ai VRAIMENT rangé. Ça m'inquiète.
Tout a commencé lundi. J'ai eu envie de changer la disposition des meubles de ma chambre. Qui dit bouger des meubles, dit faire un minimum de place pour le faire. Il a donc fallu que je range un peu. Un peu: le strict nécessaire, quoi.
Les jours passent, tout semble se dérouler normalement. Mais jeudi l'impossible se produit: je rentre du travail, je retire ma veste et, au lieu de plonger d'un mouvement gracieux et harmonieux du hall au canapé, je m'approche de la table basse, je prends un truc dessus et je le range. Et puis un autre. Et puis encore un autre. Et ainsi de suite jusqu'à ce que la table soit rangée. Et le salon. Et le hall aussi. Le lendemain, je m'attaque à ma chambre et au ménage. Le pire, c'était dimanche: je n'ai pas pu m'empêcher de nettoyer les vitres et même les rideaux.
Hier, pour échapper à ce mystérieux phénomène, j'ai décidé de passer presque toute la journée ailleurs que chez moi. Mais ça n'a servi à rien: une fois rentrée, j'ai rangé ce qui trainait.
Serait-il possible que je devienne quelqu'un d'ordonné?
Tout a commencé lundi. J'ai eu envie de changer la disposition des meubles de ma chambre. Qui dit bouger des meubles, dit faire un minimum de place pour le faire. Il a donc fallu que je range un peu. Un peu: le strict nécessaire, quoi.
Les jours passent, tout semble se dérouler normalement. Mais jeudi l'impossible se produit: je rentre du travail, je retire ma veste et, au lieu de plonger d'un mouvement gracieux et harmonieux du hall au canapé, je m'approche de la table basse, je prends un truc dessus et je le range. Et puis un autre. Et puis encore un autre. Et ainsi de suite jusqu'à ce que la table soit rangée. Et le salon. Et le hall aussi. Le lendemain, je m'attaque à ma chambre et au ménage. Le pire, c'était dimanche: je n'ai pas pu m'empêcher de nettoyer les vitres et même les rideaux.
Hier, pour échapper à ce mystérieux phénomène, j'ai décidé de passer presque toute la journée ailleurs que chez moi. Mais ça n'a servi à rien: une fois rentrée, j'ai rangé ce qui trainait.
Serait-il possible que je devienne quelqu'un d'ordonné?
samedi 17 octobre 2009
Perfect day
Aujourd'hui, je suis allée travailler avec les pieds de plombs, mais une fois rentrée chez moi, j'ai réalisé le samedi de rêve que je venais de passer. Ca a été un de ces jours où tous les clients sont sympas: on fait des belles rencontres, on retrouve des vieilles connaissances et surtout, on partage du bonheur.
Tout d'abord, il y a eu ce jeune couple qui vient régulièrement depuis quelques années. La première fois qu'ils ont poussé la porte de la boutique, Elle poursuivait ses études à l'ULB et Lui était à l'école de police en France, d'où leurs visites: ramener des chocolats aux collègues français. Au fil de leurs venues, j'ai suivi leur histoire: elle a terminé ses études et lui sa formation de policier; ils ont emménagé ensemble en France; il se sont mariés. C'est avec beaucoup de joie et de fierté qu'ils m'ont annoncé qu'ils venaient d'acheter une maison et qu'ils allaient se mettre aux bébés.
J'ai hâte de les voir arriver à trois!
Clairement, les Français étaient de sortie ce WE: j'en ai vu défiler un certain nombre. J'ai l'impression qu'ils ont tellement l'habitude de se maltraiter mutuellement, que le simple fait de se faire accueillir par un sourire les confond totalement. C'est eux les champions du: "Au revoir et merci de votre gentillesse."
C'est à moi que ça fait plaisir de voir un client entrer en ronchonnant et sortir en souriant!
La dame italienne à la crinière blonde est passée aussi acheter quelques pralines. On papote allègrement et au fur et à mesure de la discussion, j'apprends qu'en plus des intolérances au lait et au gluten, on vient de lui trouver celles au cacao et au sucre.
"Mais Madame, mais qu'est-ce que vous faites alors ici, à acheter du chocolat?"
"Oh, c'est pour mon mari et mon fils. Et puis, comme ça, j'ai l'occasion de prendre de vos nouvelles."
Je vais bien merci! Maintenant encore mieux, grâce à vous.
Ma cliente néerlandophone (oui, j'en ai une seule!) et sa maman m'ont aussi fait le plaisir de leur visite. Elle avaient toutes les deux l'air en forme, surtout la maman. La dernière fois que je l'avais vue, elle avait un bandana sur la tête, pour cacher la perte de ses cheuveux... Là, elle arborait une jolie coupe courte et un sourire radieux.
Une praline pour fêter ça?
A la fin de la journée, je vois rentrer un beaucoup-trop-jeune homme, avec une coupe de cheveux géniale. Et juste en dessous, la plus belle paire d'yeux que j'ai jamais vue de ma vie: ils étaient d'un bleu foncé tellement intense, que j'avais l'impression de plonger dans le grand large.
Waaaaouh, je suis encore sous le charme.
Pour terminer, en fermant la porte avant de partir, je vois arriver la dame d'à coté. Je la salue; elle me saute presque dans les bras tellement elle est heureuse! C'est avec émotion qu'elle me raconte qu'elle va enfin recevoir ses papiers et que sa situation est régularisée.
Finalement, c'est moi qui lui saute au cou pour la féliciter de la bonne nouvelle!
Je repars chez moi en sautillant et en chantant; je souris à tous ce que je croise: gens, animaux, voitures... Et je me réjouis d'avance de ma soirée: je la passe avec Cathrine!
Si tous les samedis pouvaient être comme ça!
Tout d'abord, il y a eu ce jeune couple qui vient régulièrement depuis quelques années. La première fois qu'ils ont poussé la porte de la boutique, Elle poursuivait ses études à l'ULB et Lui était à l'école de police en France, d'où leurs visites: ramener des chocolats aux collègues français. Au fil de leurs venues, j'ai suivi leur histoire: elle a terminé ses études et lui sa formation de policier; ils ont emménagé ensemble en France; il se sont mariés. C'est avec beaucoup de joie et de fierté qu'ils m'ont annoncé qu'ils venaient d'acheter une maison et qu'ils allaient se mettre aux bébés.
J'ai hâte de les voir arriver à trois!
Clairement, les Français étaient de sortie ce WE: j'en ai vu défiler un certain nombre. J'ai l'impression qu'ils ont tellement l'habitude de se maltraiter mutuellement, que le simple fait de se faire accueillir par un sourire les confond totalement. C'est eux les champions du: "Au revoir et merci de votre gentillesse."
C'est à moi que ça fait plaisir de voir un client entrer en ronchonnant et sortir en souriant!
La dame italienne à la crinière blonde est passée aussi acheter quelques pralines. On papote allègrement et au fur et à mesure de la discussion, j'apprends qu'en plus des intolérances au lait et au gluten, on vient de lui trouver celles au cacao et au sucre.
"Mais Madame, mais qu'est-ce que vous faites alors ici, à acheter du chocolat?"
"Oh, c'est pour mon mari et mon fils. Et puis, comme ça, j'ai l'occasion de prendre de vos nouvelles."
Je vais bien merci! Maintenant encore mieux, grâce à vous.
Ma cliente néerlandophone (oui, j'en ai une seule!) et sa maman m'ont aussi fait le plaisir de leur visite. Elle avaient toutes les deux l'air en forme, surtout la maman. La dernière fois que je l'avais vue, elle avait un bandana sur la tête, pour cacher la perte de ses cheuveux... Là, elle arborait une jolie coupe courte et un sourire radieux.
Une praline pour fêter ça?
A la fin de la journée, je vois rentrer un beaucoup-trop-jeune homme, avec une coupe de cheveux géniale. Et juste en dessous, la plus belle paire d'yeux que j'ai jamais vue de ma vie: ils étaient d'un bleu foncé tellement intense, que j'avais l'impression de plonger dans le grand large.
Waaaaouh, je suis encore sous le charme.
Pour terminer, en fermant la porte avant de partir, je vois arriver la dame d'à coté. Je la salue; elle me saute presque dans les bras tellement elle est heureuse! C'est avec émotion qu'elle me raconte qu'elle va enfin recevoir ses papiers et que sa situation est régularisée.
Finalement, c'est moi qui lui saute au cou pour la féliciter de la bonne nouvelle!
Je repars chez moi en sautillant et en chantant; je souris à tous ce que je croise: gens, animaux, voitures... Et je me réjouis d'avance de ma soirée: je la passe avec Cathrine!
Si tous les samedis pouvaient être comme ça!
mardi 13 octobre 2009
Il n'y a plus de saison
Ca y est: l'automne est vraiment arrivé!
Pourquoi j'annonce ça un 13 octobre, alors que la saison a officiellement commencé le 22 septembre? Les feuilles qui tombent, les températures qui chutent, la pluie qui nous inonde, tout cela n'était pas suffisant pour affirmer que la saison froide est là?
Oui, certes. Mais pour moi, l'automne n'a commencé que dimanche passé, lorsqu'en rentrant chez moi, j'ai pu observer le phénomène suivant: Phil jouait à WOW. En effet, lorsqu'il recommence à faire l'autiste, ça indique clairement que c'est le temps de rester chez soi et dormir en attendant le retour du soleil et de la chaleur. Ca marche aussi dans l'autre sens: lorsqu'il arrête de jouer à WOW, c'est que la belle saison est aux portes. C'est infaillible!
Espérons qu'il arrête de jouer dès demain.
Pourquoi j'annonce ça un 13 octobre, alors que la saison a officiellement commencé le 22 septembre? Les feuilles qui tombent, les températures qui chutent, la pluie qui nous inonde, tout cela n'était pas suffisant pour affirmer que la saison froide est là?
Oui, certes. Mais pour moi, l'automne n'a commencé que dimanche passé, lorsqu'en rentrant chez moi, j'ai pu observer le phénomène suivant: Phil jouait à WOW. En effet, lorsqu'il recommence à faire l'autiste, ça indique clairement que c'est le temps de rester chez soi et dormir en attendant le retour du soleil et de la chaleur. Ca marche aussi dans l'autre sens: lorsqu'il arrête de jouer à WOW, c'est que la belle saison est aux portes. C'est infaillible!
Espérons qu'il arrête de jouer dès demain.
samedi 10 octobre 2009
Allô? (2)
Vendredi 9 octobre, 17:43 pm. Je reçois un appel de Cathrine.
"Hé Cathrine!"
"Tina! Tu ne devineras jamais où je suis!"
"Ehu... en route pour l'aéroport de Zaventem?"
"Je suis à Louvain!"
"Louvain ???"
"LOUVAIN!!! Je me suis trompée de train! Je suis allée au quai pour prendre le train vers l'aéroport, je suis montée sur le premier qui passait... mais c'était pas le bon!"
Comme je suis une amie compatissante et rassurante, j'éclate de rire:
"T'as bien fait de ta blonde, là!"
Cath rit aussi:
"Oui, je sais... "
Aaahhh, la blonde attitude: je m'en lasserai jamais!
PS: pour la petite histoire, elle est finalement arrivée largement à temps, puisque son avion avait plus d'une demi heure de retard!
"Hé Cathrine!"
"Tina! Tu ne devineras jamais où je suis!"
"Ehu... en route pour l'aéroport de Zaventem?"
"Je suis à Louvain!"
"Louvain ???"
"LOUVAIN!!! Je me suis trompée de train! Je suis allée au quai pour prendre le train vers l'aéroport, je suis montée sur le premier qui passait... mais c'était pas le bon!"
Comme je suis une amie compatissante et rassurante, j'éclate de rire:
"T'as bien fait de ta blonde, là!"
Cath rit aussi:
"Oui, je sais... "
Aaahhh, la blonde attitude: je m'en lasserai jamais!
PS: pour la petite histoire, elle est finalement arrivée largement à temps, puisque son avion avait plus d'une demi heure de retard!
jeudi 8 octobre 2009
Miss Météo
Il y a des gens qui savent trouver une source d'eau avec un bâton de bois, d'autres prédisent l'avenir en lisant les cartes, d'autres encore calment le feu des brûlures par l'imposition des mains. Moi aussi, je me suis découverte un talent surnaturel: dès que je fais un aller-retour sur l'autoroute avec Poulette dans la même journée, la météo se déchaîne.
Vous ne me croyez pas? Jugez par vous-mêmes.
La toute première fois que j'ai pris l'autoroute, juste pour faire un tour, il a commencé à pleuvoir tellement fort qu'on était tous à 60 km/h. A 60 sur l'autoroute. Navrant.
Ensuite, je suis partie à Liège pour une réunion. Je me suis retrouvée dans un banc de brouillard très épais, qui m'a fidèlement accompagnée jusqu'à destination. C'était très fatiguant, car on ne voyait les autres voitures que quand on allait rentrer dedans. Pffff.
La semaine passée, je suis allée voir Simone et sa nouvelle magnifique maison, près de La Louvière. Evidemment, au retour, le ciel s'est ouvert au-dessus de nos têtes (de Poulette et de moi) et il en est tombé de l'eau comme si c'était les chutes du Niagara. Ca commence à bien faire.
Pour terminer, cette semaine, j'ai voulu essayer le raccourci par autoroute pour aller chez Sabrina. Rien que de formuler la pensée, il s'est mis à pleuvoir. Intrépide (ou inconsciente, c'est selon), je me suis mise en route. Sur Général Jacques, un mur d'eau m'attendait patiemment pour m'escorter jusque chez mon amie. Autant dire que ma visibilité n'allait pas plus loin que mon volant. Pour conjurer le sort, je décide de continuer ma route habituelle et éviter l'autoroute. Mais il est trop tard: la tempête tropicale est trop lancée pour s'arrêter et j'avance à 20km/h.
Ca ne peut pas être une coïncidence! Une malchance pareille, c'est prémédité! Du coup, acceptant mon destin, je me demande ce que je vais bien pouvoir provoquer la prochaine fois: une tornade? un cyclone? un tsunami? Rendez-vous le 26 octobre: je vais chercher ma soeur à Charleroi.
Alors un conseil: ce jour-là, restez chez vous.
Vous ne me croyez pas? Jugez par vous-mêmes.
La toute première fois que j'ai pris l'autoroute, juste pour faire un tour, il a commencé à pleuvoir tellement fort qu'on était tous à 60 km/h. A 60 sur l'autoroute. Navrant.
Ensuite, je suis partie à Liège pour une réunion. Je me suis retrouvée dans un banc de brouillard très épais, qui m'a fidèlement accompagnée jusqu'à destination. C'était très fatiguant, car on ne voyait les autres voitures que quand on allait rentrer dedans. Pffff.
La semaine passée, je suis allée voir Simone et sa nouvelle magnifique maison, près de La Louvière. Evidemment, au retour, le ciel s'est ouvert au-dessus de nos têtes (de Poulette et de moi) et il en est tombé de l'eau comme si c'était les chutes du Niagara. Ca commence à bien faire.
Pour terminer, cette semaine, j'ai voulu essayer le raccourci par autoroute pour aller chez Sabrina. Rien que de formuler la pensée, il s'est mis à pleuvoir. Intrépide (ou inconsciente, c'est selon), je me suis mise en route. Sur Général Jacques, un mur d'eau m'attendait patiemment pour m'escorter jusque chez mon amie. Autant dire que ma visibilité n'allait pas plus loin que mon volant. Pour conjurer le sort, je décide de continuer ma route habituelle et éviter l'autoroute. Mais il est trop tard: la tempête tropicale est trop lancée pour s'arrêter et j'avance à 20km/h.
Ca ne peut pas être une coïncidence! Une malchance pareille, c'est prémédité! Du coup, acceptant mon destin, je me demande ce que je vais bien pouvoir provoquer la prochaine fois: une tornade? un cyclone? un tsunami? Rendez-vous le 26 octobre: je vais chercher ma soeur à Charleroi.
Alors un conseil: ce jour-là, restez chez vous.
lundi 5 octobre 2009
Nouvelles technologies
L'autre jour, je me suis énervée comme jamais je ne me permets de le faire.
Voici l'histoire: pour mon anniversaire, j'ai discrètement suggéré, à ceux qui voudraient éventuellement me faire un cadeau, de faire une cagnotte, pour m'aider à financer l'achat d'un Iphone. Malheureusement, la communication a dû mal passer: au lieu de recevoir une jolie enveloppe, contenant une carte rigolotte et des sous, j'ai eu droit à une télécommande numérique. Une magnifiquement décevante télécommande numérique.
Vous voyez?
Ma réaction, polie et mesurée comme à l'accoutumée, a été celle de râler comme pas permis en criant à pleins poumons, comme l'incroyable Hulk. Un vrai scandale!
Malgré mes hurlements, l'un de mes amis ose s'approcher et me dit:
"C'est Alessandro qui a eu l'idée, il pensait que ça te ferait plaisir..."
Je me prépare à le manger tout cru, quand un question s'impose à mon esprit: qui diable est ALESSANDRO?????
Et le franc tombe.
J'ouvre les yeux et je me retrouve dans le merveilleux monde réel où je ne suis pas une horrible petite bonne femme qui crie comme Hulk. Et surtout, où j'ai des supers amis qui m'aiment et qui ne m'offriraient pas une stupide télécommande numérique pour mon anniversaire.
N'est-ce pas?!?!?!?
Voici l'histoire: pour mon anniversaire, j'ai discrètement suggéré, à ceux qui voudraient éventuellement me faire un cadeau, de faire une cagnotte, pour m'aider à financer l'achat d'un Iphone. Malheureusement, la communication a dû mal passer: au lieu de recevoir une jolie enveloppe, contenant une carte rigolotte et des sous, j'ai eu droit à une télécommande numérique. Une magnifiquement décevante télécommande numérique.
Vous voyez?
Ma réaction, polie et mesurée comme à l'accoutumée, a été celle de râler comme pas permis en criant à pleins poumons, comme l'incroyable Hulk. Un vrai scandale!
Malgré mes hurlements, l'un de mes amis ose s'approcher et me dit:
"C'est Alessandro qui a eu l'idée, il pensait que ça te ferait plaisir..."
Je me prépare à le manger tout cru, quand un question s'impose à mon esprit: qui diable est ALESSANDRO?????
Et le franc tombe.
J'ouvre les yeux et je me retrouve dans le merveilleux monde réel où je ne suis pas une horrible petite bonne femme qui crie comme Hulk. Et surtout, où j'ai des supers amis qui m'aiment et qui ne m'offriraient pas une stupide télécommande numérique pour mon anniversaire.
N'est-ce pas?!?!?!?
samedi 3 octobre 2009
Le jardin extraordinaire
Jeudi, en rentrant de chez Sérgio et Morgane, j'étais un peu pompette. Et je serrais dans mes bras un plant de poivron, gentiment offert par les Chatons.
Pour me tenir compagnie sur le long chemin qui mène chez moi, j'appelle Phil pour lui expliquer que je rentre à l'appart avec un poivron.
"Un quoi?"
"Un poivron. Poi-vron!"
"Ouais, ok."
J'arrive en bas de chez moi et, comme à chaque fois que je suis pompette, je perds un temps fou dans le hall de l'immeuble. Entre temps, Phil rentre aussi. Il me regarde amusé parce que je suis guillerette, puis regarde le pot avec le poivron et éclate de rire:
"Ah! Mais alors c'était vraiment un poivron!"
"Ben, ouais, c'est ce que j'ai dit au téléphone."
"J'avais mal compris et je pensais que tu rentrais avec un poivrot: un type complètement saoul, quoi! "
Je lui fais mon plus beau sourire: "Non, non. Les poivrots, tu sais, j'ai déjà donné..."
Quel art que le sarcasme!
Pour me tenir compagnie sur le long chemin qui mène chez moi, j'appelle Phil pour lui expliquer que je rentre à l'appart avec un poivron.
"Un quoi?"
"Un poivron. Poi-vron!"
"Ouais, ok."
J'arrive en bas de chez moi et, comme à chaque fois que je suis pompette, je perds un temps fou dans le hall de l'immeuble. Entre temps, Phil rentre aussi. Il me regarde amusé parce que je suis guillerette, puis regarde le pot avec le poivron et éclate de rire:
"Ah! Mais alors c'était vraiment un poivron!"
"Ben, ouais, c'est ce que j'ai dit au téléphone."
"J'avais mal compris et je pensais que tu rentrais avec un poivrot: un type complètement saoul, quoi! "
Je lui fais mon plus beau sourire: "Non, non. Les poivrots, tu sais, j'ai déjà donné..."
Quel art que le sarcasme!
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