mercredi 23 septembre 2009

Oiseaux migrateurs

Si les hirondelles annoncent l'arrivée du printemps, les pennés annoncent la rentrée académique.

A première vue, ces deux espèces n'ont rien en commun. Pourtant elles se ressemblent: les deux chantent, cherchent à s'accoupler et ont probablement les mêmes capacités mentales. Mais surtout, elles partagent la coutume de se soulager là où bon leur semble.

Mercredi passé, ma patronne me raconte d'un air totalement dégouté que, le matin, elle avait dû nettoyer une "belle" gerbe, qui gisait tristement sur le trottoir devant la boutique. Intérieurement, j'ai jubilé, parce que d'habitude c'est sur moi que ça tombe.

Je n'aurais pas dû. Ca m'apprendra.
Hier matin, j'arrive au magasin à l'aise. A l'heure. Carrément à l'avance. Je prends mon temps pour tout préparer avant l'ouverture. A l'heure pile j'allume les lumières, j'ouvre la porte et je vais chercher le courrier. Je prends l'enveloppe qui dépasse sans ouvrir la boîte aux lettres. Je la retourne pour voir l'expéditeur et je remarque qu'un coté est mouillé.
Oh non... Je n'ai même pas besoin d'ouvrir la boîte pour savoir ce que je trouverai dedans.

Depuis, j'attends avec impatience l'arrivée de l'hiver et du blocus, pendant lesquels les pennés disparaissent de la circulation.

D'ici là, la chasse est ouverte.

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