Dimanche, je me suis réveillée relativement tôt pour aller profiter du soleil au Bois de la Cambre. Armée de tongs, lunettes de soleil, maillot de bain et crème solaire, je débarque dans un bois presque vide: beaucoup de joggeurs, mais pratiquement personne sur la pelouse. Bonheur: le havre de paix que je cherchais.
Après un moment d'hésitation pour décider où m'installer (trop de choix, tue le choix, c'est bien connu), je me pose en plein milieu de tout, loin des arbres et des sentiers. En trois minutes top chrono, ma séance de bronzage relaxant démarre. Snow Patrol comme musique d'ambiance, le ciel bleu au dessus de moi, la chaleur du soleil enveloppant mon corps, le moment est parfait. Je me croirais presque chez moi. D'ailleurs l'arrivée de footballeurs malpolis renforce ce sentiment d'être en Italie...
Quelques heures après, le bois s'est bien rempli et s'il n'y a plus autant de calme, au moins il regorge de distractions: la position trèèèèèès classe d'un type couché dans l'herbe un peu plus haut que moi, la cavalière et son cheval chanteur, un père qui joue à la balle avec son petit bout de chou comme on jouerait avec un chien (va chercher la balle que j'envoie bien loin et rapporte la), le vendeur de glaces qui fait un scandale à cause des serviettes (lui, il était clairement l'un de mes compatriotes!) ou encore les deux jeunes en train de jouer à un jeu inconnu, rappelant la pétanque, mais avec des boules carrées...
Vers 13h, je reçois un coup de fil d'un ami, qui me propose d'aller à une petite fête dans le jardin de ses parents. Excellente idée! Il passe me prendre chez moi et une fois arrivés à destination, j'ai le plaisir de rencontrer pour la première fois son père, qui me donne directement l'impression de quelqu'un qui sait faire la fête. On s'installe au soleil dans le jardin, on discute de tout et de rien, et en suivant les discussions, je réalise que clairement le fils a été fait avec le même moule que le père. Quant à moi, je papote beaucoup avec sa maman, un verre de rosé à la main.
Et soudain, j'ouvre les yeux.
Mais?!?! MAIS?!?!? Où suis-je?
Je suis dans mon lit, il est 4h du matin...
Mais?!?!? MAIS?!?!? Comment j'y suis arrivée???
J'étais à une fête il y a 3 secondes...
Je réfléchis mais je me rends amèrement compte que:
1- je ne me rappelle de rien;
2- réfléchir, c'est trop dur;
3- je dois vomir.
Et je termine ma nuit avec mon ami le pot dans les bras.
Lundi matin, je n'avais pas fière allure: malade et honteuse, je suis restée au fond de mon lit à essayer de réactiver les quelques neurones rescapés de la veille. Et je vous donne en primeur le fruit de cette magnifique cogitation (attention! perle de sagesse en vue): boire à jeun = honte le lendemain.
La bonne nouvelle, c'est que l'ami en question me parle toujours. Quant à sa famille, on verra bien...
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