jeudi 13 août 2009

Lullino, le chat qui me veut du bien

Cette semaine n'est décidément pas la mienne : chaque jour apporte son lot de contrariétés. De plus, mon imminent bouleversement hormonal mensuel ne m'aide pas à relativiser les petits drames de la vie quotidienne. Et ça, c'est encore plus contrariant!

Heureusement, dans ces moments un peu nuls de la vie, je peux compter sur mes proches, qui encaissent ma mauvaise humeur, tout en m'en renvoyant de la bonne. Parmi eux, celui dont l'amour et la dévotion me touchent particulièrement est mon chat Marx (comme Groucho Marx des Marx Brothers), que en ce moment j'appelle Lullino (Carino Adoratino Pelosino Tenerino Stupidino plus tout autre mot italien se terminant par -ino: je suis une virtuose de l'enchaînement d'adjectifs!).

Je partage ma vie avec lui (et avec sa sœur Amao, dont je vous parlerai une autre fois) depuis plus de 6 ans. Pour le décrire en quelques mots, je choisirais : gros (attention, il n'y a que moi qui peux le dire), noir, poilu, lent et pacifique. Lullino aime : manger (de tout, même la salade et les frites), recevoir des bisous sur la tête, dormir dans SON fauteuil IKEA, chasser la mouche et lécher le plastique. Lullino n'aime pas : avoir son bol vide, se faire gratter violemment le ventre, être pris dans les bras, faire un quelconque effort physique n'impliquant pas de mouche.

On ne parle pas la même langue, on n'a pas les mêmes intérêts, on ne réfléchit pas de la même façon, on n'a pas les mêmes horaires ni les mêmes priorités (la sienne étant essentiellement manger). Et pourtant, on se comprend. J'irai jusqu'à dire qu'on s'aime, carrément.

Je rentre donc hier avec le moral frôlant le zéro absolu et après un moment passé à m'abrutir devant la télé, je vais me coucher (dans mon nouveau lit qui, après changement de matelas, est vraiment fantastique!). Je sais pas si c'est parce que je n'ai pas bougé, ou parce que je l'ai pas chassé, ou pour quelle autre cause tout à fait rationnelle n'impliquant pas la compréhension de ma situation par mon chat, mais le résultat a été le suivant : il m'a pas lâché. Il m'a bercé de son ronronnement, et a recommencé à chaque fois que je me suis réveillée pendant la nuit; il est resté près de moi, sa patte sur mon bras pour que je ressente sa présence, mais assez éloigné pour qu'on se gêne pas dans nos mouvements; à mon réveil, il était là, avec ses yeux d'or, ronds d'ahurissement comme d'habitude et il a émis ce son typique des chats qui ressemblait à une question : "Prrrrrr?" (Tu te sens mieux?). Bien sûr que je vais mieux Lullino : j'ai le chat le plus aimant de l'univers.

Vous vous dites peut-être que j'humanise trop mon chat. Et si c'était moi qui me CHATisais?

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