vendredi 31 juillet 2009

Le mariage demande du doigté

J'ai reçu hier le "faire-part de remerciement" du mariage de ma meilleure amie Sabrina.

Enveloppe carrée couleur chocolat, faire-part crème avec une photo en premier plan des mariés au dessus, un mot d'amour pour moi à l'intérieur, plus quelques photos en vrac. La toute première est une photo de moi, seule, plus ou moins souriante, dans ma jolie robe qui tombait et surtout avec mon pouce!!!!!

FLASHBACK!

Le samedi avant le mariage (qui a eu lieu le 18 octobre 2008), on fêtait avec les filles le brulage de culotte de Sabrina. Tout s'était parfaitement passé, entre rires et alcool (inoubliable le dernier shot de tequila!). A la fin, il n'y avait plus que nous dans la salle. Et on mettait l'ambiance! Pour terminer, on avait croisé les garçons (avec le marié dans un état tendrement pitoyable du genre "je vous aime tous, vous êtes tous super!") et à 6h du mat' on me reconduisait chez moi (on avait bien sur prévu une Bobette).

Dernière petite discut' avec Mélanie la Bobette, je descends de la voiture, "blablabla", je ferme la portière. Jusque là, rien de spécial. Pourtant un truc clochait. Il m'a fallu quelques secondes pour comprendre... Mon pouce était coincé dans la portière, qui, elle, était parfaitement bien fermée!

"AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH!" a été mon premier commentaire. Mélanie, qui allait démarrer et qui heureusement ne l'a pas fait (sinon j'aurais dû courir à coté de la voiture jusqu'à sa maison à Outsiplou), s'est retournée me regarder avec un énorme point d'interrogation sur la tête.

J'ai ouvert la portière pour dégager mon pauvre pouce meurtri. Il était déjà noir. (Et c'est à ce moment du récit que je remercie l'alcool. Car la douleur n'est venue qu'après, en même temps que le mal de crâne et la gueule de bois. Merci alcool!)

Mélanie, en bonne mère de famille, ne panique pas du tout et me dit : "Hopopop, je t'amène aux urgences!" Et moi de décliner l'offre, en disant que c'est rien, que je vais rentrer chez moi et que tout ira bien. Je le disais pour elle ou pour moi? Je la largue là, comme ça, et je monte. Je mets mon doigt dans la glace, je m'endors du sommeil du soul, je ne fais pas pipi dans ma culotte (il parait que si on s'endort avec un doigt dans l'eau, on se fait pipi dessus) et la soirée se termine.

Le lendemain, mon pouce ressemblait à une saucisse oubliée dans le BBQ, il faisait un mal de chien et je me demandais si on allait pas être obligé de l'amputer. Au fil des semaines qui ont suivi, l'ongle est devenu plus noir que noir, ensuite il a commencé à se décoller, puis tout doucement il est tombé en morceaux, littéralement. Au Nouvel An, j'ai encore réussi à blesser ce pauvre doigt qui demandait rien et qui n'en pouvait plus. Ne sous-estimez pas l'importance de l'ongle: c'est fou comme on se fait mal aux doigts quand il est pas là.

Aujourd'hui 31 juillet 2009 l'ongle a repoussé entièrement, mais il est toujours fêlé (pas fou hein, vraiment fêlé!). A chaque fois que je le regarde, je repense à cette période terriblement stressante qui a précédé le mariage, avec toute l'organisation à mettre en place. Mais ça a été aussi une période terriblement heureuse, où tout a été partagé.

Et quand je vois le couple magnifique que Sabrina et son mari forment aujourd'hui, je me dis que j'aurais bien sacrifié l'autre pouce aussi.

Vive les mariés!

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