L'autre soir, je me suis incrustée chez Gaëlle, histoire de vérifier en personne tout le bien qu'on me dit de cette fille et aussi poussée par la curiosité de rencontrer ses colocataires Vert, Bleu et Brun, dont je suis les aventures sur son blog (il n'y avait que Brun, mais il vaut le détour à lui tout seul).
Bilan de la soirée:
- Gaëlle est super grande. Dans sa cuisine pour gens de plus d'1,60m, elle arrive sans problème à attraper des ustensiles se trouvant sur la dernière étagère, tout en haut. Respect.
- Gaëlle est bonne cuisinière. Sa sauce pour les pâtes était réellement délicieuse. Je regrette de ne pas en avoir pris un Tupperware pour la maison.
- Gaëlle est vachement drôle. Son mime d'araignée farceuse qui cache deux de ses pattes en criant:"Je suis une fourmi!" était digne d'un Oscar.
- Gaëlle raconte super bien (contrairement à Duff, si j'ai bien compris). Ses aventures sont très souvent délirantes et rocambolesques: j'adore. L'anecdote du gars qu'elle a fui en courant, profitant d'un moment de distraction pendant qu'il était au téléphone, était hilarante. D'autant plus que je connaissais déjà l'histoire, mais du point de vue de la personne à l'autre bout de la ligne! (Les amitiés croisées sont très drôles: ça permet de rire deux fois de la même histoire, mais pas du tout pour les mêmes raisons!)
En conclusion, Gaëlle remplit les conditions pour rentrer officiellement dans le club des gens que j'apprécie. Félicitations!
samedi 26 décembre 2009
vendredi 25 décembre 2009
Fables de La Fontaine
Toujours chez Fred, en train de regarder Maya jouer à son nouveau jeu pour la WII.
J'ai suivi sa partie pendant un long moment, en posant des questions et en participant activement de temps en temps ("Chipeur, arrêtes de chiper! Chipeur, arrêtes de chiper! Chipeur, arrêtes de chiper!").
D'un coup Simon demande:
"C'est quoi le but du jeu?"
Je me tourne vers lui et, sur le ton légèrement méprisant de celle qui a tout compris, je lui lâche:
"Mais enfin! T'as rien compris? Il faut sauver la Princesse des Glaces!"
Et Maya, sur le même ton que moi:
"Mais enfin, Tina! T'as rien compris! C'est pas la Princesse des Glaces, c'est la Princesse des Neiges! DES NEEEEEEEEIGES!"
Tel est pris qui croyait prendre.
J'ai suivi sa partie pendant un long moment, en posant des questions et en participant activement de temps en temps ("Chipeur, arrêtes de chiper! Chipeur, arrêtes de chiper! Chipeur, arrêtes de chiper!").
D'un coup Simon demande:
"C'est quoi le but du jeu?"
Je me tourne vers lui et, sur le ton légèrement méprisant de celle qui a tout compris, je lui lâche:
"Mais enfin! T'as rien compris? Il faut sauver la Princesse des Glaces!"
Et Maya, sur le même ton que moi:
"Mais enfin, Tina! T'as rien compris! C'est pas la Princesse des Glaces, c'est la Princesse des Neiges! DES NEEEEEEEEIGES!"
Tel est pris qui croyait prendre.
Cendrillon
Anniversaire improvisé de Beau chez Fred et Marie.
On arrive chez eux: Beau se dirige directement dans le salon pour saluer Marie et Fred et reste avec ce dernier debout près du canapé à papoter. Entre temps, Simon et moi retirons nos chaussures (il y avait encore de la neige partout ce soir-là), on s'installe dans le canapé et on rejoint la conversation en cours entre les deux.
Soudain, Fred baisse les yeux, se rend compte que Beau a encore ses chaussures aux pieds et qu'une flaque de neige fondue vient de se former sous lesdites chaussures. Et le fait remarquer à Beau, en faisant preuve de toute sa modération:
"M'enfin Beau! T'as pas retiré tes chaussures, alors que dehors il fait degueulasse. Voilà, regarde, t'en as foutu partout. Franchement, c'est quoi ça pour des manières, blablabla blablabla"
Pendant la tirade, Simon et moi avons vu Beau se tasser de plus en plus sur lui-même, pour finalement se retrouver à genoux par terre, en train de nettoyer la flaque avec un essuie-tout, l'air malheureux et maltraité ... en chantant la chanson de Cendrillon!
Joyeux anniversaire à mon Beau, roi de la de-dramatisation!
On arrive chez eux: Beau se dirige directement dans le salon pour saluer Marie et Fred et reste avec ce dernier debout près du canapé à papoter. Entre temps, Simon et moi retirons nos chaussures (il y avait encore de la neige partout ce soir-là), on s'installe dans le canapé et on rejoint la conversation en cours entre les deux.
Soudain, Fred baisse les yeux, se rend compte que Beau a encore ses chaussures aux pieds et qu'une flaque de neige fondue vient de se former sous lesdites chaussures. Et le fait remarquer à Beau, en faisant preuve de toute sa modération:
"M'enfin Beau! T'as pas retiré tes chaussures, alors que dehors il fait degueulasse. Voilà, regarde, t'en as foutu partout. Franchement, c'est quoi ça pour des manières, blablabla blablabla"
Pendant la tirade, Simon et moi avons vu Beau se tasser de plus en plus sur lui-même, pour finalement se retrouver à genoux par terre, en train de nettoyer la flaque avec un essuie-tout, l'air malheureux et maltraité ... en chantant la chanson de Cendrillon!
Joyeux anniversaire à mon Beau, roi de la de-dramatisation!
lundi 21 décembre 2009
Permis de tuer
Voilà une affaire rondement menée: j'ai réussi mon permis de conduire! Pourtant, ça n'a pas été faute d'essayer de le rater! Voici comment ça s'est passé.
J'arrive parfaitement à l'heure au centre d'examen (en STIB: à cause de la neige, je n'ai pas osé y aller avec Poulette) et je vois directement que quelque chose cloche: à l'extérieur c'est le désert. Là où, en général, ça grouille de voitures, de gens et de papiers de toutes les couleurs, il n'y a rien. Juste deux gars en train de déblayer la neige devant l'entrée. A l'intérieur, une dame pas trop souriante derrière une vitre m'annonce que les examens du matin ont été annulés à cause de la neige, mais que, peut-être, il y en aura l'après-midi.
J'attends, en passant quelques coups de fil. Une heure après mon arrivée, la nouvelle tombe: les examens reprennent. Presque au même moment, tel l'homme qui tombe à pic, mon moniteur arrive et donne un certain nombre de papiers à la dame pas souriante. Pendant qu'il me donne les derniers conseils avant d'être appelés, un type (qui s'avérera être mon examinateur) le prend à part. En fait, il se trouve que parmi les papiers qu'il a donné, il y en a deux différents pour l'assurance de la voiture, mais aucun n'est valable. Pas d'assurance, pas de voiture. Pas de voiture, pas d'examen. Pas d'examen, pas de permis. Pas de permis, ... pas de permis!
Mais Paolo Fox me l'avait bien annoncé, dans son horoscope du matin, que c'était une journée de chance: un autre moniteur de la même auto-école avait un véhicule en règle, mais toujours pas de candidat!
L'examen commence par les questions de base: feux PCR, clignotants divers, feux antibrouillard.
"Ha! Sur l'autre voiture, c'était là... Attendez une seconde je dois trouver le bon petit dessin."
"..."
"Les voilà!"
"... c'est ça."
Une petite virée sous le capot pour identifier le réservoir d'eau pour les essuie-glaces, et nous voilà parti. Ou presque: ma toute première action, après avoir mis le clignotant, a été de caler. Deux fois de suite. J'essaie d'en rire:
"Héhé, ça commence fort!"
Silence de tombe dans la voiture.
On commence notre petit tour; Bruxelles est méconnaissable sous la neige: je ne sais pas du tout où je suis et encore moins où je vais. Lorsqu'on me demande de faire demi-tour, je cale à nouveau.
"Héhé, décidément, j'arrête pas!"
Un ange passe.
Pour me garer, idem. Pas moyen de faire marche arrière sans caler. Et la neige ne m'aidait franchement pas: où est ce satané trottoir? Pratiquement garée, mais franchement agacée, je sors de là pour aller me garer plus loin.
"Parce que je vois rien, inutile que je m'énerve pour une place de parking."
La deuxième tentative passe comme une couque à la poste.
Déjà à ce moment-là, je pensais que c'était cuit. Mais alors, à 2 minutes de la fin, je fais un beau refus de priorité. Je m'en suis rendue compte en le faisant, mais c'était tellement plus fluide de continuer plutôt que de m'arrêter en plein milieu d'un carrefour pour faire passer une voiture elle-même déjà arrêtée! Le temps qu'elle démarre, je passais 2 fois! Non?
L'examen se termine; l'examinateur sort après m'avoir expliqué où je dois l'attendre, sans rien me dire d'autre (pour donner le verdict, ils attendent d'être au chaud dans le bureau, derrière une vitre de protection, les lâches). Il apparait quelques minutes après, derrière la fameuse vitre, et, d'un air pas convaincu, me dit:
"Ben, voilà, c'est réussi..."
"C'est réussi??? C'est super!"
"Mais il faut faire attention aux priorités de droite."
"Oui, oui."
Ravie, incrédule et sautillante, j'annonce la bonne nouvelle à mon moniteur, qui est tout aussi ravi et incrédule que moi, mais beaucoup moins sautillant, il faut l'avouer.
Dès que j'ai le papier officiel, je monte en Hollande un jour et une nuit. Qui vient avec?
J'arrive parfaitement à l'heure au centre d'examen (en STIB: à cause de la neige, je n'ai pas osé y aller avec Poulette) et je vois directement que quelque chose cloche: à l'extérieur c'est le désert. Là où, en général, ça grouille de voitures, de gens et de papiers de toutes les couleurs, il n'y a rien. Juste deux gars en train de déblayer la neige devant l'entrée. A l'intérieur, une dame pas trop souriante derrière une vitre m'annonce que les examens du matin ont été annulés à cause de la neige, mais que, peut-être, il y en aura l'après-midi.
J'attends, en passant quelques coups de fil. Une heure après mon arrivée, la nouvelle tombe: les examens reprennent. Presque au même moment, tel l'homme qui tombe à pic, mon moniteur arrive et donne un certain nombre de papiers à la dame pas souriante. Pendant qu'il me donne les derniers conseils avant d'être appelés, un type (qui s'avérera être mon examinateur) le prend à part. En fait, il se trouve que parmi les papiers qu'il a donné, il y en a deux différents pour l'assurance de la voiture, mais aucun n'est valable. Pas d'assurance, pas de voiture. Pas de voiture, pas d'examen. Pas d'examen, pas de permis. Pas de permis, ... pas de permis!
Mais Paolo Fox me l'avait bien annoncé, dans son horoscope du matin, que c'était une journée de chance: un autre moniteur de la même auto-école avait un véhicule en règle, mais toujours pas de candidat!
L'examen commence par les questions de base: feux PCR, clignotants divers, feux antibrouillard.
"Ha! Sur l'autre voiture, c'était là... Attendez une seconde je dois trouver le bon petit dessin."
"..."
"Les voilà!"
"... c'est ça."
Une petite virée sous le capot pour identifier le réservoir d'eau pour les essuie-glaces, et nous voilà parti. Ou presque: ma toute première action, après avoir mis le clignotant, a été de caler. Deux fois de suite. J'essaie d'en rire:
"Héhé, ça commence fort!"
Silence de tombe dans la voiture.
On commence notre petit tour; Bruxelles est méconnaissable sous la neige: je ne sais pas du tout où je suis et encore moins où je vais. Lorsqu'on me demande de faire demi-tour, je cale à nouveau.
"Héhé, décidément, j'arrête pas!"
Un ange passe.
Pour me garer, idem. Pas moyen de faire marche arrière sans caler. Et la neige ne m'aidait franchement pas: où est ce satané trottoir? Pratiquement garée, mais franchement agacée, je sors de là pour aller me garer plus loin.
"Parce que je vois rien, inutile que je m'énerve pour une place de parking."
La deuxième tentative passe comme une couque à la poste.
Déjà à ce moment-là, je pensais que c'était cuit. Mais alors, à 2 minutes de la fin, je fais un beau refus de priorité. Je m'en suis rendue compte en le faisant, mais c'était tellement plus fluide de continuer plutôt que de m'arrêter en plein milieu d'un carrefour pour faire passer une voiture elle-même déjà arrêtée! Le temps qu'elle démarre, je passais 2 fois! Non?
L'examen se termine; l'examinateur sort après m'avoir expliqué où je dois l'attendre, sans rien me dire d'autre (pour donner le verdict, ils attendent d'être au chaud dans le bureau, derrière une vitre de protection, les lâches). Il apparait quelques minutes après, derrière la fameuse vitre, et, d'un air pas convaincu, me dit:
"Ben, voilà, c'est réussi..."
"C'est réussi??? C'est super!"
"Mais il faut faire attention aux priorités de droite."
"Oui, oui."
Ravie, incrédule et sautillante, j'annonce la bonne nouvelle à mon moniteur, qui est tout aussi ravi et incrédule que moi, mais beaucoup moins sautillant, il faut l'avouer.
Dès que j'ai le papier officiel, je monte en Hollande un jour et une nuit. Qui vient avec?
jeudi 17 décembre 2009
Cadeaux (3)
Lundi, j'appelle ma mère sur Skype pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. J'en profite aussi pour lui montrer mon iPhone, auquel elle ne comprend pas grand chose, sauf que j'en suis ravie. Elle aussi a reçu un cadeau de ses amis (dans son cas, que des dames d'un certain âge).
" ... et alors mes copines m'ont offert un sac."
"C'est cool un sac!"
"En général oui. Mais tu n'as pas vu ce qu'elle m'ont offert comme sac..."
"???"
"Un sac poilu... léopardé... Une horreur. Je voulais un sac, c'est vrai. Mais un beau, pas ça... Mon seul espoir, c'est qu'il plaise à ta sœur."
J'ai failli lui conseiller de se faire un blog et, à l'approche de son anniversaire, d'écrire un mot à propos de ce qu'elle aimerait recevoir...
" ... et alors mes copines m'ont offert un sac."
"C'est cool un sac!"
"En général oui. Mais tu n'as pas vu ce qu'elle m'ont offert comme sac..."
"???"
"Un sac poilu... léopardé... Une horreur. Je voulais un sac, c'est vrai. Mais un beau, pas ça... Mon seul espoir, c'est qu'il plaise à ta sœur."
J'ai failli lui conseiller de se faire un blog et, à l'approche de son anniversaire, d'écrire un mot à propos de ce qu'elle aimerait recevoir...
lundi 14 décembre 2009
Cadeaux (2)
Pour mon anniversaire, j'ai reçu un autre cadeau: un chauffe-lit électrique.
"Comme tu as toujours froid, on voulait t'offrir quelque chose qui te tienne chaud au lit. On a pas trouvé de mec, alors on a pris ça!"
Merci!
Ça tombait super bien, le froid est arrivé pile ce jour-là.
Et depuis, lorsque je me couche, mon lit est délicieusement chaud. Et c'est tellement bon, que je fais comme mon chat quand il s'installe sur la 'pétite fleur': je ronronne de bonheur avant de m'endormir.
Finalement, ça remplace assez bien une présence masculine.
Sauf pour une chose...
"Comme tu as toujours froid, on voulait t'offrir quelque chose qui te tienne chaud au lit. On a pas trouvé de mec, alors on a pris ça!"
Merci!
Ça tombait super bien, le froid est arrivé pile ce jour-là.
Et depuis, lorsque je me couche, mon lit est délicieusement chaud. Et c'est tellement bon, que je fais comme mon chat quand il s'installe sur la 'pétite fleur': je ronronne de bonheur avant de m'endormir.
Finalement, ça remplace assez bien une présence masculine.
Sauf pour une chose...
Cadeaux (1)
Enfin! Je l'ai! Il est à moi! MY PRECIOUS!
Grâce à mes amis, je tiens entre les mains cette merveille technologique qui permet d'avoir un téléphone et un iPod dans le même appareil. Et beaucoup plus que ça.
Mais BEAUCOUP plus que ça!
Moi-même, j'en avais pas compris toute la richesse avant d'avoir chipoté un peu.
Je l'adore, tout simplement. A tel point que je lui fais souvent des bisous:

Merci Phil!
Merci Sabrina!
Merci Cathrine!
Merci Sérgio!
Merci Morgane!
Merci Beau!
Merci Simon!
Merci Emilie!
Merci Chaton!
Merci Chatonne!
Merci Ariane!
Grâce à mes amis, je tiens entre les mains cette merveille technologique qui permet d'avoir un téléphone et un iPod dans le même appareil. Et beaucoup plus que ça.
Mais BEAUCOUP plus que ça!
Moi-même, j'en avais pas compris toute la richesse avant d'avoir chipoté un peu.
Je l'adore, tout simplement. A tel point que je lui fais souvent des bisous:
Merci Phil!
Merci Sabrina!
Merci Cathrine!
Merci Sérgio!
Merci Morgane!
Merci Beau!
Merci Simon!
Merci Emilie!
Merci Chaton!
Merci Chatonne!
Merci Ariane!
vendredi 11 décembre 2009
Cours de bruitage
L'autre soir, Cathrine imitait l'ouverture d'une bouteille de champagne en faisant les bruitages suivants: Peu (ouverture de la bouteille) Pschhhhhhhh (champagne qui coule à flots).
Après un moment de perplexité, Phil, docteur ès bruitages, nous explique que le bouchon qui saute ne fait pas 'Peu' mais bien 'PoP'. Il s'en est suivi un formidable débat:
"PoP?"
"PoP."
"PoP, PoP."
"PoPPoPPoP, PoPPoPPoP"
"PoPPoPPoP, PoP!"
"PoPPoPPoPPoP: PoPPoPPoPPoPPoP."
"PoP!"
Les discussions avec ma blonde, elles valent toujours le détour!
Après un moment de perplexité, Phil, docteur ès bruitages, nous explique que le bouchon qui saute ne fait pas 'Peu' mais bien 'PoP'. Il s'en est suivi un formidable débat:
"PoP?"
"PoP."
"PoP, PoP."
"PoPPoPPoP, PoPPoPPoP"
"PoPPoPPoP, PoP!"
"PoPPoPPoPPoP: PoPPoPPoPPoPPoP."
"PoP!"
Les discussions avec ma blonde, elles valent toujours le détour!
JCVD
Hier, c'était mon anniversaire: j'ai passé une formidable journée, rythmée par le doux bip de mon gsm m'annonçant l'arrivée des moult messages que j'ai reçu (merci à tous!).
Le meilleur a été l'entrée, toute aussi soudaine que improbable, de Jean-Claude Van Damme himself dans ma boutique. Habillé d'une veste et d'un t-shirt tâchés de boue, il se place direct devant les massepains et en demande un sachet.
"Qu'il est bon d'être en Belgique!"
Il attrape le sachet de derrière le comptoir, pour y goûter tout de suite.
"S'il vous plaît, je dois d'abord le peser, avant que vous ne puissiez le manger"
Visiblement très pressé et pas gêné pour un sou, il le pèse carrément lui-même: "Ca fait 176 grammes, c'est possible?"
"Oui, mais il va falloir patienter encore une seconde, le temps que la balance m'affiche le prix. Voilà, tenez."
Il ingurgite avec bonheur le contenu du sachet et repart vers les pralines pour en choisir quelques unes. Il prend que des caramels.
"Vous aimez le caramel, on dirait."
"A vrai dire, non. Le chocolat c'est pour ma copine, moi j'en mange pas parce qu'il fait grossir."
Et le massepain non, peut-être???
Il paies avec un billet de 100, sorti de la deuxième plus grosse liasse d'argent que j'ai jamais vu de ma vie (la première étant celle de l'ancien ambassadeur du Brunei) et disparaît aussi soudainement qu'il avait apparu. S'il n'y avait pas eu Caroline comme témoin, j'aurais cru à une hallucination visuelle.
Après Philippe Geluck (homme charmant aimant les caramels au beurre salé), Jean Claude Van Damme (fanatique du massepain).
Qui sera le prochain?
Le meilleur a été l'entrée, toute aussi soudaine que improbable, de Jean-Claude Van Damme himself dans ma boutique. Habillé d'une veste et d'un t-shirt tâchés de boue, il se place direct devant les massepains et en demande un sachet.
"Qu'il est bon d'être en Belgique!"
Il attrape le sachet de derrière le comptoir, pour y goûter tout de suite.
"S'il vous plaît, je dois d'abord le peser, avant que vous ne puissiez le manger"
Visiblement très pressé et pas gêné pour un sou, il le pèse carrément lui-même: "Ca fait 176 grammes, c'est possible?"
"Oui, mais il va falloir patienter encore une seconde, le temps que la balance m'affiche le prix. Voilà, tenez."
Il ingurgite avec bonheur le contenu du sachet et repart vers les pralines pour en choisir quelques unes. Il prend que des caramels.
"Vous aimez le caramel, on dirait."
"A vrai dire, non. Le chocolat c'est pour ma copine, moi j'en mange pas parce qu'il fait grossir."
Et le massepain non, peut-être???
Il paies avec un billet de 100, sorti de la deuxième plus grosse liasse d'argent que j'ai jamais vu de ma vie (la première étant celle de l'ancien ambassadeur du Brunei) et disparaît aussi soudainement qu'il avait apparu. S'il n'y avait pas eu Caroline comme témoin, j'aurais cru à une hallucination visuelle.
Après Philippe Geluck (homme charmant aimant les caramels au beurre salé), Jean Claude Van Damme (fanatique du massepain).
Qui sera le prochain?
mardi 8 décembre 2009
Fiocco rosa
Je souhaite la bienvenue à Lili, née le 7 décembre avec une petite semaine de retard, tellement elle était confortablement installée dans le ventre de sa maman.
Je n'ai pas encore eu le plaisir de la voir, mais à en juger par la réaction de son tonton, elle doit être la petite fille la plus craquante de l'univers.
Il me tarde de te rencontrer, Lili, à bientôt!
Je n'ai pas encore eu le plaisir de la voir, mais à en juger par la réaction de son tonton, elle doit être la petite fille la plus craquante de l'univers.
Il me tarde de te rencontrer, Lili, à bientôt!
mardi 1 décembre 2009
Grazie mamma! (2)
Sur Skype, en train de parler avec ma maman.
"... et je vais aller voir ma copine qui vient d'accoucher et ..."
"Et quand est-ce que tu me fais des petits enfants? Parce que, moi, j'ai envie d'être grand mère! Toutes mes copines ont casé leurs filles et ont plein de petits enfants qui courent partout. Et moi rien! Pfff! Deux filles et zéro petits enfants! Je n'aurais pas dû vous éduquer à la liberté et à l'indépendance, mais plutôt à être des bonnes épouses..."
"..."
Rien ne vaut les mots réconfortants d'une mère.
"... et je vais aller voir ma copine qui vient d'accoucher et ..."
"Et quand est-ce que tu me fais des petits enfants? Parce que, moi, j'ai envie d'être grand mère! Toutes mes copines ont casé leurs filles et ont plein de petits enfants qui courent partout. Et moi rien! Pfff! Deux filles et zéro petits enfants! Je n'aurais pas dû vous éduquer à la liberté et à l'indépendance, mais plutôt à être des bonnes épouses..."
"..."
Rien ne vaut les mots réconfortants d'une mère.
lundi 30 novembre 2009
Le plus court chemin (2)
Quel est le plus court chemin entre Avenue des Archiducs à Watermaal et chez moi?
Celui-ci, peut-être?

Surement.
Mais je devais avoir envie de conduire aujourd'hui, car voici le chemin que j'ai emprunté par erreur:

Je pensais être vraiment perdue, quand soudain j'ai réalisé que j'avais miraculeusement atterri dans le bois de la Cambre!
J'ai un GPS dans la tête, je vous le dis!
Celui-ci, peut-être?
Surement.
Mais je devais avoir envie de conduire aujourd'hui, car voici le chemin que j'ai emprunté par erreur:
Je pensais être vraiment perdue, quand soudain j'ai réalisé que j'avais miraculeusement atterri dans le bois de la Cambre!
J'ai un GPS dans la tête, je vous le dis!
Le plus court chemin (1)
Quel est le plus court chemin entre la Place Jean de Paduwa et Montgomery?
Mappy conseille celui-ci:

Simple, rapide, efficace: tout droit, à gauche, tout droit.
Pourtant, je me suis fait avoir par un stupide tunnel et voici mon plus court chemin à moi:

Jolie boucle, n'est-ce pas?
Mappy conseille celui-ci:
Simple, rapide, efficace: tout droit, à gauche, tout droit.
Pourtant, je me suis fait avoir par un stupide tunnel et voici mon plus court chemin à moi:
Jolie boucle, n'est-ce pas?
dimanche 29 novembre 2009
30 millions d'amis
Sur France 3, le dimanche, j'aime zapper tout à fait par hasard et tomber sur cette émission géniale qu'est 30 millions d'amis. Cette semaine, le reportage sur les Alpagas chtis a retenu tout mon attention.
Savez-vous ce qu'est un alpaga? C'est un animal proche du lama, mais en plus petit et sans l'option crachat. Originaire des Andes, il est élevé pour sa laine et aussi pour sa viande (chez nous, il est légalement considéré comme un animal de compagnie, il est donc interdit d'en manger). Habitué à vivre à haute altitude, il s'est quand même bien acclimaté chez nos voisins français du nord (d'où le coté chti).
Ce que le reportage ne dit pas, sûrement parce que ça saute immédiatement aux yeux, c'est que l'alpaga est un animal de fière allure, plus particulièrement après la tonte:

J'en ris encore... on dirait pas des énooormes coton-tiges?
Savez-vous ce qu'est un alpaga? C'est un animal proche du lama, mais en plus petit et sans l'option crachat. Originaire des Andes, il est élevé pour sa laine et aussi pour sa viande (chez nous, il est légalement considéré comme un animal de compagnie, il est donc interdit d'en manger). Habitué à vivre à haute altitude, il s'est quand même bien acclimaté chez nos voisins français du nord (d'où le coté chti).
Ce que le reportage ne dit pas, sûrement parce que ça saute immédiatement aux yeux, c'est que l'alpaga est un animal de fière allure, plus particulièrement après la tonte:

J'en ris encore... on dirait pas des énooormes coton-tiges?
jeudi 26 novembre 2009
Surnom
Au restaurant, je raconte ma mésaventure avec mon serveur mail, qui coupe inopinément les mails que je reçois.
"... Et alors je reçois un mail de Tash..."
Je m'arrête deux secondes dans ma phrase, consciente d'avoir estropié un surnom.
Mon interlocuteur me regarde avec des yeux ronds et répète:
"Tu as bien dit Tache???"
L'horrible lapsus:
"Je voulais dire Dash..."
Ça ne fait rire que moi?
"... Et alors je reçois un mail de Tash..."
Je m'arrête deux secondes dans ma phrase, consciente d'avoir estropié un surnom.
Mon interlocuteur me regarde avec des yeux ronds et répète:
"Tu as bien dit Tache???"
L'horrible lapsus:
"Je voulais dire Dash..."
Ça ne fait rire que moi?
mercredi 25 novembre 2009
Fiocco azzurro
Je souhaite la bienvenue dans ce monde à Noah, né cette nuit avec une petite semaine d'avance, tellement il avait envie de rencontrer ses formidables parents.
Il est petit et mignon, pas fripé du tout, avec plein de cheveux; il sent méééééga bon; il a des fringues d'enfer, sans parler du chapeau; il fait plein de grimaces en dormant et quand il dort pas, il mange. En un mot: ADORABLE!
Nous avons passé une formidable après-midi ensemble, dont voici un petit souvenir:

On se revoit bientôt, petit Noah! Et d'ici là, laisse ta maman dormir!
PS: En italien, lorsque la famille s'agrandit, on a coutume d'exposer sur la porte de l'immeuble ou de la maison un nœud (fiocco) rose ou bleu selon le sexe de l'enfant, pour que tout le quartier puisse se réjouir de l'heureux événement.
Il est petit et mignon, pas fripé du tout, avec plein de cheveux; il sent méééééga bon; il a des fringues d'enfer, sans parler du chapeau; il fait plein de grimaces en dormant et quand il dort pas, il mange. En un mot: ADORABLE!
Nous avons passé une formidable après-midi ensemble, dont voici un petit souvenir:

On se revoit bientôt, petit Noah! Et d'ici là, laisse ta maman dormir!
PS: En italien, lorsque la famille s'agrandit, on a coutume d'exposer sur la porte de l'immeuble ou de la maison un nœud (fiocco) rose ou bleu selon le sexe de l'enfant, pour que tout le quartier puisse se réjouir de l'heureux événement.
samedi 21 novembre 2009
La St V, c'est nul!
J'avais pensé vous raconter ma St V de cette année, la première depuis plus de 5 ans et probablement la dernière, mais finalement non: même l'écrire, c'est trop chiant.
Alors, j'ai fait court: tout est dans le titre!
Alors, j'ai fait court: tout est dans le titre!
mercredi 18 novembre 2009
Bwwwwww
Hier, à bord de Poulette, en compagnie de Sérgio, de retour d'une courte séance de cat-sitting à Evere.
Blablabla ("Bwwwwwwww") Blablabla Blablabla ("Bwwwww") Blabla Blabla ("Bwwwwwwwww") Blablablabla
Dans le rond point Meiser, Sérgio me demande:
"C'est quoi ce bruit que tu fais avec la bouche quand tu tournes le volant?"
"Quel bruit?", je me demande en tournant le volant pour sortir du rond point.
("Bwwwwwwwww")
Ah oui. Effectivement.
Je souris, un peu gênée:
"Ehu, tu vas rire ... c'est pour le dérapage ... comme dans Mario Kart, tu vois?"
C'est cela, WII...
Blablabla ("Bwwwwwwww") Blablabla Blablabla ("Bwwwww") Blabla Blabla ("Bwwwwwwwww") Blablablabla
Dans le rond point Meiser, Sérgio me demande:
"C'est quoi ce bruit que tu fais avec la bouche quand tu tournes le volant?"
"Quel bruit?", je me demande en tournant le volant pour sortir du rond point.
("Bwwwwwwwww")
Ah oui. Effectivement.
Je souris, un peu gênée:
"Ehu, tu vas rire ... c'est pour le dérapage ... comme dans Mario Kart, tu vois?"
C'est cela, WII...
samedi 7 novembre 2009
Réminiscences
Dimanche, 2h30 du matin.
Je suis littéralement vautrée dans mon canapé, une sigarette qui fait rire dans une main, en train de regarder "Les enfants de Dune" (mais qu'est-ce qu'il est beau ce James McAvoy!).
Phil rentre à la maison, me fait un signe de la main et disparaît dans le couloir.
Dimanche, 4h30 du matin.
Je dois faire pipi, je me lève péniblement du canapé et je me dirige vers la toilette. Et je vois que la lumière est allumée. Flûte...
"Ehuuuu, Phil? T'es là? Je dois faire pipi, tu pourrais bien sortir?"
TOUM, BOUM, POUF.
"J'ai dit sortir, pas tomber."
"Gnnnggnnnnn"
Phil le zombie sort, fait les trois pas qui le séparent de sa chambre, s'assied sur le bord de son lit et entreprend une guerre contre ses vêtements. Mon envie étant pressante, je vais sans attendre au petit coin, le laissant se débrouiller avec son pull, qui coinçait ostensiblement au niveau de la tête.
Pourquoi je raconte ça? Pour me moquer de Phil? Evidemment. Mais aussi parce que ça faisait longtemps qu'il ne s'était plus endormi aux toilettes en ma présence.
Et surtout, ça faisait longtemps que cela ne m'avait plus fait autant rire!
Je suis littéralement vautrée dans mon canapé, une sigarette qui fait rire dans une main, en train de regarder "Les enfants de Dune" (mais qu'est-ce qu'il est beau ce James McAvoy!).
Phil rentre à la maison, me fait un signe de la main et disparaît dans le couloir.
Dimanche, 4h30 du matin.
Je dois faire pipi, je me lève péniblement du canapé et je me dirige vers la toilette. Et je vois que la lumière est allumée. Flûte...
"Ehuuuu, Phil? T'es là? Je dois faire pipi, tu pourrais bien sortir?"
TOUM, BOUM, POUF.
"J'ai dit sortir, pas tomber."
"Gnnnggnnnnn"
Phil le zombie sort, fait les trois pas qui le séparent de sa chambre, s'assied sur le bord de son lit et entreprend une guerre contre ses vêtements. Mon envie étant pressante, je vais sans attendre au petit coin, le laissant se débrouiller avec son pull, qui coinçait ostensiblement au niveau de la tête.
Pourquoi je raconte ça? Pour me moquer de Phil? Evidemment. Mais aussi parce que ça faisait longtemps qu'il ne s'était plus endormi aux toilettes en ma présence.
Et surtout, ça faisait longtemps que cela ne m'avait plus fait autant rire!
dimanche 1 novembre 2009
God is a DJ
C'est une chanson, mais aussi une vérité mystique.
Samedi, je suis allée à une super soirée électro dans une église près du Botanique, dont le clou était la présence de Faithless. Concert de Faithless dans une église: je ne sais pas si vous voyez pleinement la puissance du concept.
Avec Phil (merci de m'avoir invitée!) on s'y rend assez curieux de voir ce que ça va donner. Rien que le décor valait le detour: quoi qu'on pense de la religion, une église est souvent un endroit envoutant et inspirant. L'organisation était au top aussi: mille toilettes pour les filles, mille bars et même un bancontact à l'intérieur!
Au bout d'un moment, Phil se tourne vers moi après avoir minutieusement scruté la salle:
"C'est quand même bien d'être à une soirée et de ne pas être systématiquement le plus vieux..."
"Ah, ca!"
On se marre en voyant deux gars déguisés en moines, bières à la main, en train de se déchaîner sur le dance floor. Tous les moines devraient être comme ça!
Autre concept incroyable: la politesse. Au bar, tout le monde attend gentiment son tour. Plus tard, un gars me bouscule assez violemment... puis me rattrape avant que je ne valse par terre, me regarde droit dans les yeux et me dit: "Excuses-moi, je ne l'ai pas fait exprès". Waaaooouuuuhhh!
Lorsque Faithless prend les commandes, l'espace est littéralement inondé de son. Un pur bonheur. Je ferme les yeux (de toute façon, je ne vois jamais rien aux concerts) et je me laisse porter par la musique.
Je les ouvre un instant pour voir si Phil tripe aussi et la réponse est clairement oui: il danse. Et bien voilà, maintenant j'aurai tout vu!
Leur prestation n'a duré que 45 minutes (court mais intense), mais la soirée était loin d'être finie!
Des fêtes comme ça, le bon vieux "Ben 16" devraient en organiser tout le temps: c'est comme ça qu'on remplit une église de jeunes!
A bon entendeur...
Samedi, je suis allée à une super soirée électro dans une église près du Botanique, dont le clou était la présence de Faithless. Concert de Faithless dans une église: je ne sais pas si vous voyez pleinement la puissance du concept.
Avec Phil (merci de m'avoir invitée!) on s'y rend assez curieux de voir ce que ça va donner. Rien que le décor valait le detour: quoi qu'on pense de la religion, une église est souvent un endroit envoutant et inspirant. L'organisation était au top aussi: mille toilettes pour les filles, mille bars et même un bancontact à l'intérieur!
Au bout d'un moment, Phil se tourne vers moi après avoir minutieusement scruté la salle:
"C'est quand même bien d'être à une soirée et de ne pas être systématiquement le plus vieux..."
"Ah, ca!"
On se marre en voyant deux gars déguisés en moines, bières à la main, en train de se déchaîner sur le dance floor. Tous les moines devraient être comme ça!
Autre concept incroyable: la politesse. Au bar, tout le monde attend gentiment son tour. Plus tard, un gars me bouscule assez violemment... puis me rattrape avant que je ne valse par terre, me regarde droit dans les yeux et me dit: "Excuses-moi, je ne l'ai pas fait exprès". Waaaooouuuuhhh!
Lorsque Faithless prend les commandes, l'espace est littéralement inondé de son. Un pur bonheur. Je ferme les yeux (de toute façon, je ne vois jamais rien aux concerts) et je me laisse porter par la musique.
Je les ouvre un instant pour voir si Phil tripe aussi et la réponse est clairement oui: il danse. Et bien voilà, maintenant j'aurai tout vu!
Leur prestation n'a duré que 45 minutes (court mais intense), mais la soirée était loin d'être finie!
Des fêtes comme ça, le bon vieux "Ben 16" devraient en organiser tout le temps: c'est comme ça qu'on remplit une église de jeunes!
A bon entendeur...
vendredi 30 octobre 2009
Ma soeur et moi (suite et fin)
Ma soeur est repartie aujourd'hui.
Avec Poulette, nous l'avons accompagnée à Zaventem, en se perdant juste un peu pour éviter les embouteillages. On arrive largement à l'heure, on prend un café, on s'embrasse chaleureusement devant le gate au-delà duquel je ne peux pas aller. Je la regarde traverser le contrôle, je lui fais un dernier signe de la main, je tourne mes talons et je m'en vais. En repartant avec Poulette, j'étais heureuse comme tout: enfin libre!
Pourtant, une fois arrivée chez moi, je me sens vaguement raplapla. Au fur et à mesure que les heures passent, je réalise que je n'ai plus personne pour me lancer dans un tango improvisé complètement ridicule, ou pour parler en rime ou encore mieux en chantant, et que les private jokes telles que "Cioè, Chiara è un uomo????" ça ne fait rire personne.
Le constat est accablant: ma sœur me manque.
SNIFF!
Avec Poulette, nous l'avons accompagnée à Zaventem, en se perdant juste un peu pour éviter les embouteillages. On arrive largement à l'heure, on prend un café, on s'embrasse chaleureusement devant le gate au-delà duquel je ne peux pas aller. Je la regarde traverser le contrôle, je lui fais un dernier signe de la main, je tourne mes talons et je m'en vais. En repartant avec Poulette, j'étais heureuse comme tout: enfin libre!
Pourtant, une fois arrivée chez moi, je me sens vaguement raplapla. Au fur et à mesure que les heures passent, je réalise que je n'ai plus personne pour me lancer dans un tango improvisé complètement ridicule, ou pour parler en rime ou encore mieux en chantant, et que les private jokes telles que "Cioè, Chiara è un uomo????" ça ne fait rire personne.
Le constat est accablant: ma sœur me manque.
SNIFF!
jeudi 29 octobre 2009
Ma soeur et moi (jour 4)
Comment dire à quelqu'un qu'on a envie de passer du temps seul? Surtout quand cette personne s'est tapée l'avion pour venir vous voir? Avec le plus de tact possible.
Ce qui, dans mon cas, donne à peu près ceci:
"Écoute Pippies (Pippies c'est le nom d'amour que j'ai donné à ma sœur), je t'aime beaucoup et je suis très contente que tu sois là, mais aujourd'hui ta présence me pompe et j'aimerais passer la journée à m'occuper de mes oignons, sans qu'on me dérange."
La réponse de ma sœur me laisse sans voix:
"Ok! Je me demandais justement quand allais-tu craquer. Tu veux bien juste m'expliquer comment utiliser ton lecteur de DVD? Tu as plein de film que j'ai envie de voir."
Et voilà, on a donc passé la journée, elle devant la télé, moi devant l'ordinateur, à deux mètres l'une de l'autre, sans un mot et surtout sans être gênées par la situation.
Ma soeur est géniale!
Ce qui, dans mon cas, donne à peu près ceci:
"Écoute Pippies (Pippies c'est le nom d'amour que j'ai donné à ma sœur), je t'aime beaucoup et je suis très contente que tu sois là, mais aujourd'hui ta présence me pompe et j'aimerais passer la journée à m'occuper de mes oignons, sans qu'on me dérange."
La réponse de ma sœur me laisse sans voix:
"Ok! Je me demandais justement quand allais-tu craquer. Tu veux bien juste m'expliquer comment utiliser ton lecteur de DVD? Tu as plein de film que j'ai envie de voir."
Et voilà, on a donc passé la journée, elle devant la télé, moi devant l'ordinateur, à deux mètres l'une de l'autre, sans un mot et surtout sans être gênées par la situation.
Ma soeur est géniale!
mercredi 28 octobre 2009
Ma soeur et moi (jour 3)
Aujourd'hui, matinée libre, si je puis dire: j'avais examen, je suis donc partie à 8h pétantes de chez moi, en laissant ma chère sœur s'occuper de ses oignons à la maison.
Je passe la description de mon cours et de mon toets, qui étaient l'un plus pitoyable que l'autre. J'ai tout de même apprécié la présence de mes camarades de classe, qui ont eu du mal à me comprendre, ma magnifique façon de mélanger le français, l'italien et le néerlandais me poussant à parler une langue incompréhensible même pour moi!
L'après-midi, nous sommes parties chez le coiffeur, se refaire une beauté (bien que cela ne soit évidemment pas nécessaire!). Après 1h d'attente, beaucoup de gestes avec les mains et même un petit dessin pour faire comprendre à Maya ce que ma sœur désirait comme coupe, on repart de là les cheveux beaucoup plus courts qu'on le voulait. Et avec une seule idée en tête: rentrer au plus vite pour se laver les cheveux et voir ce que ça donne vraiment! Résultat: on a râlé!
Le reste de l'après-midi s'est passé en toute décontraction, et la soirée encore mieux: à 22h, on s'est endormies, chacune sur un canapé, pour mieux se réveiller à une heure du mat' et commencer à papoter! Si ça continue comme ça, je vais carrément être triste de la voir partir.
Mais?? Mais?? Que m'arrive-t-il?
Je passe la description de mon cours et de mon toets, qui étaient l'un plus pitoyable que l'autre. J'ai tout de même apprécié la présence de mes camarades de classe, qui ont eu du mal à me comprendre, ma magnifique façon de mélanger le français, l'italien et le néerlandais me poussant à parler une langue incompréhensible même pour moi!
L'après-midi, nous sommes parties chez le coiffeur, se refaire une beauté (bien que cela ne soit évidemment pas nécessaire!). Après 1h d'attente, beaucoup de gestes avec les mains et même un petit dessin pour faire comprendre à Maya ce que ma sœur désirait comme coupe, on repart de là les cheveux beaucoup plus courts qu'on le voulait. Et avec une seule idée en tête: rentrer au plus vite pour se laver les cheveux et voir ce que ça donne vraiment! Résultat: on a râlé!
Le reste de l'après-midi s'est passé en toute décontraction, et la soirée encore mieux: à 22h, on s'est endormies, chacune sur un canapé, pour mieux se réveiller à une heure du mat' et commencer à papoter! Si ça continue comme ça, je vais carrément être triste de la voir partir.
Mais?? Mais?? Que m'arrive-t-il?
mardi 27 octobre 2009
Ma soeur et moi (jour 2)
Aujourd'hui, les sœurs Martinotti sont parties faire du shopping au centre ville avec Poulette (qu'on a lâchement abandonnée dans un parking hors de prix!).
Faire du shopping avec ma sœur, c'est super drôle: elle regarde tout, en s'exclamant "OOoooohoooo! Je veux ça! Et ça! Et ça aussi!". Exactement comme moi, mais à une différence près: elle a les moyens de tout se payer! Ce qui fait qu'on est reparties de là, quelques heures plus tard, à bord d'une Poulette débordant de sacs, eux mêmes débordants de chapeaux, vêtements, chaussures, etc.
Sur le chemin du retour, après une petite dizaine de minutes de route, elle me fait remarquer, en se moquant clairement, que j'arrête pas d'engueuler tous les autres usagers de la route, que ce soient les automobilistes (qui ont tous trouvé leur permis dans un paquet de chips), les piétons (qui sont tous des suicidaires et qui mériteraient bien de se faire écraser), sans oublier les maudits cyclistes (qui se croient tous les rois de la route, mais qui sont juste des gros nazes qui pédalent à la vitesse de l'escargot). Je suis à deux doigts de me vexer, quand elle ajoute: "Comme tout Martinotti au volant, quoi!" Du coup, je me suis sentie flattée!
Rentrée à la maison, j'ai pu m'isoler un peu, en prétextant la nécessité de revoir mon flamoutch pour mon examen écrit du lendemain. Ce qui m'a permis aussi de recharger mes batteries pour passer avec elle une très chouette soirée film!
N'empêche, J-3!
Faire du shopping avec ma sœur, c'est super drôle: elle regarde tout, en s'exclamant "OOoooohoooo! Je veux ça! Et ça! Et ça aussi!". Exactement comme moi, mais à une différence près: elle a les moyens de tout se payer! Ce qui fait qu'on est reparties de là, quelques heures plus tard, à bord d'une Poulette débordant de sacs, eux mêmes débordants de chapeaux, vêtements, chaussures, etc.
Sur le chemin du retour, après une petite dizaine de minutes de route, elle me fait remarquer, en se moquant clairement, que j'arrête pas d'engueuler tous les autres usagers de la route, que ce soient les automobilistes (qui ont tous trouvé leur permis dans un paquet de chips), les piétons (qui sont tous des suicidaires et qui mériteraient bien de se faire écraser), sans oublier les maudits cyclistes (qui se croient tous les rois de la route, mais qui sont juste des gros nazes qui pédalent à la vitesse de l'escargot). Je suis à deux doigts de me vexer, quand elle ajoute: "Comme tout Martinotti au volant, quoi!" Du coup, je me suis sentie flattée!
Rentrée à la maison, j'ai pu m'isoler un peu, en prétextant la nécessité de revoir mon flamoutch pour mon examen écrit du lendemain. Ce qui m'a permis aussi de recharger mes batteries pour passer avec elle une très chouette soirée film!
N'empêche, J-3!
Ma soeur et moi (jour 1)
Belgique, tremble! Depuis hier, une deuxième Martinotti a débarqué en Belgique: ma sœur Alessandra.
Je suis allée la chercher à l'aéroport de Charleroi, où son avion a atterri avec 25 minutes de retard. Quand elle est enfin sortie par les portes des arrivées, il n'a fallu que 30 secondes pour qu'elle commence à râler:
"Avion en retard ... blablabla ... problème avec les bagages ... blablabla ... hôtesses et stewards malpolis ... blablabla ..."
"Et sinon, t'es contente de me voir?"
On prend la voiture pour rentrer, je sais pas trop par où aller et elle me dit d'un air nonchalant et totalement sûr d'elle: "Ben, voyons, c'est très facile, tu prends par là, puis tu tournes là-bas et hop! on est sur l'autoroute."
"Ouais, c'est ça, tu vis même pas ici, comment pourrais-tu savoir ça..."
Elle avait parfaitement raison. Pire, en arrivant à Bruxelles, je me paume et, tel un GPS, elle me guide à destination d'une voix suave.
Mpf, elle commence déjà à m'énerver à avoir tout le temps raison.
Heureusement, une fois rentrées à la maison, elle s'adonne à l'activité préférée de tout Italien normalement constitué: entre 14h et 17h, c'est l'heure sacrée de la sieste. Après son réveil, on a passé tout le restant de l'après-midi et la soirée ensemble: on s'est bien amusées, on a ri, on a papoté, c'était du bon temps. Mais, malgré la joie de la voir, je ne suis pas faite pour partager chaque seconde de mon temps avec quelqu'un d'autre. De temps en temps, je m'enfuyais donc aux toilettes, pour rester un peu seule avec moi-même. Je sens que ces prochains 4 jours vont être très chouettes, mais horriblement longs.
Oui, je sais, je suis une sœur indigne...
Je suis allée la chercher à l'aéroport de Charleroi, où son avion a atterri avec 25 minutes de retard. Quand elle est enfin sortie par les portes des arrivées, il n'a fallu que 30 secondes pour qu'elle commence à râler:
"Avion en retard ... blablabla ... problème avec les bagages ... blablabla ... hôtesses et stewards malpolis ... blablabla ..."
"Et sinon, t'es contente de me voir?"
On prend la voiture pour rentrer, je sais pas trop par où aller et elle me dit d'un air nonchalant et totalement sûr d'elle: "Ben, voyons, c'est très facile, tu prends par là, puis tu tournes là-bas et hop! on est sur l'autoroute."
"Ouais, c'est ça, tu vis même pas ici, comment pourrais-tu savoir ça..."
Elle avait parfaitement raison. Pire, en arrivant à Bruxelles, je me paume et, tel un GPS, elle me guide à destination d'une voix suave.
Mpf, elle commence déjà à m'énerver à avoir tout le temps raison.
Heureusement, une fois rentrées à la maison, elle s'adonne à l'activité préférée de tout Italien normalement constitué: entre 14h et 17h, c'est l'heure sacrée de la sieste. Après son réveil, on a passé tout le restant de l'après-midi et la soirée ensemble: on s'est bien amusées, on a ri, on a papoté, c'était du bon temps. Mais, malgré la joie de la voir, je ne suis pas faite pour partager chaque seconde de mon temps avec quelqu'un d'autre. De temps en temps, je m'enfuyais donc aux toilettes, pour rester un peu seule avec moi-même. Je sens que ces prochains 4 jours vont être très chouettes, mais horriblement longs.
Oui, je sais, je suis une sœur indigne...
dimanche 25 octobre 2009
Pol-truc-fest
Samedi soir, j'avais une grosse envie de faire la fête. Et surtout de danser. J'ai donc lancé les invitations: Simone (of course), Papy (mais quelle bonne idée), Fred (le bout-en-train), Beau (l'absent qui a toujours tort) et pour terminer Cathrine et son tout nouveau mec flambant neuf.
Je les attendais à 21h30. Le premier (Papy) s'est pointé à 22h passé, trouvant une ambiance de feu: Phil en train de s'endormir dans le canapé, terrassé par un gros mal de tête, et moi désespérée car ma fête était nulle! On papote un peu, puis son téléphone sonne: "Hé salut trou de balle!" C'est donc Simon à l'autre bout de la ligne, et même si je n'entends pas ce qu'il dit, à voir comment Papy rigole et me regarde, il est clairement en train de se moquer de moi et de ma fête de merde.
"Ah ouais! Si c'est comme ça, je ne lui ouvrirai pas quand il arrivera!"
Entre temps, Fred se pointe, avec l'air frais typique du père de famille et des cheveux pas aussi horribles que ceux de Gigo, mais pas loin. Il se lance dans le canapé, en annonçant: "Je suis fatigué!". Cette fête prend une tournure tristounette, malgré toute ma bonne volonté.
Finalement, Simon arrive. C'est avec joie que je lui ouvre en bas et je cours vers la porte pour l'accueillir. Et Papy:
"Tu n'avais pas dit que tu allais le laisser dehors?"
"Ah oui, flûte, j'ai oublié!"
Je l'accueille en sauveur de ma fête de merde, ce qui a le mérite de la faire partir direct d'un rire tonitruant. Cool, la fête est là!
Dulcis in fundo, Cath et D arrivent en trouvant une bonne ambiance. Ouf! J'avais envie d'impressionner D et je l'aurais eu mauvaise qu'il trouve nulle ma version de la fête de la saucisse (en presque danois: pol-truc-fest)! On boit des bières, on rigole, finalement on part au Counta, sans perdre Fred, qui essayait déjà de fuir.
A partir de là, tout devient assez confus. Voici, en désordre, mes souvenirs:
- un B52 pour démarrer la soirée dignement;
- Amar qui nous surveille (surtout Fred);
- une bouteille de vodka;
- l'arrivée de deux cocktails au lieu de deux shakers ("T'as vu, la pétite est vraiment radine!");
- une discussion très sérieuse avec D, qui se termine par un "Si tu la rends pas heureuse, je te casse le nez";
- une discussion pas sérieuse du tout avec D, qui se termine par un grand éclat de rire (c'est peut-être bien la même, tiens...);
- un coup de fil à Beau pour lui dire combien il nous manquait (apparemment, nous, on lui manquait pas du tout);
- et sûrement plein d'autres choses totalement géniales qui m'échappent pour l'instant.
Le retour s'est fait en taxi; la fin de soirée ne s'est pas passée exactement comme je le voulais, quoique de toute façon je me souviens pas de grand chose, j'en garde juste des impressions.
Et le dimanche a été dur: physiquement dynamique comme un paresseux et mentalement éveillée comme un lobotomisé, je me suis juste laissée vivre, en essayant de retenir les choses fondamentales, dont une histoire de réfraction (?) que j'ai pas bien compris, mais qui m'a marquée quand même.
Ce que je garde de cette fête: l'envie d'en refaire une! Mais la prochaine fois, on va au Libertine!
Je les attendais à 21h30. Le premier (Papy) s'est pointé à 22h passé, trouvant une ambiance de feu: Phil en train de s'endormir dans le canapé, terrassé par un gros mal de tête, et moi désespérée car ma fête était nulle! On papote un peu, puis son téléphone sonne: "Hé salut trou de balle!" C'est donc Simon à l'autre bout de la ligne, et même si je n'entends pas ce qu'il dit, à voir comment Papy rigole et me regarde, il est clairement en train de se moquer de moi et de ma fête de merde.
"Ah ouais! Si c'est comme ça, je ne lui ouvrirai pas quand il arrivera!"
Entre temps, Fred se pointe, avec l'air frais typique du père de famille et des cheveux pas aussi horribles que ceux de Gigo, mais pas loin. Il se lance dans le canapé, en annonçant: "Je suis fatigué!". Cette fête prend une tournure tristounette, malgré toute ma bonne volonté.
Finalement, Simon arrive. C'est avec joie que je lui ouvre en bas et je cours vers la porte pour l'accueillir. Et Papy:
"Tu n'avais pas dit que tu allais le laisser dehors?"
"Ah oui, flûte, j'ai oublié!"
Je l'accueille en sauveur de ma fête de merde, ce qui a le mérite de la faire partir direct d'un rire tonitruant. Cool, la fête est là!
Dulcis in fundo, Cath et D arrivent en trouvant une bonne ambiance. Ouf! J'avais envie d'impressionner D et je l'aurais eu mauvaise qu'il trouve nulle ma version de la fête de la saucisse (en presque danois: pol-truc-fest)! On boit des bières, on rigole, finalement on part au Counta, sans perdre Fred, qui essayait déjà de fuir.
A partir de là, tout devient assez confus. Voici, en désordre, mes souvenirs:
- un B52 pour démarrer la soirée dignement;
- Amar qui nous surveille (surtout Fred);
- une bouteille de vodka;
- l'arrivée de deux cocktails au lieu de deux shakers ("T'as vu, la pétite est vraiment radine!");
- une discussion très sérieuse avec D, qui se termine par un "Si tu la rends pas heureuse, je te casse le nez";
- une discussion pas sérieuse du tout avec D, qui se termine par un grand éclat de rire (c'est peut-être bien la même, tiens...);
- un coup de fil à Beau pour lui dire combien il nous manquait (apparemment, nous, on lui manquait pas du tout);
- et sûrement plein d'autres choses totalement géniales qui m'échappent pour l'instant.
Le retour s'est fait en taxi; la fin de soirée ne s'est pas passée exactement comme je le voulais, quoique de toute façon je me souviens pas de grand chose, j'en garde juste des impressions.
Et le dimanche a été dur: physiquement dynamique comme un paresseux et mentalement éveillée comme un lobotomisé, je me suis juste laissée vivre, en essayant de retenir les choses fondamentales, dont une histoire de réfraction (?) que j'ai pas bien compris, mais qui m'a marquée quand même.
Ce que je garde de cette fête: l'envie d'en refaire une! Mais la prochaine fois, on va au Libertine!
mardi 20 octobre 2009
La bonne samariTina
Hier soir, en cherchant désespérément une place de parking près de chez moi, j'ai aperçu un homme couché sur le trottoir devant la petite église. Sûrement un soulard qui s'est écroulé de sommeil.
Je continue mon tour, je me gare à mille kilomètres de chez moi et je rentre en portant tant bien que mal tous les brols que j'avais avec moi. Je monte, je m'assieds dans le canapé, je m'apprête à me relaxer totalement, quand je repense à ce type. Et j'hésite: et si c'était pas juste un soulard qui dort par terre? et s'il avait besoin d'aide? et si? et si?
Me revoilà donc dehors, à remonter la rue pour arriver à l'église. Je m'approche du type, je dis d'une toute petite voix: "Monsieur, ça va?" et le type me répond en ronflant profondément et bruyamment, avec un petit filet de bave qui coule de sa bouche et forme une flaque sous sa tête. C'est donc bien un gars, très probablement saoul, qui dort dans la rue. Et à en juger par son aspect, ça doit être la routine.
Ce qui m'a vraiment frappé c'est qu'il tremblait de froid: c'était pas vraiment une nuit à dormir à la belle étoile à même le sol. Ne sachant pas quoi faire, j'appelle la police, pour expliquer la situation et avoir un conseil. Une patrouille arrive 5 minutes après et trois policiers totalement néerlandophones mais parfaitement bilingues, sortent de la voiture.
En trois minutes, ils ont réveillé le gars, demandé s'il voulait de l'aide et, après réponse négative, lui ont dit qu'il ne pouvait pas rester là et qu'il serait mieux de trouver un endroit plus réparé pour dormir. "Vous savez Madame, on ne peut pas aider ceux qui veulent pas être aidés."
Je comprends, mais je trouve ça triste.
Finalement, je me suis sentie stupide: j'ai dérangé pour rien et les flics et le type qui dormait plus ou moins paisiblement. Mais bon, se sentir débile ça ne tue pas. Par contre, j'encaisse mal l'inutilité de mon intervention: rien n'a changé.
Si jamais ça m'arrive à nouveau, j'aurai un meilleur réflexe: apporter une couverture.
Je continue mon tour, je me gare à mille kilomètres de chez moi et je rentre en portant tant bien que mal tous les brols que j'avais avec moi. Je monte, je m'assieds dans le canapé, je m'apprête à me relaxer totalement, quand je repense à ce type. Et j'hésite: et si c'était pas juste un soulard qui dort par terre? et s'il avait besoin d'aide? et si? et si?
Me revoilà donc dehors, à remonter la rue pour arriver à l'église. Je m'approche du type, je dis d'une toute petite voix: "Monsieur, ça va?" et le type me répond en ronflant profondément et bruyamment, avec un petit filet de bave qui coule de sa bouche et forme une flaque sous sa tête. C'est donc bien un gars, très probablement saoul, qui dort dans la rue. Et à en juger par son aspect, ça doit être la routine.
Ce qui m'a vraiment frappé c'est qu'il tremblait de froid: c'était pas vraiment une nuit à dormir à la belle étoile à même le sol. Ne sachant pas quoi faire, j'appelle la police, pour expliquer la situation et avoir un conseil. Une patrouille arrive 5 minutes après et trois policiers totalement néerlandophones mais parfaitement bilingues, sortent de la voiture.
En trois minutes, ils ont réveillé le gars, demandé s'il voulait de l'aide et, après réponse négative, lui ont dit qu'il ne pouvait pas rester là et qu'il serait mieux de trouver un endroit plus réparé pour dormir. "Vous savez Madame, on ne peut pas aider ceux qui veulent pas être aidés."
Je comprends, mais je trouve ça triste.
Finalement, je me suis sentie stupide: j'ai dérangé pour rien et les flics et le type qui dormait plus ou moins paisiblement. Mais bon, se sentir débile ça ne tue pas. Par contre, j'encaisse mal l'inutilité de mon intervention: rien n'a changé.
Si jamais ça m'arrive à nouveau, j'aurai un meilleur réflexe: apporter une couverture.
C'est du propre!
La semaine passée, j'ai rangé. J'ai VRAIMENT rangé. Ça m'inquiète.
Tout a commencé lundi. J'ai eu envie de changer la disposition des meubles de ma chambre. Qui dit bouger des meubles, dit faire un minimum de place pour le faire. Il a donc fallu que je range un peu. Un peu: le strict nécessaire, quoi.
Les jours passent, tout semble se dérouler normalement. Mais jeudi l'impossible se produit: je rentre du travail, je retire ma veste et, au lieu de plonger d'un mouvement gracieux et harmonieux du hall au canapé, je m'approche de la table basse, je prends un truc dessus et je le range. Et puis un autre. Et puis encore un autre. Et ainsi de suite jusqu'à ce que la table soit rangée. Et le salon. Et le hall aussi. Le lendemain, je m'attaque à ma chambre et au ménage. Le pire, c'était dimanche: je n'ai pas pu m'empêcher de nettoyer les vitres et même les rideaux.
Hier, pour échapper à ce mystérieux phénomène, j'ai décidé de passer presque toute la journée ailleurs que chez moi. Mais ça n'a servi à rien: une fois rentrée, j'ai rangé ce qui trainait.
Serait-il possible que je devienne quelqu'un d'ordonné?
Tout a commencé lundi. J'ai eu envie de changer la disposition des meubles de ma chambre. Qui dit bouger des meubles, dit faire un minimum de place pour le faire. Il a donc fallu que je range un peu. Un peu: le strict nécessaire, quoi.
Les jours passent, tout semble se dérouler normalement. Mais jeudi l'impossible se produit: je rentre du travail, je retire ma veste et, au lieu de plonger d'un mouvement gracieux et harmonieux du hall au canapé, je m'approche de la table basse, je prends un truc dessus et je le range. Et puis un autre. Et puis encore un autre. Et ainsi de suite jusqu'à ce que la table soit rangée. Et le salon. Et le hall aussi. Le lendemain, je m'attaque à ma chambre et au ménage. Le pire, c'était dimanche: je n'ai pas pu m'empêcher de nettoyer les vitres et même les rideaux.
Hier, pour échapper à ce mystérieux phénomène, j'ai décidé de passer presque toute la journée ailleurs que chez moi. Mais ça n'a servi à rien: une fois rentrée, j'ai rangé ce qui trainait.
Serait-il possible que je devienne quelqu'un d'ordonné?
samedi 17 octobre 2009
Perfect day
Aujourd'hui, je suis allée travailler avec les pieds de plombs, mais une fois rentrée chez moi, j'ai réalisé le samedi de rêve que je venais de passer. Ca a été un de ces jours où tous les clients sont sympas: on fait des belles rencontres, on retrouve des vieilles connaissances et surtout, on partage du bonheur.
Tout d'abord, il y a eu ce jeune couple qui vient régulièrement depuis quelques années. La première fois qu'ils ont poussé la porte de la boutique, Elle poursuivait ses études à l'ULB et Lui était à l'école de police en France, d'où leurs visites: ramener des chocolats aux collègues français. Au fil de leurs venues, j'ai suivi leur histoire: elle a terminé ses études et lui sa formation de policier; ils ont emménagé ensemble en France; il se sont mariés. C'est avec beaucoup de joie et de fierté qu'ils m'ont annoncé qu'ils venaient d'acheter une maison et qu'ils allaient se mettre aux bébés.
J'ai hâte de les voir arriver à trois!
Clairement, les Français étaient de sortie ce WE: j'en ai vu défiler un certain nombre. J'ai l'impression qu'ils ont tellement l'habitude de se maltraiter mutuellement, que le simple fait de se faire accueillir par un sourire les confond totalement. C'est eux les champions du: "Au revoir et merci de votre gentillesse."
C'est à moi que ça fait plaisir de voir un client entrer en ronchonnant et sortir en souriant!
La dame italienne à la crinière blonde est passée aussi acheter quelques pralines. On papote allègrement et au fur et à mesure de la discussion, j'apprends qu'en plus des intolérances au lait et au gluten, on vient de lui trouver celles au cacao et au sucre.
"Mais Madame, mais qu'est-ce que vous faites alors ici, à acheter du chocolat?"
"Oh, c'est pour mon mari et mon fils. Et puis, comme ça, j'ai l'occasion de prendre de vos nouvelles."
Je vais bien merci! Maintenant encore mieux, grâce à vous.
Ma cliente néerlandophone (oui, j'en ai une seule!) et sa maman m'ont aussi fait le plaisir de leur visite. Elle avaient toutes les deux l'air en forme, surtout la maman. La dernière fois que je l'avais vue, elle avait un bandana sur la tête, pour cacher la perte de ses cheuveux... Là, elle arborait une jolie coupe courte et un sourire radieux.
Une praline pour fêter ça?
A la fin de la journée, je vois rentrer un beaucoup-trop-jeune homme, avec une coupe de cheveux géniale. Et juste en dessous, la plus belle paire d'yeux que j'ai jamais vue de ma vie: ils étaient d'un bleu foncé tellement intense, que j'avais l'impression de plonger dans le grand large.
Waaaaouh, je suis encore sous le charme.
Pour terminer, en fermant la porte avant de partir, je vois arriver la dame d'à coté. Je la salue; elle me saute presque dans les bras tellement elle est heureuse! C'est avec émotion qu'elle me raconte qu'elle va enfin recevoir ses papiers et que sa situation est régularisée.
Finalement, c'est moi qui lui saute au cou pour la féliciter de la bonne nouvelle!
Je repars chez moi en sautillant et en chantant; je souris à tous ce que je croise: gens, animaux, voitures... Et je me réjouis d'avance de ma soirée: je la passe avec Cathrine!
Si tous les samedis pouvaient être comme ça!
Tout d'abord, il y a eu ce jeune couple qui vient régulièrement depuis quelques années. La première fois qu'ils ont poussé la porte de la boutique, Elle poursuivait ses études à l'ULB et Lui était à l'école de police en France, d'où leurs visites: ramener des chocolats aux collègues français. Au fil de leurs venues, j'ai suivi leur histoire: elle a terminé ses études et lui sa formation de policier; ils ont emménagé ensemble en France; il se sont mariés. C'est avec beaucoup de joie et de fierté qu'ils m'ont annoncé qu'ils venaient d'acheter une maison et qu'ils allaient se mettre aux bébés.
J'ai hâte de les voir arriver à trois!
Clairement, les Français étaient de sortie ce WE: j'en ai vu défiler un certain nombre. J'ai l'impression qu'ils ont tellement l'habitude de se maltraiter mutuellement, que le simple fait de se faire accueillir par un sourire les confond totalement. C'est eux les champions du: "Au revoir et merci de votre gentillesse."
C'est à moi que ça fait plaisir de voir un client entrer en ronchonnant et sortir en souriant!
La dame italienne à la crinière blonde est passée aussi acheter quelques pralines. On papote allègrement et au fur et à mesure de la discussion, j'apprends qu'en plus des intolérances au lait et au gluten, on vient de lui trouver celles au cacao et au sucre.
"Mais Madame, mais qu'est-ce que vous faites alors ici, à acheter du chocolat?"
"Oh, c'est pour mon mari et mon fils. Et puis, comme ça, j'ai l'occasion de prendre de vos nouvelles."
Je vais bien merci! Maintenant encore mieux, grâce à vous.
Ma cliente néerlandophone (oui, j'en ai une seule!) et sa maman m'ont aussi fait le plaisir de leur visite. Elle avaient toutes les deux l'air en forme, surtout la maman. La dernière fois que je l'avais vue, elle avait un bandana sur la tête, pour cacher la perte de ses cheuveux... Là, elle arborait une jolie coupe courte et un sourire radieux.
Une praline pour fêter ça?
A la fin de la journée, je vois rentrer un beaucoup-trop-jeune homme, avec une coupe de cheveux géniale. Et juste en dessous, la plus belle paire d'yeux que j'ai jamais vue de ma vie: ils étaient d'un bleu foncé tellement intense, que j'avais l'impression de plonger dans le grand large.
Waaaaouh, je suis encore sous le charme.
Pour terminer, en fermant la porte avant de partir, je vois arriver la dame d'à coté. Je la salue; elle me saute presque dans les bras tellement elle est heureuse! C'est avec émotion qu'elle me raconte qu'elle va enfin recevoir ses papiers et que sa situation est régularisée.
Finalement, c'est moi qui lui saute au cou pour la féliciter de la bonne nouvelle!
Je repars chez moi en sautillant et en chantant; je souris à tous ce que je croise: gens, animaux, voitures... Et je me réjouis d'avance de ma soirée: je la passe avec Cathrine!
Si tous les samedis pouvaient être comme ça!
mardi 13 octobre 2009
Il n'y a plus de saison
Ca y est: l'automne est vraiment arrivé!
Pourquoi j'annonce ça un 13 octobre, alors que la saison a officiellement commencé le 22 septembre? Les feuilles qui tombent, les températures qui chutent, la pluie qui nous inonde, tout cela n'était pas suffisant pour affirmer que la saison froide est là?
Oui, certes. Mais pour moi, l'automne n'a commencé que dimanche passé, lorsqu'en rentrant chez moi, j'ai pu observer le phénomène suivant: Phil jouait à WOW. En effet, lorsqu'il recommence à faire l'autiste, ça indique clairement que c'est le temps de rester chez soi et dormir en attendant le retour du soleil et de la chaleur. Ca marche aussi dans l'autre sens: lorsqu'il arrête de jouer à WOW, c'est que la belle saison est aux portes. C'est infaillible!
Espérons qu'il arrête de jouer dès demain.
Pourquoi j'annonce ça un 13 octobre, alors que la saison a officiellement commencé le 22 septembre? Les feuilles qui tombent, les températures qui chutent, la pluie qui nous inonde, tout cela n'était pas suffisant pour affirmer que la saison froide est là?
Oui, certes. Mais pour moi, l'automne n'a commencé que dimanche passé, lorsqu'en rentrant chez moi, j'ai pu observer le phénomène suivant: Phil jouait à WOW. En effet, lorsqu'il recommence à faire l'autiste, ça indique clairement que c'est le temps de rester chez soi et dormir en attendant le retour du soleil et de la chaleur. Ca marche aussi dans l'autre sens: lorsqu'il arrête de jouer à WOW, c'est que la belle saison est aux portes. C'est infaillible!
Espérons qu'il arrête de jouer dès demain.
samedi 10 octobre 2009
Allô? (2)
Vendredi 9 octobre, 17:43 pm. Je reçois un appel de Cathrine.
"Hé Cathrine!"
"Tina! Tu ne devineras jamais où je suis!"
"Ehu... en route pour l'aéroport de Zaventem?"
"Je suis à Louvain!"
"Louvain ???"
"LOUVAIN!!! Je me suis trompée de train! Je suis allée au quai pour prendre le train vers l'aéroport, je suis montée sur le premier qui passait... mais c'était pas le bon!"
Comme je suis une amie compatissante et rassurante, j'éclate de rire:
"T'as bien fait de ta blonde, là!"
Cath rit aussi:
"Oui, je sais... "
Aaahhh, la blonde attitude: je m'en lasserai jamais!
PS: pour la petite histoire, elle est finalement arrivée largement à temps, puisque son avion avait plus d'une demi heure de retard!
"Hé Cathrine!"
"Tina! Tu ne devineras jamais où je suis!"
"Ehu... en route pour l'aéroport de Zaventem?"
"Je suis à Louvain!"
"Louvain ???"
"LOUVAIN!!! Je me suis trompée de train! Je suis allée au quai pour prendre le train vers l'aéroport, je suis montée sur le premier qui passait... mais c'était pas le bon!"
Comme je suis une amie compatissante et rassurante, j'éclate de rire:
"T'as bien fait de ta blonde, là!"
Cath rit aussi:
"Oui, je sais... "
Aaahhh, la blonde attitude: je m'en lasserai jamais!
PS: pour la petite histoire, elle est finalement arrivée largement à temps, puisque son avion avait plus d'une demi heure de retard!
jeudi 8 octobre 2009
Miss Météo
Il y a des gens qui savent trouver une source d'eau avec un bâton de bois, d'autres prédisent l'avenir en lisant les cartes, d'autres encore calment le feu des brûlures par l'imposition des mains. Moi aussi, je me suis découverte un talent surnaturel: dès que je fais un aller-retour sur l'autoroute avec Poulette dans la même journée, la météo se déchaîne.
Vous ne me croyez pas? Jugez par vous-mêmes.
La toute première fois que j'ai pris l'autoroute, juste pour faire un tour, il a commencé à pleuvoir tellement fort qu'on était tous à 60 km/h. A 60 sur l'autoroute. Navrant.
Ensuite, je suis partie à Liège pour une réunion. Je me suis retrouvée dans un banc de brouillard très épais, qui m'a fidèlement accompagnée jusqu'à destination. C'était très fatiguant, car on ne voyait les autres voitures que quand on allait rentrer dedans. Pffff.
La semaine passée, je suis allée voir Simone et sa nouvelle magnifique maison, près de La Louvière. Evidemment, au retour, le ciel s'est ouvert au-dessus de nos têtes (de Poulette et de moi) et il en est tombé de l'eau comme si c'était les chutes du Niagara. Ca commence à bien faire.
Pour terminer, cette semaine, j'ai voulu essayer le raccourci par autoroute pour aller chez Sabrina. Rien que de formuler la pensée, il s'est mis à pleuvoir. Intrépide (ou inconsciente, c'est selon), je me suis mise en route. Sur Général Jacques, un mur d'eau m'attendait patiemment pour m'escorter jusque chez mon amie. Autant dire que ma visibilité n'allait pas plus loin que mon volant. Pour conjurer le sort, je décide de continuer ma route habituelle et éviter l'autoroute. Mais il est trop tard: la tempête tropicale est trop lancée pour s'arrêter et j'avance à 20km/h.
Ca ne peut pas être une coïncidence! Une malchance pareille, c'est prémédité! Du coup, acceptant mon destin, je me demande ce que je vais bien pouvoir provoquer la prochaine fois: une tornade? un cyclone? un tsunami? Rendez-vous le 26 octobre: je vais chercher ma soeur à Charleroi.
Alors un conseil: ce jour-là, restez chez vous.
Vous ne me croyez pas? Jugez par vous-mêmes.
La toute première fois que j'ai pris l'autoroute, juste pour faire un tour, il a commencé à pleuvoir tellement fort qu'on était tous à 60 km/h. A 60 sur l'autoroute. Navrant.
Ensuite, je suis partie à Liège pour une réunion. Je me suis retrouvée dans un banc de brouillard très épais, qui m'a fidèlement accompagnée jusqu'à destination. C'était très fatiguant, car on ne voyait les autres voitures que quand on allait rentrer dedans. Pffff.
La semaine passée, je suis allée voir Simone et sa nouvelle magnifique maison, près de La Louvière. Evidemment, au retour, le ciel s'est ouvert au-dessus de nos têtes (de Poulette et de moi) et il en est tombé de l'eau comme si c'était les chutes du Niagara. Ca commence à bien faire.
Pour terminer, cette semaine, j'ai voulu essayer le raccourci par autoroute pour aller chez Sabrina. Rien que de formuler la pensée, il s'est mis à pleuvoir. Intrépide (ou inconsciente, c'est selon), je me suis mise en route. Sur Général Jacques, un mur d'eau m'attendait patiemment pour m'escorter jusque chez mon amie. Autant dire que ma visibilité n'allait pas plus loin que mon volant. Pour conjurer le sort, je décide de continuer ma route habituelle et éviter l'autoroute. Mais il est trop tard: la tempête tropicale est trop lancée pour s'arrêter et j'avance à 20km/h.
Ca ne peut pas être une coïncidence! Une malchance pareille, c'est prémédité! Du coup, acceptant mon destin, je me demande ce que je vais bien pouvoir provoquer la prochaine fois: une tornade? un cyclone? un tsunami? Rendez-vous le 26 octobre: je vais chercher ma soeur à Charleroi.
Alors un conseil: ce jour-là, restez chez vous.
lundi 5 octobre 2009
Nouvelles technologies
L'autre jour, je me suis énervée comme jamais je ne me permets de le faire.
Voici l'histoire: pour mon anniversaire, j'ai discrètement suggéré, à ceux qui voudraient éventuellement me faire un cadeau, de faire une cagnotte, pour m'aider à financer l'achat d'un Iphone. Malheureusement, la communication a dû mal passer: au lieu de recevoir une jolie enveloppe, contenant une carte rigolotte et des sous, j'ai eu droit à une télécommande numérique. Une magnifiquement décevante télécommande numérique.
Vous voyez?
Ma réaction, polie et mesurée comme à l'accoutumée, a été celle de râler comme pas permis en criant à pleins poumons, comme l'incroyable Hulk. Un vrai scandale!
Malgré mes hurlements, l'un de mes amis ose s'approcher et me dit:
"C'est Alessandro qui a eu l'idée, il pensait que ça te ferait plaisir..."
Je me prépare à le manger tout cru, quand un question s'impose à mon esprit: qui diable est ALESSANDRO?????
Et le franc tombe.
J'ouvre les yeux et je me retrouve dans le merveilleux monde réel où je ne suis pas une horrible petite bonne femme qui crie comme Hulk. Et surtout, où j'ai des supers amis qui m'aiment et qui ne m'offriraient pas une stupide télécommande numérique pour mon anniversaire.
N'est-ce pas?!?!?!?
Voici l'histoire: pour mon anniversaire, j'ai discrètement suggéré, à ceux qui voudraient éventuellement me faire un cadeau, de faire une cagnotte, pour m'aider à financer l'achat d'un Iphone. Malheureusement, la communication a dû mal passer: au lieu de recevoir une jolie enveloppe, contenant une carte rigolotte et des sous, j'ai eu droit à une télécommande numérique. Une magnifiquement décevante télécommande numérique.
Vous voyez?
Ma réaction, polie et mesurée comme à l'accoutumée, a été celle de râler comme pas permis en criant à pleins poumons, comme l'incroyable Hulk. Un vrai scandale!
Malgré mes hurlements, l'un de mes amis ose s'approcher et me dit:
"C'est Alessandro qui a eu l'idée, il pensait que ça te ferait plaisir..."
Je me prépare à le manger tout cru, quand un question s'impose à mon esprit: qui diable est ALESSANDRO?????
Et le franc tombe.
J'ouvre les yeux et je me retrouve dans le merveilleux monde réel où je ne suis pas une horrible petite bonne femme qui crie comme Hulk. Et surtout, où j'ai des supers amis qui m'aiment et qui ne m'offriraient pas une stupide télécommande numérique pour mon anniversaire.
N'est-ce pas?!?!?!?
samedi 3 octobre 2009
Le jardin extraordinaire
Jeudi, en rentrant de chez Sérgio et Morgane, j'étais un peu pompette. Et je serrais dans mes bras un plant de poivron, gentiment offert par les Chatons.
Pour me tenir compagnie sur le long chemin qui mène chez moi, j'appelle Phil pour lui expliquer que je rentre à l'appart avec un poivron.
"Un quoi?"
"Un poivron. Poi-vron!"
"Ouais, ok."
J'arrive en bas de chez moi et, comme à chaque fois que je suis pompette, je perds un temps fou dans le hall de l'immeuble. Entre temps, Phil rentre aussi. Il me regarde amusé parce que je suis guillerette, puis regarde le pot avec le poivron et éclate de rire:
"Ah! Mais alors c'était vraiment un poivron!"
"Ben, ouais, c'est ce que j'ai dit au téléphone."
"J'avais mal compris et je pensais que tu rentrais avec un poivrot: un type complètement saoul, quoi! "
Je lui fais mon plus beau sourire: "Non, non. Les poivrots, tu sais, j'ai déjà donné..."
Quel art que le sarcasme!
Pour me tenir compagnie sur le long chemin qui mène chez moi, j'appelle Phil pour lui expliquer que je rentre à l'appart avec un poivron.
"Un quoi?"
"Un poivron. Poi-vron!"
"Ouais, ok."
J'arrive en bas de chez moi et, comme à chaque fois que je suis pompette, je perds un temps fou dans le hall de l'immeuble. Entre temps, Phil rentre aussi. Il me regarde amusé parce que je suis guillerette, puis regarde le pot avec le poivron et éclate de rire:
"Ah! Mais alors c'était vraiment un poivron!"
"Ben, ouais, c'est ce que j'ai dit au téléphone."
"J'avais mal compris et je pensais que tu rentrais avec un poivrot: un type complètement saoul, quoi! "
Je lui fais mon plus beau sourire: "Non, non. Les poivrots, tu sais, j'ai déjà donné..."
Quel art que le sarcasme!
mardi 29 septembre 2009
Réunion
Ce lundi, j'ai assisté, pour la 1ère fois, à une vraie réunion de travail, avec distribution de documents, tableaux avec des chiffres, présentations Powerpoint, café, ... et surtout, avec d'autres personnes. En effet, quand on travaille seul comme moi, les réunions durent entre 3 et 5 minutes: le temps que tous les participants (juste moi) tombent d'accord.
Dans les vraies réunions, ça ne passe pas aussi facilement. En fait, c'est la loi de la jungle qui règne. Du coup, la réunion a pris des allures de safari, pendant lequel j'ai eu le bonheur d'identifier plusieurs sortes d'animaux sauvages.
Tout d'abord les proies, c'est-à-dire l'équipe de la maison mère: que des jolies gazelles entre 25 et 35 ans grand maximum, très solidaires entre elles, mais ayant une tendance à l'affolement en cas d'attaque. Les grands herbivores occupaient tout un coté de la table: il s'agit des gérants dépendants directement de la maison mère. Ils n'embêtent personne et personne ne les embête. Il sont là vraiment juste pour manger... Efficacement repartis des deux cotés de la salle pour reserrer l'étau sur les gazelles, on reconnaît aisément les prédateurs, c'est-à-dire les indépendants. Le prédateur est généralement mâle et souvent accompagné par une ou plusieurs femelles parasites, qui veulent participer au festin mais sans s'occuper de la mise à mort. Pour terminer, bien à l'abri dans leur jeep, on remarque les touristes (le gars de Bruges et moi-même), tous deux à leur première expérience sauvage. On a écouté, on a observé, on a pris des notes. Et surtout, on a compris la loi fondamentale qui régit tout ce beau petit monde: si tout le monde mange, sauf toi, c'est que tu es le plat...
La prochaine réunion est dans un mois. Je ne sais pas quel rôle va endosser mon camarade de safari, mais, en ce qui me concerne, je n'ai pas de doute: je serai le 1er prédateur femelle du groupe!
ROOOAAAR!!!!
Dans les vraies réunions, ça ne passe pas aussi facilement. En fait, c'est la loi de la jungle qui règne. Du coup, la réunion a pris des allures de safari, pendant lequel j'ai eu le bonheur d'identifier plusieurs sortes d'animaux sauvages.
Tout d'abord les proies, c'est-à-dire l'équipe de la maison mère: que des jolies gazelles entre 25 et 35 ans grand maximum, très solidaires entre elles, mais ayant une tendance à l'affolement en cas d'attaque. Les grands herbivores occupaient tout un coté de la table: il s'agit des gérants dépendants directement de la maison mère. Ils n'embêtent personne et personne ne les embête. Il sont là vraiment juste pour manger... Efficacement repartis des deux cotés de la salle pour reserrer l'étau sur les gazelles, on reconnaît aisément les prédateurs, c'est-à-dire les indépendants. Le prédateur est généralement mâle et souvent accompagné par une ou plusieurs femelles parasites, qui veulent participer au festin mais sans s'occuper de la mise à mort. Pour terminer, bien à l'abri dans leur jeep, on remarque les touristes (le gars de Bruges et moi-même), tous deux à leur première expérience sauvage. On a écouté, on a observé, on a pris des notes. Et surtout, on a compris la loi fondamentale qui régit tout ce beau petit monde: si tout le monde mange, sauf toi, c'est que tu es le plat...
La prochaine réunion est dans un mois. Je ne sais pas quel rôle va endosser mon camarade de safari, mais, en ce qui me concerne, je n'ai pas de doute: je serai le 1er prédateur femelle du groupe!
ROOOAAAR!!!!
vendredi 25 septembre 2009
Un jour, un client
Ce vendredi, j'ai eu un client difficile: il s'appelle Hector, il a 6 ans et il adore l'Ice-Tea.
Le jeune Hector est rentré dans ma boutique en fin d'après-midi, accompagné de sa maman. Il était clairement excédé par l'attitude de sa mère, qui ne lui permettait pas de boire le troisième Ice-Tea de la journée. Jusque là, rien d'anormal, il avait l'air d'être un de ces horribles gosses qui font des caprices. Mais, en fait, pas du tout.
Il a démonté, méthodiquement et rationnellement, tous les arguments que sa mère a pu trouver contre l'abus de Ice-Tea. Le tout sur le ton blasé de celui qui répète, pour la n-ième fois, le même raisonnement parfaitement logique à un débile. Limite en levant les yeux au ciel. La pauvrette, elle s'en sortait pas. Derrière mon gaufrier, je regardais, amusée, cette saynète (ah, que j'avais envie de placer ce mot!).
La gaufre étant prête, je la lui mets entre les mains, convaincue que ça va le faire taire quelques minutes, pour donner un peu de répit à sa maman. C'est mal connaître Hector. Au lieu de se jeter sur ce délice calorique, il commence son inspection: taille, couleur, cuisson, présentation, il regarde tout, il donne son avis sur tout et termine en me lançant à la figure: "Cette gaufre est minuscule". Sans me laisser démonter, je lui fais remarquer que c'est une gaufre avec du chocolat à l'intérieur et je me lance dans des explications, presque techniques, sur sa composition et préparation. Son regard sceptique voyage de mon visage à la gaufre et retour. Mais il m'écoute attentivement.
Il se décide à y goûter pendant que je les accompagne à la porte. Tout en discutant avec sa maman, je surveille sa réaction: une bouchée, rien; deuxième bouchée, toujours rien. Flûte, il n'aime pas. C'est sur le pas de la porte, après m'avoir dit au revoir, qu'il dit à sa mère, mais toujours devant moi: "Elle fait des bonnes choses, cette dame!".
Parole d'expert!
Le jeune Hector est rentré dans ma boutique en fin d'après-midi, accompagné de sa maman. Il était clairement excédé par l'attitude de sa mère, qui ne lui permettait pas de boire le troisième Ice-Tea de la journée. Jusque là, rien d'anormal, il avait l'air d'être un de ces horribles gosses qui font des caprices. Mais, en fait, pas du tout.
Il a démonté, méthodiquement et rationnellement, tous les arguments que sa mère a pu trouver contre l'abus de Ice-Tea. Le tout sur le ton blasé de celui qui répète, pour la n-ième fois, le même raisonnement parfaitement logique à un débile. Limite en levant les yeux au ciel. La pauvrette, elle s'en sortait pas. Derrière mon gaufrier, je regardais, amusée, cette saynète (ah, que j'avais envie de placer ce mot!).
La gaufre étant prête, je la lui mets entre les mains, convaincue que ça va le faire taire quelques minutes, pour donner un peu de répit à sa maman. C'est mal connaître Hector. Au lieu de se jeter sur ce délice calorique, il commence son inspection: taille, couleur, cuisson, présentation, il regarde tout, il donne son avis sur tout et termine en me lançant à la figure: "Cette gaufre est minuscule". Sans me laisser démonter, je lui fais remarquer que c'est une gaufre avec du chocolat à l'intérieur et je me lance dans des explications, presque techniques, sur sa composition et préparation. Son regard sceptique voyage de mon visage à la gaufre et retour. Mais il m'écoute attentivement.
Il se décide à y goûter pendant que je les accompagne à la porte. Tout en discutant avec sa maman, je surveille sa réaction: une bouchée, rien; deuxième bouchée, toujours rien. Flûte, il n'aime pas. C'est sur le pas de la porte, après m'avoir dit au revoir, qu'il dit à sa mère, mais toujours devant moi: "Elle fait des bonnes choses, cette dame!".
Parole d'expert!
jeudi 24 septembre 2009
Promenons-nous dans les bois...
Vous êtes-vous déjà baladé en forêt de nuit? Moi une seule fois, lors d'un camp organisé par l'église quand j'avais 10 ans. Depuis, l'idée ne m'a même pas effleurée: quel intérêt y a-t-il à se promener dans le noir, vu que l'on ne peut rien y voir? Pourtant, de tous les plans qu'on m'a proposé mardi soir, c'est celui là que j'ai choisi.
Je ne sais pas où je suis allée exactement, mais il faut passer devant le Counta pour y arriver. J'avais avec moi le kit idéal pour une aventure pareille: des bières, des pétards et un guide. Un bref coup d'oeil au plan pour se situer (le mien a été très bref: le temps de voir une araignée et j'étais à deux mètres du panneau) et on se met en route.
Marcher, c'est simple: un pied devant l'autre et c'est parti. Mais il faut se méfier des milles et uns pièges que Dame Nature a mis en place à l'intention des purs citadins comme moi: branches qui apparaissent de nulle part en travers de la route, sables mouvants, trous dissimulés sous un tapis de feuilles,... Pas si simple que ça, finalement, de se promener! Encore moins quand, sous les effets des gourmandises de mon kit de survie, on a tendance à se perdre dans ses pensées et à ne plus faire attention à où l'on va. Heureusement, mon guide me connaît: conscient de mes absences, il a ouvert la voie et veillé à ma sécurité.
Se retrouver plongé dans la nature de nuit, c'est comme rentrer dans une autre dimension: la hiérarchie des sens est bouleversée, le vue devenant presque inutile; le temps retrouve toute sa relativité; tout paraît nouveau et merveilleux, même le bruit des feuilles qui tombent.
Trop prise dans mon monde imaginaire, je n'ai pas eu la présence d'esprit nécessaire pour voir la biche qui s'enfuyait et j'ai dû me concentrer pour observer des lucioles agonisant sur le sol. Par contre, je n'ai pas raté l'arbre maléfique, derrière lequel s'agitait une bête que l'on n'a jamais pu identifier. Mais le meilleur était au dessus de ma tête: le ciel, les étoiles, l'univers infini et les animaux qui le peuplent, beaucoup plus faciles à observer que leurs cousins terrestres.
En rentrant chez moi, j'ai plongé dans les bras de Morphée sereine et détendue. Etat d'esprit dans lequel je me suis réveillée le lendemain matin. Jusqu'à ce que je bouge.
Aïe! Mes mollets!
Je ne sais pas où je suis allée exactement, mais il faut passer devant le Counta pour y arriver. J'avais avec moi le kit idéal pour une aventure pareille: des bières, des pétards et un guide. Un bref coup d'oeil au plan pour se situer (le mien a été très bref: le temps de voir une araignée et j'étais à deux mètres du panneau) et on se met en route.
Marcher, c'est simple: un pied devant l'autre et c'est parti. Mais il faut se méfier des milles et uns pièges que Dame Nature a mis en place à l'intention des purs citadins comme moi: branches qui apparaissent de nulle part en travers de la route, sables mouvants, trous dissimulés sous un tapis de feuilles,... Pas si simple que ça, finalement, de se promener! Encore moins quand, sous les effets des gourmandises de mon kit de survie, on a tendance à se perdre dans ses pensées et à ne plus faire attention à où l'on va. Heureusement, mon guide me connaît: conscient de mes absences, il a ouvert la voie et veillé à ma sécurité.
Se retrouver plongé dans la nature de nuit, c'est comme rentrer dans une autre dimension: la hiérarchie des sens est bouleversée, le vue devenant presque inutile; le temps retrouve toute sa relativité; tout paraît nouveau et merveilleux, même le bruit des feuilles qui tombent.
Trop prise dans mon monde imaginaire, je n'ai pas eu la présence d'esprit nécessaire pour voir la biche qui s'enfuyait et j'ai dû me concentrer pour observer des lucioles agonisant sur le sol. Par contre, je n'ai pas raté l'arbre maléfique, derrière lequel s'agitait une bête que l'on n'a jamais pu identifier. Mais le meilleur était au dessus de ma tête: le ciel, les étoiles, l'univers infini et les animaux qui le peuplent, beaucoup plus faciles à observer que leurs cousins terrestres.
En rentrant chez moi, j'ai plongé dans les bras de Morphée sereine et détendue. Etat d'esprit dans lequel je me suis réveillée le lendemain matin. Jusqu'à ce que je bouge.
Aïe! Mes mollets!
mercredi 23 septembre 2009
Oiseaux migrateurs
Si les hirondelles annoncent l'arrivée du printemps, les pennés annoncent la rentrée académique.
A première vue, ces deux espèces n'ont rien en commun. Pourtant elles se ressemblent: les deux chantent, cherchent à s'accoupler et ont probablement les mêmes capacités mentales. Mais surtout, elles partagent la coutume de se soulager là où bon leur semble.
Mercredi passé, ma patronne me raconte d'un air totalement dégouté que, le matin, elle avait dû nettoyer une "belle" gerbe, qui gisait tristement sur le trottoir devant la boutique. Intérieurement, j'ai jubilé, parce que d'habitude c'est sur moi que ça tombe.
Je n'aurais pas dû. Ca m'apprendra.
Hier matin, j'arrive au magasin à l'aise. A l'heure. Carrément à l'avance. Je prends mon temps pour tout préparer avant l'ouverture. A l'heure pile j'allume les lumières, j'ouvre la porte et je vais chercher le courrier. Je prends l'enveloppe qui dépasse sans ouvrir la boîte aux lettres. Je la retourne pour voir l'expéditeur et je remarque qu'un coté est mouillé.
Oh non... Je n'ai même pas besoin d'ouvrir la boîte pour savoir ce que je trouverai dedans.
Depuis, j'attends avec impatience l'arrivée de l'hiver et du blocus, pendant lesquels les pennés disparaissent de la circulation.
D'ici là, la chasse est ouverte.
A première vue, ces deux espèces n'ont rien en commun. Pourtant elles se ressemblent: les deux chantent, cherchent à s'accoupler et ont probablement les mêmes capacités mentales. Mais surtout, elles partagent la coutume de se soulager là où bon leur semble.
Mercredi passé, ma patronne me raconte d'un air totalement dégouté que, le matin, elle avait dû nettoyer une "belle" gerbe, qui gisait tristement sur le trottoir devant la boutique. Intérieurement, j'ai jubilé, parce que d'habitude c'est sur moi que ça tombe.
Je n'aurais pas dû. Ca m'apprendra.
Hier matin, j'arrive au magasin à l'aise. A l'heure. Carrément à l'avance. Je prends mon temps pour tout préparer avant l'ouverture. A l'heure pile j'allume les lumières, j'ouvre la porte et je vais chercher le courrier. Je prends l'enveloppe qui dépasse sans ouvrir la boîte aux lettres. Je la retourne pour voir l'expéditeur et je remarque qu'un coté est mouillé.
Oh non... Je n'ai même pas besoin d'ouvrir la boîte pour savoir ce que je trouverai dedans.
Depuis, j'attends avec impatience l'arrivée de l'hiver et du blocus, pendant lesquels les pennés disparaissent de la circulation.
D'ici là, la chasse est ouverte.
dimanche 20 septembre 2009
Super-pouvoir
Tout comme les femmes qui deviennent mères développent l'instinct maternel, ou celles qui vivent en couple le sixième sens de la trahison, ainsi les femmes fraîchement célibataires redécouvrent un super-pouvoir oublié: le radar à mecs.
Avant, je ne regardais pas vraiment les hommes dans la rue: vraiment très peu ont attiré mon regard ces dernières années. C'est bien connu, l'amour rend aveugle. Mais maintenant que mon radar s'est remis en route, je vois!
Et ce que je vois est génial: il y a des hommes partout! Et il y en a des tonnes! De toutes tailles, formes et couleurs; chez le médecin, au feu rouge, dans le métro; à midi ou à minuit. Le radar me permet de faire un tri dans toute cette masse de façon rapide et efficace, selon des critères très personnels (le premier parmi tous étant les cheveux). Et je constate avec joie qu'il y a pas mal de possibilités.
Il ne me reste plus qu'à attendre qu'un autre super-pouvoir refasse surface: celui de la drague.
Avant, je ne regardais pas vraiment les hommes dans la rue: vraiment très peu ont attiré mon regard ces dernières années. C'est bien connu, l'amour rend aveugle. Mais maintenant que mon radar s'est remis en route, je vois!
Et ce que je vois est génial: il y a des hommes partout! Et il y en a des tonnes! De toutes tailles, formes et couleurs; chez le médecin, au feu rouge, dans le métro; à midi ou à minuit. Le radar me permet de faire un tri dans toute cette masse de façon rapide et efficace, selon des critères très personnels (le premier parmi tous étant les cheveux). Et je constate avec joie qu'il y a pas mal de possibilités.
Il ne me reste plus qu'à attendre qu'un autre super-pouvoir refasse surface: celui de la drague.
samedi 19 septembre 2009
Pleine Lune
Vous n'êtes pas sans savoir que la Lune influence les marées. Visiblement, elle influence mes journées aussi, surtout quand elle est pleine. Comme hier.
Le matin se déroule avec le moral au top: un réveil de princesse; un cours de néerlandais moins barbant que d'habitude; une virée à Evere avec Poulette; et, pour terminer en beauté, un créneaux réalisé totalement au pif et parfaitement bien, en une seule manoeuvre.
Arrivée chez moi, ma bonne humeur descend en flèche (j'ai rangé et nettoyé ma maison, car j'attendais mon comptable le soir), pour toucher le fond avec la mésaventure de Sérgio. Fond sur lequel je stagne les trois longues et interminables heures et demi que dure mon travail le vendredi.
Retour chez moi, et hop! Nouvelle montée d'optimisme: le RDV avec le comptable est très encourageant et, après son départ, je rejoins les filles chez Cathrine, où je trouve une ambiance de feu. Vers 3h du matin, avec un taux d'alcoolémie plus que positif et le yeux en 16/9, je m'écroule heureuse dans le canapé avec Sabrina.
Heureusement pour mes copines, si la pleine lune influence ma vie, je ne me suis pas transformée en Tina-garou.
Pas avec elles, en tout cas.
Le matin se déroule avec le moral au top: un réveil de princesse; un cours de néerlandais moins barbant que d'habitude; une virée à Evere avec Poulette; et, pour terminer en beauté, un créneaux réalisé totalement au pif et parfaitement bien, en une seule manoeuvre.
Arrivée chez moi, ma bonne humeur descend en flèche (j'ai rangé et nettoyé ma maison, car j'attendais mon comptable le soir), pour toucher le fond avec la mésaventure de Sérgio. Fond sur lequel je stagne les trois longues et interminables heures et demi que dure mon travail le vendredi.
Retour chez moi, et hop! Nouvelle montée d'optimisme: le RDV avec le comptable est très encourageant et, après son départ, je rejoins les filles chez Cathrine, où je trouve une ambiance de feu. Vers 3h du matin, avec un taux d'alcoolémie plus que positif et le yeux en 16/9, je m'écroule heureuse dans le canapé avec Sabrina.
Heureusement pour mes copines, si la pleine lune influence ma vie, je ne me suis pas transformée en Tina-garou.
Pas avec elles, en tout cas.
mardi 15 septembre 2009
Allô?
Hier, j'ai reçu un appel de Sérgio. En fait c'était Morgane à l'appareil.
Après l'échange classique de politesse au téléphone, elle me demande avec sa petite voix adorable:
"Tu fais quelque chose ce soir? Tu veux passer nous faire un coucou?"
Il faut savoir que Morgane m'invite très souvent, donc il n'y avait rien de louche dans son invitation. Pourtant, j'ai eu envie de demander:
"Tu as besoin de quelque chose ou c'est juste pour le plaisir de me voir?"
Silence gêné.
"Ehu... les deux?"
Evidemment, j'éclate de rire.
Que c'est beau, l'amitié désintéressée!
Après l'échange classique de politesse au téléphone, elle me demande avec sa petite voix adorable:
"Tu fais quelque chose ce soir? Tu veux passer nous faire un coucou?"
Il faut savoir que Morgane m'invite très souvent, donc il n'y avait rien de louche dans son invitation. Pourtant, j'ai eu envie de demander:
"Tu as besoin de quelque chose ou c'est juste pour le plaisir de me voir?"
Silence gêné.
"Ehu... les deux?"
Evidemment, j'éclate de rire.
Que c'est beau, l'amitié désintéressée!
Spreek je Nederlands?
C'est avec bonheur et enthousiasme (et une bonne demi-heure d'avance) que je me suis rendue au premier cours de flamoutch lundi passé. Apprendre des nouvelles choses, rencontrer des nouvelles personnes, retrouver d'anciens camarades... Mais que demande le peuple?
Je vais vous le dire ce qu'il demande, le peuple : un bon professeur! Pas de chance, nous avons droit dès la rentrée à une remplaçante. Théoriquement, pas de soucis. Pratiquement, il y a un problème: elle vient de l'enseignement secondaire... Du coup, face à une classe d'élèves qui sont là de leur plein gré et assoiffés de connaissance, elle est complètement perdue. Notre envie de participer la met mal à l'aise; souvent elle nous empêche de nous exprimer; elle n'est pas parfaite bilingue et fait donc des erreurs que même nous, nous savons détecter, malgré notre relative ignorance de la langue; et en plus, elle parle souvent en français (chose proscrite tant aux élèves qu'aux enseignants dès le premier niveau!). Cerise sur le gâteaux: sur les 12 heures de cours, elle en dispense 8.
En gros, on s'ennuie.
Et que fait une classe qui s'ennuie? Mais elle ennuie son prof, bien évidemment! On parle, on fait des blagues, on rit (le tout rigoureusement en néerlandais bien sûr), et on soupire de lassitude de façon très ostentatoire, 4h d'affilée, 2 fois par semaine. Juste pour l'embêter comme elle nous embête.
Comment ça, "pire que des 4èmes primaires"????
Je vais vous le dire ce qu'il demande, le peuple : un bon professeur! Pas de chance, nous avons droit dès la rentrée à une remplaçante. Théoriquement, pas de soucis. Pratiquement, il y a un problème: elle vient de l'enseignement secondaire... Du coup, face à une classe d'élèves qui sont là de leur plein gré et assoiffés de connaissance, elle est complètement perdue. Notre envie de participer la met mal à l'aise; souvent elle nous empêche de nous exprimer; elle n'est pas parfaite bilingue et fait donc des erreurs que même nous, nous savons détecter, malgré notre relative ignorance de la langue; et en plus, elle parle souvent en français (chose proscrite tant aux élèves qu'aux enseignants dès le premier niveau!). Cerise sur le gâteaux: sur les 12 heures de cours, elle en dispense 8.
En gros, on s'ennuie.
Et que fait une classe qui s'ennuie? Mais elle ennuie son prof, bien évidemment! On parle, on fait des blagues, on rit (le tout rigoureusement en néerlandais bien sûr), et on soupire de lassitude de façon très ostentatoire, 4h d'affilée, 2 fois par semaine. Juste pour l'embêter comme elle nous embête.
Comment ça, "pire que des 4èmes primaires"????
lundi 14 septembre 2009
Boulot, mousseux, dodo!
Je me plains souvent de mon travail. A tort.
Samedi, c'était l'anniversaire de Serge du magasin d'à coté. Du coup, il est venu m'apporter un verre de mousseux pour fêter ça. Malheureusement, aucun de nous ne pouvait vraiment quitter son magasin pour trinquer ensemble. Et boire dans la rue devant nos boutiques n'est envisageable que pendant la braderie. Ce qui fait que je me suis retrouvée à cinq heures de l'après-midi à siroter du mousseux sur mon lieu de travail, seule. Mon seuil de tolérance à l'alcool ayant chuté brutalement depuis quelque temps, à la fin de ce verre j'étais déjà en train de sautiller avec insouciance derrière mon comptoir.
Et ma patronne se pointe. Et elle tombe sur le verre de mousseux qui, il faut le dire, n'était pas du tout caché. Après un instant de panique, j'éclate de rire et je lui dis: "Tu me prends la main dans le sac!" Je lui explique le pourquoi du comment et là, c'est elle qui éclate de rire. A la limite, elle aurait bien pris un verre aussi! Après son départ, on est venu me faire un refill.
Devinez qui était caisse à la fin de son boulot?
Samedi, c'était l'anniversaire de Serge du magasin d'à coté. Du coup, il est venu m'apporter un verre de mousseux pour fêter ça. Malheureusement, aucun de nous ne pouvait vraiment quitter son magasin pour trinquer ensemble. Et boire dans la rue devant nos boutiques n'est envisageable que pendant la braderie. Ce qui fait que je me suis retrouvée à cinq heures de l'après-midi à siroter du mousseux sur mon lieu de travail, seule. Mon seuil de tolérance à l'alcool ayant chuté brutalement depuis quelque temps, à la fin de ce verre j'étais déjà en train de sautiller avec insouciance derrière mon comptoir.
Et ma patronne se pointe. Et elle tombe sur le verre de mousseux qui, il faut le dire, n'était pas du tout caché. Après un instant de panique, j'éclate de rire et je lui dis: "Tu me prends la main dans le sac!" Je lui explique le pourquoi du comment et là, c'est elle qui éclate de rire. A la limite, elle aurait bien pris un verre aussi! Après son départ, on est venu me faire un refill.
Devinez qui était caisse à la fin de son boulot?
vendredi 11 septembre 2009
Grazie mamma!
Après presque 10 jours sans nouvelles de ma part, ma mère m'a téléphoné hier.
On se raconte les dernières nouveautés de nos vies, la bonne ambiance est de rigueur, jusqu'à ce qu'elle me demande :
"Et tu vois quelqu'un?"
"Ehu, non, pas vraiment."
Avec son tact légendaire (dont j'ai hérité), elle me dit : "Tu ne vas quand même pas rester vieille fille comme ta soeur???"
Une enclume me tombe sur la tête.
"S'il te plaît, mamma, n'utilise pas cette expression, elle est affreuse."
Et elle: "Ouais, bon, tu peux dire single ou célibataire ou ce que tu veux, mais le résultat est le même: vous êtes vieilles filles!"
"..."
Et puis elle s'étonne que je l'appelle pas plus souvent.
On se raconte les dernières nouveautés de nos vies, la bonne ambiance est de rigueur, jusqu'à ce qu'elle me demande :
"Et tu vois quelqu'un?"
"Ehu, non, pas vraiment."
Avec son tact légendaire (dont j'ai hérité), elle me dit : "Tu ne vas quand même pas rester vieille fille comme ta soeur???"
Une enclume me tombe sur la tête.
"S'il te plaît, mamma, n'utilise pas cette expression, elle est affreuse."
Et elle: "Ouais, bon, tu peux dire single ou célibataire ou ce que tu veux, mais le résultat est le même: vous êtes vieilles filles!"
"..."
Et puis elle s'étonne que je l'appelle pas plus souvent.
lundi 7 septembre 2009
A Coca Cola Light Moment
Je ne prends pas souvent le métro. Mais aujourd'hui, je devais aller à la FNAC chercher un livre.
Au retour, à Rogier, après avoir monté l'escalator (en panne...), je tourne à gauche pour aller du bon coté du quai et mon regard est attiré par un gars, qui marche dans ma direction vers l'autre coté du quai. Pas trop grand, en costard et à l'aise dedans, les cheveux et les yeux foncés. Nos regards se croisent et restent accrochés. Tout en continuant de marcher, on passe l'un à coté de l'autre et, après s'être dépassés, on se retourne en même temps. Il me sourit. Je lui souris. Derrière lui, les portes ouvertes du métro l'aspirent et se referment devant lui. Tout en continuant de sourire, il secoue les épaules comme pour dire: "Dommage". Entre temps mon métro est arrivé aussi, je me distrais une seconde pour monter à bord, je regarde à nouveau et je vois l'autre métro s'éloigner. Soupir... Et sourire...
Have a great break!
Au retour, à Rogier, après avoir monté l'escalator (en panne...), je tourne à gauche pour aller du bon coté du quai et mon regard est attiré par un gars, qui marche dans ma direction vers l'autre coté du quai. Pas trop grand, en costard et à l'aise dedans, les cheveux et les yeux foncés. Nos regards se croisent et restent accrochés. Tout en continuant de marcher, on passe l'un à coté de l'autre et, après s'être dépassés, on se retourne en même temps. Il me sourit. Je lui souris. Derrière lui, les portes ouvertes du métro l'aspirent et se referment devant lui. Tout en continuant de sourire, il secoue les épaules comme pour dire: "Dommage". Entre temps mon métro est arrivé aussi, je me distrais une seconde pour monter à bord, je regarde à nouveau et je vois l'autre métro s'éloigner. Soupir... Et sourire...
Have a great break!
Overbooking
Ayant 12h de temps de libre "de trop" dans ma vie, vendredi je suis allée m'inscrire au niveau 4 de mon cours de flamoutch.
L'inscription se fait en deux passes: tout d'abord, il faut se réveiller tôt le matin pour aller chercher un ticket de rendez-vous; ensuite, il faut revenir l'après-midi à l'heure indiquée sur le ticket pour l'inscription proprement dite.
Mon rendez-vous était à 14h30. On appelle mon numéro, je m'installe devant un jeune homme, lui-même installé devant son ordinateur, je sors tous mes papiers (en une seconde, j'ai colonisé son bureau), il regarde mes données sur son écran, puis me regarde moi et me dit: "Aaahhh, vous êtes née à Rome! Je viens d'y aller en vacances pour la première fois! C'était magnifique! Quelle ville superbe! Blablabla! Blablabla!..." Il me raconte quelques trucs de ses vacances, on s'extasie tous les deux devant la beauté de ma ville et enfin il me demande: "A quel cours venez-vous vous inscrire?"
Flûte! Mon cours est complet! Mais il est le seul que je peux suivre, vu mon horaire de travail! Et si je recommence pas à parler néerlandais rapidement, je vais le perdre et j'aurai jeté un an d'apprentissage à la poubelle! J'explique donc tout ça à mon nouveau pote qui adore Rome, qui se lève et part plaider ma cause auprès du grand manitou des inscriptions, qui reste caché derrière un paravent, tel le magicien d'Oz. Il revient et m'annonce triomphalement que, même si le cours est complet, on y rajoute une place pour que je puisse y participer. De plus, j'ai droit à une réduction de prix à cause de l'absence prolongée du professeur au niveau 3.
Je repars de là, inscrite au cours que je voulais et en ayant payé que la moitié du prix. Et ça ne m'a pris qu'une demi-heure, j'ai toute mon après-midi devant moi...
Elle est pas belle, la vie?
mardi 1 septembre 2009
Week-end en famille
Mon horoscope de la semaine allant du 26 août au 2 septembre m'annonçait : "Voilà qui est bien, vous passerez d'excellents moments en famille... La convivialité sera de mise."
Ayant quelques difficultés géographiques à passer du temps avec ma famille de sang, j'ai pris cette invitation au sens large. Du coup, je me suis incrustée dans les familles des autres!
J'ai ouvert le bal samedi soir en allant chez la maman de Phil. J'adore aller chez elle : l'ambiance est toujours à la fête, l'accueil chaleureux et la bouffe géniale. On a ri, on a bu, on a ri, on a mangé, on a ri, on a bu, on a ri, ... Je suis rentrée peu avant minuit, bien pompette et surtout, avec un Tupperware rempli! Merci Mman, on se revoit bientôt!
Dimanche, je suis courageusement retournée dans la famille de la semaine passée : il fallait que j'aille récupérer ma dignité meurtrie, que j'avais oublié la dernière fois. A mon grand soulagement, je l'ai retrouvée en pleine forme, ils en ont bien pris soin pendant mon absence. J'ai dû bien sûr essuyer quelques moqueries et autres allusions (ma Gueuze m'a été servie dans un verre de Mort Subite...), mais l'ambiance était à la rigolade et à la décontraction. Je suis repartie sur mes jambes et avec ma dignité. Merci pour la deuxième chance!
Lundi soir, pour terminer en beauté cette semaine familiale, quelques amis de mon clan sont venus manger à la maison. A cette occasion et sans faire exprès, on a créé un nouveau concept : le dîner de pas con, où si tu n'es pas invité, c'est justement parce que tu es con! On a beaucoup ri et beaucoup médit: la bonne ambiance en somme!
Après le départ des autres, je reçois un sms de ma soeur, qui est en vacance aux Canaries avec mes parents: "Fait chier! Ca fait 2 jours que je suis ici et j'ai déjà envie de me barrer... Tes parents sont insupportables!" Et quoi? C'est juste les miens? Tu as été adoptée? Mais c'est vrai: mes parents sont parfois insupportables. D'ailleurs ma soeur l'est parfois aussi.
Pourtant, ce WE, il ne me manquait qu'eux trois.
Ayant quelques difficultés géographiques à passer du temps avec ma famille de sang, j'ai pris cette invitation au sens large. Du coup, je me suis incrustée dans les familles des autres!
J'ai ouvert le bal samedi soir en allant chez la maman de Phil. J'adore aller chez elle : l'ambiance est toujours à la fête, l'accueil chaleureux et la bouffe géniale. On a ri, on a bu, on a ri, on a mangé, on a ri, on a bu, on a ri, ... Je suis rentrée peu avant minuit, bien pompette et surtout, avec un Tupperware rempli! Merci Mman, on se revoit bientôt!
Dimanche, je suis courageusement retournée dans la famille de la semaine passée : il fallait que j'aille récupérer ma dignité meurtrie, que j'avais oublié la dernière fois. A mon grand soulagement, je l'ai retrouvée en pleine forme, ils en ont bien pris soin pendant mon absence. J'ai dû bien sûr essuyer quelques moqueries et autres allusions (ma Gueuze m'a été servie dans un verre de Mort Subite...), mais l'ambiance était à la rigolade et à la décontraction. Je suis repartie sur mes jambes et avec ma dignité. Merci pour la deuxième chance!
Lundi soir, pour terminer en beauté cette semaine familiale, quelques amis de mon clan sont venus manger à la maison. A cette occasion et sans faire exprès, on a créé un nouveau concept : le dîner de pas con, où si tu n'es pas invité, c'est justement parce que tu es con! On a beaucoup ri et beaucoup médit: la bonne ambiance en somme!
Après le départ des autres, je reçois un sms de ma soeur, qui est en vacance aux Canaries avec mes parents: "Fait chier! Ca fait 2 jours que je suis ici et j'ai déjà envie de me barrer... Tes parents sont insupportables!" Et quoi? C'est juste les miens? Tu as été adoptée? Mais c'est vrai: mes parents sont parfois insupportables. D'ailleurs ma soeur l'est parfois aussi.
Pourtant, ce WE, il ne me manquait qu'eux trois.
samedi 29 août 2009
Raler, c'est la santé
On dit qu'on choisit ses amis, mais pas sa famille.
C'est faux! Comme en Belgique je n'ai pas de famille, alors j'en ai fondée une toute nouvelle rien qu'à moi. Parmi les membres de mon clan, le premier dont je vais vous parler est Simon. Cela pour une raison très simple: il m'en veut de ne pas encore l'avoir fait! ("Rien! Même pas un mot sur moi! Comme si je n'existais pas!")
Il faut dire que hier Simon était de mauvaise humeur. D'une mauvaise humeur accablante. C'est rare, mais ça arrive. Et donc il m'a téléphoné pour la partager. Car dans la Famiglia, on partage tout.
J'ai reçu son premier coup de fil peu après 16h. Ca n'allait pas car il n'avait toujours pas de net ("Et chez VOO c'est des incapables ... blablabla ... service clientèle de merde ...blablabla...") et qu'il était coincé chez lui en attendant d'aller bosser ("Là tout le monde travaille, donc j'ai rien à faire et après tout le monde fera la fête au moment où moi j'irai bosser ...blablabla..."). Comme j'étais au travail, on a dû raccrocher à chaque fois qu'un client rentrait. Mais je l'ai rappelé dès que je pouvais.
En sortant du travail, je suis passée faire un coucou à Serge. Là-bas, Simon m'appelle et râle parce que je l'ai toujours pas rappelé depuis la fermeture. Et comme je voulais raccrocher car je trouvais cela impoli de papoter avec lui au téléphone alors que j'étais chez quelqu'un d'autre, il a râlé encore un bon coup.
En sortant de chez Serge, je le rappelle direct et il m'engueule parce que c'est trop tard. Et sur tout le chemin jusque chez moi, il se plaint parce qu'il est pas mentionné dans mon blog; et aussi parce que j'ai raté d'enregistrer convénablement le truc sur les nazis; et aussi parce que j'ai du temps pour tout le monde ("Même les mères des autres!"), sauf pour lui; et aussi parce que...
Arrivée chez moi, on est passés au chapitre congés/vacances ("Si ça tombe, je vais pas partir ...blablabla... et tout le monde travaille pendant mes congés donc je vais m'emmerder ...blablabla...").
On a raccroché pour de bon peu avant 21h, car il devait partir travailler ("Et aujourd'hui c'est vendredi ...blablabla... ça va être la merde au boulot ...blablabla...").
Je n'ai pas pu faire grande chose pour améliorer son humeur, mais au moins maintenant j'ai parlé de lui dans mon blog.
Alors, chouchou, heureux?
NB: je tiens à signaler que même lorsqu'il râle, Simon est drôle. Et on a beaucoup ri au téléphone de tous ses malheurs. Je préfère le dire, sinon il va encore m'en vouloir de le faire passer pour un raleur!
C'est faux! Comme en Belgique je n'ai pas de famille, alors j'en ai fondée une toute nouvelle rien qu'à moi. Parmi les membres de mon clan, le premier dont je vais vous parler est Simon. Cela pour une raison très simple: il m'en veut de ne pas encore l'avoir fait! ("Rien! Même pas un mot sur moi! Comme si je n'existais pas!")
Il faut dire que hier Simon était de mauvaise humeur. D'une mauvaise humeur accablante. C'est rare, mais ça arrive. Et donc il m'a téléphoné pour la partager. Car dans la Famiglia, on partage tout.
J'ai reçu son premier coup de fil peu après 16h. Ca n'allait pas car il n'avait toujours pas de net ("Et chez VOO c'est des incapables ... blablabla ... service clientèle de merde ...blablabla...") et qu'il était coincé chez lui en attendant d'aller bosser ("Là tout le monde travaille, donc j'ai rien à faire et après tout le monde fera la fête au moment où moi j'irai bosser ...blablabla..."). Comme j'étais au travail, on a dû raccrocher à chaque fois qu'un client rentrait. Mais je l'ai rappelé dès que je pouvais.
En sortant du travail, je suis passée faire un coucou à Serge. Là-bas, Simon m'appelle et râle parce que je l'ai toujours pas rappelé depuis la fermeture. Et comme je voulais raccrocher car je trouvais cela impoli de papoter avec lui au téléphone alors que j'étais chez quelqu'un d'autre, il a râlé encore un bon coup.
En sortant de chez Serge, je le rappelle direct et il m'engueule parce que c'est trop tard. Et sur tout le chemin jusque chez moi, il se plaint parce qu'il est pas mentionné dans mon blog; et aussi parce que j'ai raté d'enregistrer convénablement le truc sur les nazis; et aussi parce que j'ai du temps pour tout le monde ("Même les mères des autres!"), sauf pour lui; et aussi parce que...
Arrivée chez moi, on est passés au chapitre congés/vacances ("Si ça tombe, je vais pas partir ...blablabla... et tout le monde travaille pendant mes congés donc je vais m'emmerder ...blablabla...").
On a raccroché pour de bon peu avant 21h, car il devait partir travailler ("Et aujourd'hui c'est vendredi ...blablabla... ça va être la merde au boulot ...blablabla...").
Je n'ai pas pu faire grande chose pour améliorer son humeur, mais au moins maintenant j'ai parlé de lui dans mon blog.
Alors, chouchou, heureux?
NB: je tiens à signaler que même lorsqu'il râle, Simon est drôle. Et on a beaucoup ri au téléphone de tous ses malheurs. Je préfère le dire, sinon il va encore m'en vouloir de le faire passer pour un raleur!
jeudi 27 août 2009
L'âge légal
Hier, en sortant du travail, je me suis retrouvée face à un choix cornélien: droite ou gauche?
Rassurez-vous, rien de politique là-dedans. Juste un début de soirée: droite, je vais faire les courses; gauche, je rejoins mes amis en train de boire un verre. Il m'a fallu moins d'une minute pour atteindre et pousser la porte de l'endroit où ils se trouvaient.
Je me dirige d'un pas décidé vers le bar et je dis d'un ton enjoué:
"Bonjour! Un Coca Zéro s'il te plaît!"
"J'en ai pas" me répond la barmaid, d'un air pas très amical "mais j'ai du Light."
"Ah non, le Light c'est pour les gonzesses, merci."
"?!?"
Désemparée devant le manque de mon Coca fétiche, je me demande ce que je vais boire. Ehuuu... Je regarde la fille à côté de moi, qui a tout suivi :
"Salut! Tu me conseilles de boire quoi?"
"Un kirr à la violette!"
"Merci!" et je le demande à la barmaid, qui me regarde sceptique.
Elle revient, toujours sans sourire, mais avec mon verre; elle le dépose devant moi mais près d'elle: "Tu as une carte d'identité à me montrer?"
D'abord, je ne comprends pas la question; ensuite, un énorme sourire flatté se dessine sur mon visage...
Il me plaît ce bar, j'y retournerai!
Rassurez-vous, rien de politique là-dedans. Juste un début de soirée: droite, je vais faire les courses; gauche, je rejoins mes amis en train de boire un verre. Il m'a fallu moins d'une minute pour atteindre et pousser la porte de l'endroit où ils se trouvaient.
Je me dirige d'un pas décidé vers le bar et je dis d'un ton enjoué:
"Bonjour! Un Coca Zéro s'il te plaît!"
"J'en ai pas" me répond la barmaid, d'un air pas très amical "mais j'ai du Light."
"Ah non, le Light c'est pour les gonzesses, merci."
"?!?"
Désemparée devant le manque de mon Coca fétiche, je me demande ce que je vais boire. Ehuuu... Je regarde la fille à côté de moi, qui a tout suivi :
"Salut! Tu me conseilles de boire quoi?"
"Un kirr à la violette!"
"Merci!" et je le demande à la barmaid, qui me regarde sceptique.
Elle revient, toujours sans sourire, mais avec mon verre; elle le dépose devant moi mais près d'elle: "Tu as une carte d'identité à me montrer?"
D'abord, je ne comprends pas la question; ensuite, un énorme sourire flatté se dessine sur mon visage...
Il me plaît ce bar, j'y retournerai!
mardi 25 août 2009
Meet the parents
Dimanche, je me suis réveillée relativement tôt pour aller profiter du soleil au Bois de la Cambre. Armée de tongs, lunettes de soleil, maillot de bain et crème solaire, je débarque dans un bois presque vide: beaucoup de joggeurs, mais pratiquement personne sur la pelouse. Bonheur: le havre de paix que je cherchais.
Après un moment d'hésitation pour décider où m'installer (trop de choix, tue le choix, c'est bien connu), je me pose en plein milieu de tout, loin des arbres et des sentiers. En trois minutes top chrono, ma séance de bronzage relaxant démarre. Snow Patrol comme musique d'ambiance, le ciel bleu au dessus de moi, la chaleur du soleil enveloppant mon corps, le moment est parfait. Je me croirais presque chez moi. D'ailleurs l'arrivée de footballeurs malpolis renforce ce sentiment d'être en Italie...
Quelques heures après, le bois s'est bien rempli et s'il n'y a plus autant de calme, au moins il regorge de distractions: la position trèèèèèès classe d'un type couché dans l'herbe un peu plus haut que moi, la cavalière et son cheval chanteur, un père qui joue à la balle avec son petit bout de chou comme on jouerait avec un chien (va chercher la balle que j'envoie bien loin et rapporte la), le vendeur de glaces qui fait un scandale à cause des serviettes (lui, il était clairement l'un de mes compatriotes!) ou encore les deux jeunes en train de jouer à un jeu inconnu, rappelant la pétanque, mais avec des boules carrées...
Vers 13h, je reçois un coup de fil d'un ami, qui me propose d'aller à une petite fête dans le jardin de ses parents. Excellente idée! Il passe me prendre chez moi et une fois arrivés à destination, j'ai le plaisir de rencontrer pour la première fois son père, qui me donne directement l'impression de quelqu'un qui sait faire la fête. On s'installe au soleil dans le jardin, on discute de tout et de rien, et en suivant les discussions, je réalise que clairement le fils a été fait avec le même moule que le père. Quant à moi, je papote beaucoup avec sa maman, un verre de rosé à la main.
Et soudain, j'ouvre les yeux.
Mais?!?! MAIS?!?!? Où suis-je?
Je suis dans mon lit, il est 4h du matin...
Mais?!?!? MAIS?!?!? Comment j'y suis arrivée???
J'étais à une fête il y a 3 secondes...
Je réfléchis mais je me rends amèrement compte que:
1- je ne me rappelle de rien;
2- réfléchir, c'est trop dur;
3- je dois vomir.
Et je termine ma nuit avec mon ami le pot dans les bras.
Lundi matin, je n'avais pas fière allure: malade et honteuse, je suis restée au fond de mon lit à essayer de réactiver les quelques neurones rescapés de la veille. Et je vous donne en primeur le fruit de cette magnifique cogitation (attention! perle de sagesse en vue): boire à jeun = honte le lendemain.
La bonne nouvelle, c'est que l'ami en question me parle toujours. Quant à sa famille, on verra bien...
Après un moment d'hésitation pour décider où m'installer (trop de choix, tue le choix, c'est bien connu), je me pose en plein milieu de tout, loin des arbres et des sentiers. En trois minutes top chrono, ma séance de bronzage relaxant démarre. Snow Patrol comme musique d'ambiance, le ciel bleu au dessus de moi, la chaleur du soleil enveloppant mon corps, le moment est parfait. Je me croirais presque chez moi. D'ailleurs l'arrivée de footballeurs malpolis renforce ce sentiment d'être en Italie...
Quelques heures après, le bois s'est bien rempli et s'il n'y a plus autant de calme, au moins il regorge de distractions: la position trèèèèèès classe d'un type couché dans l'herbe un peu plus haut que moi, la cavalière et son cheval chanteur, un père qui joue à la balle avec son petit bout de chou comme on jouerait avec un chien (va chercher la balle que j'envoie bien loin et rapporte la), le vendeur de glaces qui fait un scandale à cause des serviettes (lui, il était clairement l'un de mes compatriotes!) ou encore les deux jeunes en train de jouer à un jeu inconnu, rappelant la pétanque, mais avec des boules carrées...
Vers 13h, je reçois un coup de fil d'un ami, qui me propose d'aller à une petite fête dans le jardin de ses parents. Excellente idée! Il passe me prendre chez moi et une fois arrivés à destination, j'ai le plaisir de rencontrer pour la première fois son père, qui me donne directement l'impression de quelqu'un qui sait faire la fête. On s'installe au soleil dans le jardin, on discute de tout et de rien, et en suivant les discussions, je réalise que clairement le fils a été fait avec le même moule que le père. Quant à moi, je papote beaucoup avec sa maman, un verre de rosé à la main.
Et soudain, j'ouvre les yeux.
Mais?!?! MAIS?!?!? Où suis-je?
Je suis dans mon lit, il est 4h du matin...
Mais?!?!? MAIS?!?!? Comment j'y suis arrivée???
J'étais à une fête il y a 3 secondes...
Je réfléchis mais je me rends amèrement compte que:
1- je ne me rappelle de rien;
2- réfléchir, c'est trop dur;
3- je dois vomir.
Et je termine ma nuit avec mon ami le pot dans les bras.
Lundi matin, je n'avais pas fière allure: malade et honteuse, je suis restée au fond de mon lit à essayer de réactiver les quelques neurones rescapés de la veille. Et je vous donne en primeur le fruit de cette magnifique cogitation (attention! perle de sagesse en vue): boire à jeun = honte le lendemain.
La bonne nouvelle, c'est que l'ami en question me parle toujours. Quant à sa famille, on verra bien...
mercredi 19 août 2009
Wanted
Ne tombez pas dans le piège: il ne s'agit pas de la mise à prix d'une tête qui ne me revient pas, mais d'un jeu de carte. Pas un simple jeu de carte, mais un de ces jeux auquel tout le monde aime jouer. Sauf moi.
Le principe est simple: chacun joue un rôle (shérif, adjoint, hors-la-loi ou renégat) et doit faire en sorte de réussir la mission liée à son rôle (le shérif doit buter tous les bad boys, l'adjoint doit protéger le shérif, les hors-la-loi doivent tuer le shérif et le renégat doit tuer tout le monde, en gardant le shérif en dernier pour le battre lors d'un duel final). Personne ne sait qui est qui; seul le shérif doit se dévoiler dès le départ, en accrochant son bel insigne (une étoile argentée) sur son torse (j'y tiens, c'est très classe).
Je parle de ça, car on y a joué l'autre soir chez Sérgio. "On" étant eux, car ce genre de jeu m'ennuie rapidement: comme les enfants, je n'arrive pas à rester assise et concentrée sur la même chose pendant longtemps. Au bout d'un moment, je commence à rêvasser... Par contre, je suis, en toute modestie, une groupie/coéquipière idéale: je ne discute pas les décisions, je félicite le stratège si l'action porte ses fruits, je le console et m'en prends aux autres si ça tourne mal.
Il y a 5 joueurs autour de la table, dans l'ordre: Ariane, Sérgio et sa groupie (moi!), Morgane, Chaton et Chatonne. Ariane est le shérif. Elle ne le sait pas encore, mais nous sommes son adjoint. En fait, elle ne le saura jamais de notre vivant dans le jeu...
C'est toujours la shérif qui ouvre le bal et ça commence fort: la première action d'Ariane est de nous tirer dessus... Bon, ça va, on comprend, il faut bien se lancer, pas de bol. On lui en tiendra pas rigueur. Les tours s'enchaînent et se ressemblent: Morgane déploie toute sorte d'armes et protections devant elle; les Chatons se tirent dans les pattes mutuellement; nous... ben nous rien, pas d'armes ni protections et quand on en obtient enfin, on nous les vole/détruit tout de suite; et Ariane continue allègrement de nous tirer dessus. Je veux bien que nous ne sommes pas très efficaces comme adjoint et que, de surcroît, tu ne sais pas que nous sommes ton bras droit, mais de grâce, arrête de nous flinguer à tout bout de champ!!!
Je commence tout doucement à me distraire, quand j'entends Chatonne invoquer le Jury, pour savoir si elle peut ou pas utiliser sa carte d'une certaine façon. Le Jury, c'est tout le monde: on réfléchit ensemble à la question et une fois la décision prise, tout le monde la respecte. Ca peut paraître un outil démocratique précieux, mais attention! son efficacité varie en fonction du taux d'alcoolémie des jurés. Je me rappelle d'une soirée chez moi, où une partie de Wanted est totalement partie en vrille, se transformant en débat: à chaque tour, la même question revenait. Les participants, complètement bourrés (et encore, c'est un euphémisme), ne se souvenant pas d'en avoir déjà discuté, reprenaient tout le processus (réflexion, discussion, décision) dès le début. Le tout, pour aboutir à la même conclusion. L'histoire ne dit pas si la partie est arrivée à son terme. Mystère et boule de gomme...
Pour en revenir à nos moutons, le Jury expédie la question de Chatonne en vitesse et la partie reprend. Pas pour longtemps. Pour Sérgio et moi, ça tourne vite au carnage: en quelques tours, on nous tue. Soyons précis: Ariane nous tue. Lâchement: on était même pas armés. On pourrait lui en vouloir, mais elle est tout aussi nulle que nous: en 2/3 tours, elle nous rejoint dans l'outre-tombe. (Bien fait! Ça t'apprendra à tuer tes amis!) Et ainsi se termine ce fantastique jeu que tout le monde aime et ce sont les méchants hors-la-loi qui ont gagné...
Bon, on se fait un whist?
Le principe est simple: chacun joue un rôle (shérif, adjoint, hors-la-loi ou renégat) et doit faire en sorte de réussir la mission liée à son rôle (le shérif doit buter tous les bad boys, l'adjoint doit protéger le shérif, les hors-la-loi doivent tuer le shérif et le renégat doit tuer tout le monde, en gardant le shérif en dernier pour le battre lors d'un duel final). Personne ne sait qui est qui; seul le shérif doit se dévoiler dès le départ, en accrochant son bel insigne (une étoile argentée) sur son torse (j'y tiens, c'est très classe).
Je parle de ça, car on y a joué l'autre soir chez Sérgio. "On" étant eux, car ce genre de jeu m'ennuie rapidement: comme les enfants, je n'arrive pas à rester assise et concentrée sur la même chose pendant longtemps. Au bout d'un moment, je commence à rêvasser... Par contre, je suis, en toute modestie, une groupie/coéquipière idéale: je ne discute pas les décisions, je félicite le stratège si l'action porte ses fruits, je le console et m'en prends aux autres si ça tourne mal.
Il y a 5 joueurs autour de la table, dans l'ordre: Ariane, Sérgio et sa groupie (moi!), Morgane, Chaton et Chatonne. Ariane est le shérif. Elle ne le sait pas encore, mais nous sommes son adjoint. En fait, elle ne le saura jamais de notre vivant dans le jeu...
C'est toujours la shérif qui ouvre le bal et ça commence fort: la première action d'Ariane est de nous tirer dessus... Bon, ça va, on comprend, il faut bien se lancer, pas de bol. On lui en tiendra pas rigueur. Les tours s'enchaînent et se ressemblent: Morgane déploie toute sorte d'armes et protections devant elle; les Chatons se tirent dans les pattes mutuellement; nous... ben nous rien, pas d'armes ni protections et quand on en obtient enfin, on nous les vole/détruit tout de suite; et Ariane continue allègrement de nous tirer dessus. Je veux bien que nous ne sommes pas très efficaces comme adjoint et que, de surcroît, tu ne sais pas que nous sommes ton bras droit, mais de grâce, arrête de nous flinguer à tout bout de champ!!!
Je commence tout doucement à me distraire, quand j'entends Chatonne invoquer le Jury, pour savoir si elle peut ou pas utiliser sa carte d'une certaine façon. Le Jury, c'est tout le monde: on réfléchit ensemble à la question et une fois la décision prise, tout le monde la respecte. Ca peut paraître un outil démocratique précieux, mais attention! son efficacité varie en fonction du taux d'alcoolémie des jurés. Je me rappelle d'une soirée chez moi, où une partie de Wanted est totalement partie en vrille, se transformant en débat: à chaque tour, la même question revenait. Les participants, complètement bourrés (et encore, c'est un euphémisme), ne se souvenant pas d'en avoir déjà discuté, reprenaient tout le processus (réflexion, discussion, décision) dès le début. Le tout, pour aboutir à la même conclusion. L'histoire ne dit pas si la partie est arrivée à son terme. Mystère et boule de gomme...
Pour en revenir à nos moutons, le Jury expédie la question de Chatonne en vitesse et la partie reprend. Pas pour longtemps. Pour Sérgio et moi, ça tourne vite au carnage: en quelques tours, on nous tue. Soyons précis: Ariane nous tue. Lâchement: on était même pas armés. On pourrait lui en vouloir, mais elle est tout aussi nulle que nous: en 2/3 tours, elle nous rejoint dans l'outre-tombe. (Bien fait! Ça t'apprendra à tuer tes amis!) Et ainsi se termine ce fantastique jeu que tout le monde aime et ce sont les méchants hors-la-loi qui ont gagné...
Bon, on se fait un whist?
dimanche 16 août 2009
Poulette chez les flamands
Samedi 15 août, premier long trajet avec Poulette : je suis partie à la mer avec ma super copine Sabrina.
Ma vision positive et optimiste de la vie fait qu'on démarre le cœur léger à 10h. On traverse Bruxelles, on monte sur l'autoroute: il y a pas mal de voitures, mais ça roule bien. J'appuie ravie sur le champignon pour profiter de la "puissance" de Poulette.
Aaaaahhh, l'ivresse de la vitesse, j'aime ça.
On discute, on rit, on s'imagine déjà en train de dorer sur la plage. Quand je m'aperçois que les voitures au loin freinent. On dirait une piste d'atterrissage, avec tous ces feux stop qui s'allument, les uns après les autres, créant ainsi une ligne lumineuse qui nous traverse nous aussi et continue bien loin derrière nous. Quelques mètres plus tard, nous nous retrouvons à l'arrêt.
Super! Mon premier embouteillage sur l'autoroute! L'ambiance est au rire, il fait beau, c'est férié et la mer n'attend que nous. On avance doucement pendant un moment, ensuite la circulation redevient fluide après avoir dépassé un contrôle de flics (qui, soit dit en passant, ne gênait nullement la circulation). Quelques minutes plus tard, même scénario de la piste d'atterrissage, même temps perdu et pire, même cause.
Pas grave! On change d'itinéraire! On part à l'aventure! Armées d'une carte et de tout l'enthousiasme dont on dispose, nous quittons la E40, direction la campagne flamande. Après quelques minutes de route normale, on comprend qu'on est pas les seules à avoir eu l'idée. On pousse le concept d'aventure plus loin et on s'enfonce encore plus dans la brousse, en passant par des petits villages. L'idée était bonne, mais le nombre incroyablement élevé de déviations nous a permis uniquement de revenir au point de départ, après avoir roulé une demi-heure...
Bon! Comme nos estomacs se réveillent (ben oui, il est déjà midi passé), on va chercher à manger! On remonte sur l'autoroute et on s'arrête au premier autogrill qu'on trouve. On pic-nique sur la pelouse, on se moque des touristes allemands qui sont si "beaux", Sab indique la route et me dit très sérieuse : "Regarde, à nouveau des ralentissements: c'est à cause de nous cette fois." "Hein? Pourquoi?" "Parce que les conducteurs ralentissent pour nous mater!".
On reprend la route et on arrive à Ostende sans problèmes. En deux temps, trois mouvements, on se gare, on arrive à la plage, on trouve une place pour se poser, on se met en maillot, on se tartine de crème, on fait la crêpe. 10 minutes plus tard, je sombre dans le sommeil.
Aaaaahhhh dormir sur la plage, au soleil, bercé par le bruit de l'eau (et des 3000 gens autour de soi): aucun endroit n'offre de meilleur sommeil.
L'après midi se passe magnifiquement bien, avec tant de glace gigantesque, jeu de carte, "matage" à la plage et on a même mis les orteils dans l'eau (Sab: "Elle est bonne hein?" On doit pas avoir la même perception de la bonnitude de l'eau...)
On part manger au restaurant (je vous parlerai un autre jour du sens de l'accueil flamand qui nous a touchées profondément Sabrina et moi, au point que les séparatistes maintenant c'est nous!), décidées à partir vers 20h30, car avec mon permis trouvé dans un paquet de chips, je ne peux pas conduire après 22h pendant le we.
On remonte en voiture, on fait 100 mètres, je veux passer une vitesse et j'appuie sur l'embrayage. Qui n'offre aucune résistance. Aucune. Zéro. Nada. J'appuie dans le vide.
Houston, on a un problème.
Nous voilà donc, ma copine, ma voiture et moi, en panne en plein milieu de la route, à côté du Casino d'Ostende, à 20h30, un 15 août, qui de plus est un samedi. Style, on gêne pas du tout la circulation...
Et c'est évidemment dans des moments pareils qu'on découvre que :
1-il n'y a pas de triangle dans mon coffre (mais la boîte bien!);
2-Poulette ne bénéficie pas d'une assurance dépannage, mais seulement d'une assurance accident (j'aurais dû emboutir le type devant moi quand j'ai senti l'embrayage lâcher).
Un fou rire, une crise de nerfs et 10 appels plus tard, Mike le garagiste arrive nous dépanner, emportant avec lui ma Poulette. L'instant est grave: que va-t-elle devenir? Que vais-je devenir sans elle? On va boire un verre, Z vient nous chercher et voilà, fin de l'aventure, je rentre de la mer assise sur la banquette arrière d'une voiture qui n'est pas la mienne.
En attendant que cette semaine de la poisse se termine, je n'ai qu'une possibilité: dimanche, je bouge pas de mon lit.
Je voudrais chaleureusement remercier:
Sabrina, qui garde toujours son calme et son sens de l'humour;
Z, sur lequel on peut toujours compter;
les deux jeunes qui nous ont aidé à pousser la voiture;
Cécile de l'assurance, qui a été très rassurante et de bon conseil;
Mike, le premier flamoutch sympa qu'on a rencontré de la journée;
la serveuse du bar de vieux où on a terminé la soirée, dont la gentillesse a fait remonter le score des flamands.
Je ne remercie pas, et même, je les emmerde:les serveurs du restaurant où on n'a pas mangé;
les serveurs du restaurant où on a mangé;
les flics qui n'avaient pas envie de nous aider;
tous les passants qui n'ont pas voulu nous aider a pousser la voiture.
Sabrina, qui garde toujours son calme et son sens de l'humour;
Z, sur lequel on peut toujours compter;
les deux jeunes qui nous ont aidé à pousser la voiture;
Cécile de l'assurance, qui a été très rassurante et de bon conseil;
Mike, le premier flamoutch sympa qu'on a rencontré de la journée;
la serveuse du bar de vieux où on a terminé la soirée, dont la gentillesse a fait remonter le score des flamands.
Je ne remercie pas, et même, je les emmerde:les serveurs du restaurant où on n'a pas mangé;
les serveurs du restaurant où on a mangé;
les flics qui n'avaient pas envie de nous aider;
tous les passants qui n'ont pas voulu nous aider a pousser la voiture.
jeudi 13 août 2009
Lullino, le chat qui me veut du bien
Cette semaine n'est décidément pas la mienne : chaque jour apporte son lot de contrariétés. De plus, mon imminent bouleversement hormonal mensuel ne m'aide pas à relativiser les petits drames de la vie quotidienne. Et ça, c'est encore plus contrariant!
Heureusement, dans ces moments un peu nuls de la vie, je peux compter sur mes proches, qui encaissent ma mauvaise humeur, tout en m'en renvoyant de la bonne. Parmi eux, celui dont l'amour et la dévotion me touchent particulièrement est mon chat Marx (comme Groucho Marx des Marx Brothers), que en ce moment j'appelle Lullino (Carino Adoratino Pelosino Tenerino Stupidino plus tout autre mot italien se terminant par -ino: je suis une virtuose de l'enchaînement d'adjectifs!).
Je partage ma vie avec lui (et avec sa sœur Amao, dont je vous parlerai une autre fois) depuis plus de 6 ans. Pour le décrire en quelques mots, je choisirais : gros (attention, il n'y a que moi qui peux le dire), noir, poilu, lent et pacifique. Lullino aime : manger (de tout, même la salade et les frites), recevoir des bisous sur la tête, dormir dans SON fauteuil IKEA, chasser la mouche et lécher le plastique. Lullino n'aime pas : avoir son bol vide, se faire gratter violemment le ventre, être pris dans les bras, faire un quelconque effort physique n'impliquant pas de mouche.
On ne parle pas la même langue, on n'a pas les mêmes intérêts, on ne réfléchit pas de la même façon, on n'a pas les mêmes horaires ni les mêmes priorités (la sienne étant essentiellement manger). Et pourtant, on se comprend. J'irai jusqu'à dire qu'on s'aime, carrément.
Je rentre donc hier avec le moral frôlant le zéro absolu et après un moment passé à m'abrutir devant la télé, je vais me coucher (dans mon nouveau lit qui, après changement de matelas, est vraiment fantastique!). Je sais pas si c'est parce que je n'ai pas bougé, ou parce que je l'ai pas chassé, ou pour quelle autre cause tout à fait rationnelle n'impliquant pas la compréhension de ma situation par mon chat, mais le résultat a été le suivant : il m'a pas lâché. Il m'a bercé de son ronronnement, et a recommencé à chaque fois que je me suis réveillée pendant la nuit; il est resté près de moi, sa patte sur mon bras pour que je ressente sa présence, mais assez éloigné pour qu'on se gêne pas dans nos mouvements; à mon réveil, il était là, avec ses yeux d'or, ronds d'ahurissement comme d'habitude et il a émis ce son typique des chats qui ressemblait à une question : "Prrrrrr?" (Tu te sens mieux?). Bien sûr que je vais mieux Lullino : j'ai le chat le plus aimant de l'univers.
Vous vous dites peut-être que j'humanise trop mon chat. Et si c'était moi qui me CHATisais?
Heureusement, dans ces moments un peu nuls de la vie, je peux compter sur mes proches, qui encaissent ma mauvaise humeur, tout en m'en renvoyant de la bonne. Parmi eux, celui dont l'amour et la dévotion me touchent particulièrement est mon chat Marx (comme Groucho Marx des Marx Brothers), que en ce moment j'appelle Lullino (Carino Adoratino Pelosino Tenerino Stupidino plus tout autre mot italien se terminant par -ino: je suis une virtuose de l'enchaînement d'adjectifs!).
Je partage ma vie avec lui (et avec sa sœur Amao, dont je vous parlerai une autre fois) depuis plus de 6 ans. Pour le décrire en quelques mots, je choisirais : gros (attention, il n'y a que moi qui peux le dire), noir, poilu, lent et pacifique. Lullino aime : manger (de tout, même la salade et les frites), recevoir des bisous sur la tête, dormir dans SON fauteuil IKEA, chasser la mouche et lécher le plastique. Lullino n'aime pas : avoir son bol vide, se faire gratter violemment le ventre, être pris dans les bras, faire un quelconque effort physique n'impliquant pas de mouche.
On ne parle pas la même langue, on n'a pas les mêmes intérêts, on ne réfléchit pas de la même façon, on n'a pas les mêmes horaires ni les mêmes priorités (la sienne étant essentiellement manger). Et pourtant, on se comprend. J'irai jusqu'à dire qu'on s'aime, carrément.
Je rentre donc hier avec le moral frôlant le zéro absolu et après un moment passé à m'abrutir devant la télé, je vais me coucher (dans mon nouveau lit qui, après changement de matelas, est vraiment fantastique!). Je sais pas si c'est parce que je n'ai pas bougé, ou parce que je l'ai pas chassé, ou pour quelle autre cause tout à fait rationnelle n'impliquant pas la compréhension de ma situation par mon chat, mais le résultat a été le suivant : il m'a pas lâché. Il m'a bercé de son ronronnement, et a recommencé à chaque fois que je me suis réveillée pendant la nuit; il est resté près de moi, sa patte sur mon bras pour que je ressente sa présence, mais assez éloigné pour qu'on se gêne pas dans nos mouvements; à mon réveil, il était là, avec ses yeux d'or, ronds d'ahurissement comme d'habitude et il a émis ce son typique des chats qui ressemblait à une question : "Prrrrrr?" (Tu te sens mieux?). Bien sûr que je vais mieux Lullino : j'ai le chat le plus aimant de l'univers.
Vous vous dites peut-être que j'humanise trop mon chat. Et si c'était moi qui me CHATisais?
mercredi 12 août 2009
Femme au bord de la crise de nerfs
Il vous est déjà arrivé de rester coincé à l'extérieur de votre maison? Sans rien (GSM, portefeuille, t-shirt)? Juste avec la désagréable impression d'être vraiment con?
Ça m'est arrivé hier.
Phil et moi sommes allés à l'IKEA m'acheter un nouveau lit (et aussi les incontournables et inutiles bricoles supplémentaires sur lesquelles on craque une fois sur place). Tout se passe sans problème et même assez rapidement. On rentre et on monte tous mes achats au 4ème, en laissant trainer quelques emballages déchirés sur les autres paliers. On met tout dans ma chambre, je vais vite faire pipi et en sortant des toilettes je crie à Phil, que j'ai laissé dans la chambre : "Je descends récupérer les emballages avant que les voisins ne râlent."
Je sors, je ferme la porte car j'ai des chats fugueurs, je prends les escaliers et je croise Phil qui remonte avec les fameux emballages. On se regarde droit dans les yeux, quelque peu surpris de se rencontrer tous les deux dans les escaliers. L'évidence me frappe comme la foudre. Mais je ne veux pas y croire et je demande : "Tu n'as pas les clés?". Réponse : "Quoi? Tu as claqué la porte?".
On est coincé dehors.
Et comme on est malin, nous n'avons donné de double de nos clés à personne (ndr : aujourd'hui, c'est chose faite).
On appelle un serrurier (merci voisin du 3ème!). On attend une demi-heure, il arrive et je me dis: "Génial, ça va aller vite!". Mais, en fait, non. Comme la technique des cartes ne marche pas, il nous annonce qu'il faut trouer la serrure et la remplacer. Le monsieur sort sa foreuse. Ou plutôt sa foireuse, car ses deux batteries sont à plat et son outil ne perce donc rien, à part nos oreilles. Phil le remballe gentiment et reste zen. Moi non.
On appelle un autre serrurier (merci Gaëlle!). On attend une demi-heure, il arrive et je me dis: "Allez, cette fois ça va marcher!". Mais, en fait, non. J'ai comme un sentiment de déjà-vu: il essaie avec la technique des cartes, puis nous annonce qu'il faut percer la serrure et la remplacer. Il sort sa foreuse, qui a l'air de marcher convenablement, mais cette fois c'est le gars qui est un foireux : il casse la mèche dans la serrure. Et pour rattraper le coup, il y casse une deuxième mèche, celle avec laquelle il était sensé faire sortir la première. Phil reste toujours zen. Moi, je me demande s'il ne serait pas plus facile d'y aller à la hache. Avec la porte et avec les serruriers aussi.
Le serrurier appelle son collègue serrurier. On attend une demi-heure, il arrive et je me dis : "Je vais devoir vivre sur mon palier pour le restant de ma vie." Mais, en fait, non! Le collègue regarde le "travail" effectué, s'énerve un peu parce que c'est n'importe quoi, essaie quand même la technique des cartes qui ne marche pas. Finalement, il décide d'arracher un bout du chambranle. Phil est calme comme Bouddha. Moi je reprends espoir.
La porte s'ouvre enfin, tout est bien qui finit bien.
Pour me consoler de cette mésaventure, on monte mon lit. Easy game, en 10 minutes c'est fait. Je vais chercher le matelas en sautillant de bonheur, je le sors de son emballage excitée comme une puce, je fais un pas en arrière pour contempler mon œuvre et apprécier tout le confort et le bien-être que ce nouveau lit va m'apporter.
Et je reste figée.
D'horreur.
De honte.
De frustration.
J'éclate en sanglots: j'ai acheté un matelas trop petit...
VDM
Ça m'est arrivé hier.
Phil et moi sommes allés à l'IKEA m'acheter un nouveau lit (et aussi les incontournables et inutiles bricoles supplémentaires sur lesquelles on craque une fois sur place). Tout se passe sans problème et même assez rapidement. On rentre et on monte tous mes achats au 4ème, en laissant trainer quelques emballages déchirés sur les autres paliers. On met tout dans ma chambre, je vais vite faire pipi et en sortant des toilettes je crie à Phil, que j'ai laissé dans la chambre : "Je descends récupérer les emballages avant que les voisins ne râlent."
Je sors, je ferme la porte car j'ai des chats fugueurs, je prends les escaliers et je croise Phil qui remonte avec les fameux emballages. On se regarde droit dans les yeux, quelque peu surpris de se rencontrer tous les deux dans les escaliers. L'évidence me frappe comme la foudre. Mais je ne veux pas y croire et je demande : "Tu n'as pas les clés?". Réponse : "Quoi? Tu as claqué la porte?".
On est coincé dehors.
Et comme on est malin, nous n'avons donné de double de nos clés à personne (ndr : aujourd'hui, c'est chose faite).
On appelle un serrurier (merci voisin du 3ème!). On attend une demi-heure, il arrive et je me dis: "Génial, ça va aller vite!". Mais, en fait, non. Comme la technique des cartes ne marche pas, il nous annonce qu'il faut trouer la serrure et la remplacer. Le monsieur sort sa foreuse. Ou plutôt sa foireuse, car ses deux batteries sont à plat et son outil ne perce donc rien, à part nos oreilles. Phil le remballe gentiment et reste zen. Moi non.
On appelle un autre serrurier (merci Gaëlle!). On attend une demi-heure, il arrive et je me dis: "Allez, cette fois ça va marcher!". Mais, en fait, non. J'ai comme un sentiment de déjà-vu: il essaie avec la technique des cartes, puis nous annonce qu'il faut percer la serrure et la remplacer. Il sort sa foreuse, qui a l'air de marcher convenablement, mais cette fois c'est le gars qui est un foireux : il casse la mèche dans la serrure. Et pour rattraper le coup, il y casse une deuxième mèche, celle avec laquelle il était sensé faire sortir la première. Phil reste toujours zen. Moi, je me demande s'il ne serait pas plus facile d'y aller à la hache. Avec la porte et avec les serruriers aussi.
Le serrurier appelle son collègue serrurier. On attend une demi-heure, il arrive et je me dis : "Je vais devoir vivre sur mon palier pour le restant de ma vie." Mais, en fait, non! Le collègue regarde le "travail" effectué, s'énerve un peu parce que c'est n'importe quoi, essaie quand même la technique des cartes qui ne marche pas. Finalement, il décide d'arracher un bout du chambranle. Phil est calme comme Bouddha. Moi je reprends espoir.
La porte s'ouvre enfin, tout est bien qui finit bien.
Pour me consoler de cette mésaventure, on monte mon lit. Easy game, en 10 minutes c'est fait. Je vais chercher le matelas en sautillant de bonheur, je le sors de son emballage excitée comme une puce, je fais un pas en arrière pour contempler mon œuvre et apprécier tout le confort et le bien-être que ce nouveau lit va m'apporter.
Et je reste figée.
D'horreur.
De honte.
De frustration.
J'éclate en sanglots: j'ai acheté un matelas trop petit...
VDM
dimanche 9 août 2009
C'est culturel
Tous les jours depuis l'arrivée du beau temps, j'assiste à un spectacle navrant : les belges, ils ne savent pas manger la glace en cornet.
Je ne vais pas me lancer dans le débat de la qualité, du savoir-faire ou de la tradition de la glace : trop facile pour quelqu'un venant d'un pays mondialement réputé pour l'excellence de ce produit. Ce qui m'intéresse, c'est la technique employée, voire déployée, pour la manger. Ou plus précisément, j'aimerais parler de l'absence totale de technique.
Combien de t-shirts ai-je vu se faire agresser par du chocolat? Combien de bras dégoulinant de vanille jusqu'au coude? Combien de boules de glace entières faisant le saut de l'ange du cornet? Sans parler des nombreux attentats à la boule de glace dont ma glacière et moi-même avons été victime. Un carnage.
Ce qui m'étonne le plus est l'ampleur du phénomène. Tout le monde est concerné: hommes et femmes; adultes et enfants. Et encore plus stupéfiant: les enfants, ne maîtrisant pas encore la "technique" à cause de leur gaucherie naturelle, s'en sortent souvent bien mieux que les adultes.
Afin d'améliorer cet état de choses, voici les 3 règles d'or du mangeur de glace, telles qu'on se les transmet de génération en génération dans mon pays.
Règle d'or n°1 : On ne mange pas une glace, on la lèche. Sur tout son contour, en la tournant régulièrement. La maîtrise du contour de la glace permet d'éviter d'inutiles lessives.
Règle d'or n°2 : On incline pas la glace, on la garde bien droite. Car elle ne se plaît à rester sur le cornet que s'il est parfaitement perpendiculaire au sol. La maîtrise de l'inclinaison permet d'éviter que les boules de glace ne tombent.
Règle d'or n°3 : On paie sa glace avant de la prendre, et surtout pas après l'avoir prise. Ceci pour éviter de se retrouver à fouiller dans son sac, déposé en équilibre sur un genoux, avec le cornet dans une main et les clés de la voiture dans l'autre. Et du portefeuille, même pas encore l'ombre. La maîtrise du timing du paiement permet de s'attaquer tout de suite à la glace et donc de mettre en pratique les règles d'or n°1 et n°2 sans attendre.
Ces règles sont toujours vraies. Ne pas en respecter ne fût-ce qu'une seule mène irrémédiablement à mettre de la glace : contre la vitre de la glacière (un classique), sur vos vêtements (très souvent), par terre (souvent), sur les cheveux de votre fils (parfois), voire dans votre propre sac (rare, mais hilarant!). Par contre, en les appliquant scrupuleusement, la glace peut enfin devenir le plaisir qu'elle doit être, sans aucune arrière-pensée concernant une machine à laver.
Si même avec ça, vos performances de mangeur de glace ne s'améliorent pas, s'il vous plaît, PRENEZ UN RAVIER.
Je ne vais pas me lancer dans le débat de la qualité, du savoir-faire ou de la tradition de la glace : trop facile pour quelqu'un venant d'un pays mondialement réputé pour l'excellence de ce produit. Ce qui m'intéresse, c'est la technique employée, voire déployée, pour la manger. Ou plus précisément, j'aimerais parler de l'absence totale de technique.
Combien de t-shirts ai-je vu se faire agresser par du chocolat? Combien de bras dégoulinant de vanille jusqu'au coude? Combien de boules de glace entières faisant le saut de l'ange du cornet? Sans parler des nombreux attentats à la boule de glace dont ma glacière et moi-même avons été victime. Un carnage.
Ce qui m'étonne le plus est l'ampleur du phénomène. Tout le monde est concerné: hommes et femmes; adultes et enfants. Et encore plus stupéfiant: les enfants, ne maîtrisant pas encore la "technique" à cause de leur gaucherie naturelle, s'en sortent souvent bien mieux que les adultes.
Afin d'améliorer cet état de choses, voici les 3 règles d'or du mangeur de glace, telles qu'on se les transmet de génération en génération dans mon pays.
Règle d'or n°1 : On ne mange pas une glace, on la lèche. Sur tout son contour, en la tournant régulièrement. La maîtrise du contour de la glace permet d'éviter d'inutiles lessives.
Règle d'or n°2 : On incline pas la glace, on la garde bien droite. Car elle ne se plaît à rester sur le cornet que s'il est parfaitement perpendiculaire au sol. La maîtrise de l'inclinaison permet d'éviter que les boules de glace ne tombent.
Règle d'or n°3 : On paie sa glace avant de la prendre, et surtout pas après l'avoir prise. Ceci pour éviter de se retrouver à fouiller dans son sac, déposé en équilibre sur un genoux, avec le cornet dans une main et les clés de la voiture dans l'autre. Et du portefeuille, même pas encore l'ombre. La maîtrise du timing du paiement permet de s'attaquer tout de suite à la glace et donc de mettre en pratique les règles d'or n°1 et n°2 sans attendre.
Ces règles sont toujours vraies. Ne pas en respecter ne fût-ce qu'une seule mène irrémédiablement à mettre de la glace : contre la vitre de la glacière (un classique), sur vos vêtements (très souvent), par terre (souvent), sur les cheveux de votre fils (parfois), voire dans votre propre sac (rare, mais hilarant!). Par contre, en les appliquant scrupuleusement, la glace peut enfin devenir le plaisir qu'elle doit être, sans aucune arrière-pensée concernant une machine à laver.
Si même avec ça, vos performances de mangeur de glace ne s'améliorent pas, s'il vous plaît, PRENEZ UN RAVIER.
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